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Mes ex-libris

Publié le par Carlus


On lit dans une vie des centaines et des centaines de livres. On en oublie beaucoup, en espérant qu’ils ont quand même imprimé quelque chose dans notre cerveau. Et on se souvient d’autres, parfois lus il y a très longtemps. On s’en souvient plutôt pour des raisons externes au contenu des livres. Des circonstances qui sont des petits ex-libris qui nous rappellent que ces livres ont été, à un moment de notre vie, à nous.


Le club des cinq
J’en ai lu des dizaines mais je ne me souviens de rien, même pas des personnages. Le souvenir associé est extérieur aux livres. Quand l’ophtalmo apprend à ma mère que j’ai une légère myopie qu’il faut corriger, elle lui demande si c’est parce que je lis trop. Ca me rend plutôt fier mais je crains la réponse du médecin. "Non, non, laissez-le lire autant qu’il veut" répond-il, sur un ton bienveillant et paternaliste en me passant la main dans les cheveux.

Les trois mousquetaires
Je me lance dans la lecture des Trois mousquetaires sur les conseils d’un de mes oncles. Je n’accroche pas vraiment. Un personnage me bloque : c’est Madame Bonacieux. L'explication, je crois, c’est qu’à cette époque je m’identifiais assez facilement aux histoires d’amour de mes héros et que je n'ai pas réussi à projeter mes désirs d'ado sur une amoureuse que tout le monde appelait "Madame" (Bonacieux de surcroît, quel vilain nom !) et qui, en plus, était lavandière (donc forcément grosse, non ?)

Et encore, je n’avais même pas capté à l’époque qu’elle était mariée à un Monsieur Bonacieux !

 

Le petit chose
Je me souviens que Le petit chose m’a arraché des larmes. L’histoire triste d’un enfant timide et victime de harcèlement scolaire (comme on dit aujourd’hui). L’histoire précise, je ne m’en souviens plus. Mais je l’associe à un des rares sentiments d'injustice que j’ai subi dans mon enfance. Ca se passe en Martinique, bien sûr. Alors que je rentre d’une semaine d’absence pour maladie, le prof métropolitain (Français blanc pour ceux qui ne connaissent pas ce mot) me fait passer au tableau pour m’interroger sur la leçon du jour. Je lui dis que j’étais malade toute la semaine, que je viens de reprendre les cours et que je ne connais pas la leçon. Il me crie dessus, me renvoie à ma place d’une façon humiliante et me met un zéro pointé. Je le ressens d’autant plus amèrement que j’aimais bien ce prof. Un pion me donnera quelques mois plus tard l’explication de cette agressivité : Des parents d’élèves et des profs lui reprochaient d’être très tolérant avec les élèves "blancs métropolitains" et très sévère avec les élèves noirs. En saquant un petit blanc (mais non "métro", avec un nom de famille libanais), il voulait montrer qu’il n’était pas raciste et qu’il était aussi sévère avec les élèves blancs qu’avec les noirs."

 

La Guerre du feu avait laissé dans ma mémoire d'enfant des paysages de jungle plutôt sombre et humide parsemée de marécages et de crevasses. Ayant vu dans la bande-annonce du film des paysages très différents, je m’étais promis de ne pas aller voir le film pour ne pas effacer cette ambiance de ma mémoire. Je n’ai pas tenu ma promesse évidemment.
Mais c’est surtout une anecdote curieuse qui me raccroche à ce livre. Quand, à la sortie du film, j’ai repensé au livre que j'avais lu plus de trente ans auparavant, une phrase m'est revenue en mémoire. Elle est prononcée à la fin du livre quand Naoh raconte ses aventures à sa tribu, la nuit, autour du feu. Dans mon souvenir, c'était "En ces temps farouches, les mots étaient rares, mais leur pouvoir d’évocation intense et puissant". C'était une belle façon d'évoquer la naissance, avec le langage,  de la poésie et du roman épique. 

En fait, la phrase exacte retrouvée dans le livre était plus belle encore que dans mon souvenir : En ces temps, les mots étaient rares, leur force d’évocation courte, brusque et intense… Le rugissement des flammes approuvait le récit."

Le mot "farouche" ajouté par ma mémoire vient certainement de "Rahan, le fils des âges farouches" :-).

 

San Antonio
On va accueillir un oncle militaire de carrière à l’aéroport. Il dépose le livre qu’il a à la main sur ses bagages pour embrasser tout le monde. Je prends le livre, je l’ouvre à la première page. Ca commence par "Je mate ma tocante. Il est six plombes". Ca veut dire quoi ? Le suite est en français. Mon oncle vient m’embrasser et me dit " je l’ai fini. Tu peux le garder, si tu veux." J’en lirai par la suite des dizaines. Par exemple, pendant mes premières années d’études, je ne lisais que des livres utiles. San Antonio était la seule lecture de délassement que je m’autorisais.

 

 

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Le débat de la mort

Publié le par Carlus

Macron ne veut pas débattre, en tout cas au premier tour, si j’ai bien compris. Et peut-être aussi au deuxième, mais il sera moralement et politiquement obligé de s’y plier, à mon avis.

Qu’est-ce qui se cache derrière l’envie de débattre des uns et la réticence des autres ? On peut dire en résumé que moins on a de chances de gagner, plus on a envie de débattre et vice et versa. Et ce pour au moins deux raisons


1- La petite phrase assassine

Depuis les fameux "Monsieur Mitterand, vous n’avez pas le monopole du cœur" et "Vous êtes l’homme du passé" censés avoir fait gagner Giscard, tous les politiques sont persuadés (à tort ou à raison) qu’une petite pique assassine peut faire gagner une élection. On ne débat donc pas pour dérouler son programme et critiquer celui de l’autre (ça, on peut le faire tout seul ou face à des journalistes) mais principalement pour sortir une formule assassine préparée à l’avance qui collera à la peau du l'adversaire. De quoi se souvient-on des derniers débats ou propos de campagne présidentiels de ces dernières années ? En vrac,

- De Mitterrand rétorquant sept ans plus tard à Giscard "vous êtes l’homme du passif"

- D’un Mitterrand, fort de son statut de Président sortant, répondant à Chirac avec un sourire condescendant, "Vous avez raison, Monsieur le Premier ministre".

- De la colère manifestement feinte et préparée de longue date de Ségolène,

- De l’insignifiant Poutou obtenant rires et applaudissements avec sa formule "moi, je n’ai pas d’immunité ouvrière",

- Des "pudeurs de gazelle" de Mélenchon,

- De Zemmour déclarant avec un sourire satisfait "Madame Pécresse est Madame 20 h 02"


2- Le suicide en direct

Mais s'il y a l'envie de tuer l'adversaire avec le petit mot assassin, il y a aussi la crainte du suicide en plein vol au cours du débat, la connerie qui aura pour conséquence de vous disqualifier ou pire encore d’offrir sur un plateau un moment de gloire à votre contradicteur. Il y a deux exemples qui me viennent à l’esprit :

- La peine de mort de Giscard

Grossière erreur de Giscard qui tente de mettre Mitterrand en porte-à-faux avec la majorité des Français majoritairement favorable à la peine de mort. Il offre alors à son adversaire l’occasion de s’exprimer avec une  hauteur et une dignité qui seront  louées le lendemain par la presse et même par des soutiens de Giscard.

 

- "Ils sont partout" de Marine Le Pen

Là c’est Marine Le Pen qui se ridiculise devant un Macron qui n'en demandait pas tant. Déstabilisée, elle fera par la suite de grossières erreurs factuelles sur des questions économiques que Macron ne manquera pas de corriger en direct, ce qui a eu pour effet d’accentuer l'impression de compétence économique qu’il souhaitait justement mettre en avant.

 

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Pour ou contre la violence ?

Publié le par Carlus

Quand on est un intellectuel, on condamne généralement la violence. 

Généralement seulement. Car on peut aussi l'approuver. Si si, on peut approuver par principe  la violence, ca arrive. Par exemple, on se souvient de cette phrase célèbre de Mao : "La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie.... La révolution, c’est un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. Mao Zedong 

Mais évidemment, que tu sois pour ou contre, il faut respecter une certaine cohérence. Si tu condamnes la violence, tu as le droit de te plaindre ensuite d'être victime de violence. Tout le monde te plaindra, personne ne te rira au nez.

Mais si tu justifies la violence, même légère, comme dans l'exemple suivant... :

... et que tu la condamnes ensuite quand tu en es la victime, même légèrement, comme dans le cas suivant... :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ou contre la violence ? Alors là, évidemment, tout le monde a le droit de se foutre de ta gueule !


 

 

Morale de l'histoire :  Ah... p'tain, je le comprends, Eric ! Ca fait du bien d'être petit et mesquin !

Morale de la morale : mais de temps en temps seulement, pas tout le temps, comme lui !

 

 

 

 

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Quinze raisons d’être Pro Poutine

Publié le par Carlus

Quinze raisons d’être Pro Poutine


1- Je déteste Macron (ça t’emmerde, hein, espèce de macroniste, va !)

2- J’adore Donald Trump (Donald, il dit que Poutine est un stratège de génie - comme Kim Jong-un !)

3- J’adore Philippot (Florian, c’est le type qui sait se faire obéir. La preuve, ils ont fini par obtempérer à sa demande d’aller boire un café sans masque)

4-J’adore Zemmour (T’as vu ? Dans cette histoire d’Ukraine, il avait tout prévu dans le moindre détail ! Un voyant extralucide, ce mec, un truc à peine croyable !)

5- J’adore Le Pen (une vieille histoire d’amour. Les sagas familiales me font fondre, que veux-tu que je te dise ?)

6- Les merdias nous mentent (je le sais, je l’ai lu sur Facebook)

7- Je ne suis pas un mouton (je fais mes propres recherches sur Russia Today et Spoutnik. Les sites Qanon aussi sont pleins d’infos géniales qu'on ne trouve pas ailleurs)

8- Je suis anti système (contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. C’est Pierre Dac, un précurseur, qui nous définit ainsi)

9- J’aime pas l’Otan (j’ai lu sur Russia Today que l’impérialisme américain nous oblige à manger des mac Do ! Tu te rends compte de la violence du truc ?)

10- Je regrette l’URSS (un paradis où j’aurais adoooré vivre ! Mais Otan l'a tuer, quel dommage !)

12- J’ai une âme de collabo (vivement Poutine en France que je dénonce tous ces traîtres à ma patrie).

13- Je suis masochiste. (Les annexions, les punitions, les baillons me font jouir. Ben oui, c’est comme ça, que veux-tu que je te dise ? ! Je ne vais pas me refaire à mon âge !)

14- J’ai une âme de insoumis. (Poutine est un chef, un vrai, sévère, cruel, viril… Tu l’as vu à cheval sur l’ours ? HHmmm, être fouetté par ce mec… !)

15- C’est la seule façon de se faire inviter sur le plateau de Cyril Hanouna. (j’avais pensé à aller twerker dans une église mais un con l’a fait avant moi. Putain de merde, ça devient de plus en plus difficile de transgresser !)

 

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Mais, où s’arrêtera sa dédiabolisation ?

Publié le par Carlus

Non, non, cher lecteur, ce n'est pas un fake ! C'est bien lui !!!

Mais, où s'arrêtera-t-il

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon pauvre ami ! Plus tu descends dans les sondages, plus tu cherches à te dédiaboliser. Plus tu te dédiabolises, plus tu descends dans les sondages. La spirale infernale par excellence ! 

T'es con, Eric ! Ton électorat est définitivement un électorat pétainiste, raciste, misogyne, gilets Jaunes, antivax, pro Poutine ! Tous les propos bien-pensants de ce genre te font perdre des voix de fachos sans te faire gagner la moindre voix de féministe ou de progressiste.  

Mais bon... je dis ça je dis rien !  C'est ton problème ! Mais moi, j'ai parié 8% sur ton nom (à plus ou moins 1 point) et je ne voudrais pas perdre mon pari parce que tu te retrouverais à 5% ou 6% ! Ce serait con, non ? 

 

 

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Sémantique insoumise

Publié le par Carlus

C'est quoi, un belligérant ?

Mélenchon exhorte l'Europe  à "ne jamais fournir d’armes à des belligérants".

M. Jadot lui rétorque (et je souscris totalement) :

« De quelle Europe belligérante on parle ? Ce sont des femmes et des hommes qui défendent leur liberté, ils défendent leurs maisons, ils défendent la démocratie et d’un seul coup, ça devient des belligérants, au même titre que Vladimir Poutine, qui fait des crimes de guerre ? »


 

C'est quoi, une Annexion  ?

Mélenchon estime que l'Allemagne de l'Est (RDA) a été annexée par la République Fédérale d'Allemagne (RFA) .

Et Larousse lui répond qu'une Annexion, c'est :

Faire passer tout ou partie d'un Etat sous la souveraineté d'un autre.


C'est quoi , une victime ?

En 2015 après l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov, Mélenchon estimait que Vladimir Poutine était la "victime politique numéro un de cette histoire"

Et Larousse lui répond qu'une victime est : 

Toute personne qui a subi un préjudice corporel, matériel ou moral.


 

 

 

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Galerie mesquine

Publié le par Carlus


BHL
Lui, c’est le sauveur du monde. Bien confortablement protégé par son statut d’intellectuel intouchable ami des grands de ce monde, il se donne des airs d’aventuriers partis se battre avec les peuples opprimés de la planète, alors qu’il ne fait que se prendre en photo avec eux après la bataille. De temps en temps, il laisse la défense des peuples opprimés de côté et se lance dans l’épidémiologie en estimant que les mesures sanitaires sont absurdes et totalement inutiles. Mais, pour une raison qu'on peut facilement deviner, ça ne suffit pas pour le rendre populaire aux yeux des antivax, anti pass, et autres convoyeurs de la liberté.

Villepin
Villepin a eu deux pics dans sa vie : l’un honteux, l’affaire Clearstream et l’autre glorieux, son discours à l’ONU contre la guerre en Irak. La première affaire, assez crapuleuse puisqu’il essayait de discréditer ses adversaires politiques avec des faux en écritures l’a définitivement écarté de la vie politique. La seconde, LE discours reste donc le seul titre de gloire dont il puisse se prévaloir. Et il en joue tellement qu’il est devenu pour les journalistes le Monsieur NON-INTERVENTION. On ne l’invite que pour parler d’une non-intervention. Quelle que soit la zone du monde, si un journaliste a besoin, pour l’équilibre d’un débat, d’un non-interventionniste, il invite Villepin. Et Villepin explique pourquoi il ne faut pas intervenir.

Sarkozy
Son caractère grossier, nerveux autoritaire et inculte ne me plaisait pas. Mais l’acharnement judiciaire dont il est victime me l’avait rendu sympathique. Et voilà qu’il redevient un parrain mafieux refusant ostensiblement de soutenir la candidate choisie par les militants de son parti, même quand elle est en difficulté. Ca, ajouté au fait que c’est probablement lui qui a transmis au Canard Enchainé le dossier Fillon, fait de lui un connard qui a bien mérité ce qui lui arrive.

Pécresse
De l’avis général, elle est plutôt bonne gestionnaire, plutôt efficace dans les débats, plutôt ferme dans ses opinions. Mais peut-être que "plutôt" ne suffit pas dans une bataille à ce niveau-là. Et puis, elle a collectionné les handicaps : elle a loupé son entrée en campagne, elle a suivi les conseils de Ciotti, Sarkozy lui refuse son soutien, Balladur lui apporte le sien. Pas de bol !

 

 

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Rien à foutre ?

Publié le par Carlus

C'était il y a quelques mois.  Tout allait bien pour Zemmour. Et bien entendu la "diabolisation", il s'en foutait. Il la revendiquait même, car pour lui, il n'y a rien de telle qu'une bonne diabolisation pour rassembler les vrais Français, les pétainistes et les lavalliens, la droite extrême et l'extrême droite, les nostalgiques et les rétrogrades, les maurassiens et céliniens, les poutinistes et les trumpistes...!

Comment changer d'avis en quelques semaines

Oui mais voilà , à force de se diaboliser, il a dégringolé dans les sondages et est en passe de se retrouver en cinquième position, lui qui pensait être finaliste .  Alors maintenant il crie "Halte à la diabolisation" !

Comment changer d'avis en quelques semaines 

 

 

 

 

 

 


 


 

C'est comme les sanctions économiques infligées à la Russie. La position officielle de Poutine, communiquée aux Occidentaux par l'ambassadeur de Russie en Suède était  : RIEN A FOUTRE ! Ben oui, ils avaient constitué, disaient-ils, un trésor de guerre qui leur permettrait de tenir mille ans ! Alors, vous pensez, chers occidentaux, vos sanctions financières, vous pouvez vous les mettre là où je pense !

Comment changer d'avis en quelques semaines

 

 

 

 

Mais... que se passe-t-il ? Quelques semaines à peine après le début des sanctions, voilà que non seulement on n'en a plus du tout "rien à foutre" mais on les considère même comme des "déclarations de guerre" ! Quelle extraordinaire capacité d'adaptation, quelle rapidité dans le changement de stratégie.  Il faut absolument retourner en Suède pour se faire confirmer ce revirement à 180 degrés et demander à Son Excellence Môssieur l'ambassadeur de Russie en Suède si on a pensé à lui communiquer la version 2.1 !  

Comment changer d'avis en quelques semaines

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, si Poutine décidait de répondre à ces centaines de déclarations de guerre, je lui conseille de commencer par la Principauté  de Monaco. D'une part parce qu'il pourra compter sur de nombreux soutiens politiques en France et aussi parce que la cible est plus facile à encercler. Mais surtout parce que ça donnerait une bouffée d'oxygène aux oligarques en manque cruel de casinos, de putes de luxe et d'hôtels 23 étoiles.  

Les grands stratèges changent de stratégies

 

 

 

 

 

 

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Il y a réfugiés et réfugiés

Publié le par Carlus

 


Et que dit le monde de tout cela ? Je veux dire le monde non européen. Les vrais gens, pas les diplomates au langage policé, pas les ennemis déclarés. Non, des gens que je connais, les comptes Facebook des Franco-Libanais et des Syriens que je consulte , des amis antillais, des discussions avec leurs amis que me racontent mes enfants…


La première chose que raconte ce monde (et qui est reprise par des journalistes et des politiques français et européens), c’est, en résumé, que quand les réfugiés sont blancs et chrétiens, ils sont mieux traités que les autres. Je retiens mon agacement et j’ai envie de leur dire qu’avant d’être tout cela, les réfugiés ukrainiens sont d’abord nos proches voisins et qu’il est normal et même légalement obligatoire d’accueillir et d’héberger vos voisins de palier qui fuient un danger. En plus, ce sont majoritairement des femmes et des enfants. L'obligation d'accueil et de protection devient donc  absolue. Il n’en est pas de même pour quelqu’un qui vous dirait que pour fuir un danger dans son salon, il a pris un taxi, a traversé la ville sur plusieurs dizaines de kilomètres et choisit votre appartement pour se réfugier.

Mais la proximité n’a pas l’air d’être un critère aujourd’hui. L'opinion générale est que l’Europe est tenue moralement d’accueillir tous les réfugiés de la planète, d'où qu'ils viennent. Un réfugié afghan a traversé une demi douzaine de pays pour arriver en Europe. Et personne pour se demander pourquoi il n'a pas demandé l'hospitalité à l'un de ces pays. La question serait d'autant plus légitime que l'on sait que plus de la moitié des habitants de cette planète aimeraient bien vivre l’occidental way of life faite de liberté et d’allocations.

Et puis il y a quand même une différence fondamentale, une différence de nature entre des réfugiés qui viennent dans l’intention de rester définitivement et des réfugiés qui ne demandent qu’à rentrer chez eux dès que ce sera possible. On ne peut pas amalgamer les deux sous le terme "réfugiés" sans plus de précision, sinon on ne comprend rien aux problèmes des réfugiés dans le monde. On ne comprend ni le désaccord entre le Haut-Commissariat aux Réfugiés et les autorités libanaises à propos des réfugiés syriens, ni le problème du droit au retour des Palestiniens en Israël, ni le problème des migrants mexicains, ni les problèmes que posent à la Colombie et au Pérou les six millions de réfugiés vénézuéliens.

Dans mon enfance antillaise, quand un ouragan menaçait l’île, les gens "bien logés" accueillaient chez eux pendant un ou deux jours une dizaine de voisins qui habitaient des zones dangereuses, près de la mer ou d'une rivière, par exemple. Des familles s'entassaient à quatre sur un lit, d'autres dormaient sur des matelas gonflables dans le salon. L'ambiance était presque festive. Pendant deux jours, le temps que l'ouragan s'éloigne. Il est évident que le nombre de personnes accueillies n’aurait pas été le même s’il s’agissait de les héberger pendant plusieurs mois ou plusieurs années. L'ambiance non plus n'aurait pas été la même.


Et en même temps, parallèlement à ce reproche, il y a dans une partie du monde non occidental un sentiment diffus de satisfaction un peu... comment dire...?  revancharde à voir notre continent défié et humilié. Car pour ce monde, c'est l'Europe toute entière qui est attaquée et qui ne se défend pas parce qu'elle a la trouille que Poutine aille plus loin. La satisfaction de celui qui pense avec un sourire amusé "Pas possible ? le viking invincible se fait botter le cul ? Alors comme ça, les maîtres du monde ont peur des bombes, comme nous ?"   Un sentiment  de satisfaction qui s'accentue, dans le monde arabe en tout cas, quand on apprend que la cible de la fureur de Poutine est juive.  Ce sentiment se traduit souvent par une certaine sympathie voire de l'admiration pour Poutine.  Et celui qui se veut le chef d'une grande puissance est perçu alors  comme un représentant du Tiers-Monde défiant l’Occident ou, paradoxe suprême, comme un David antisémite terrassant le Goliath juif que nous sommes pour eux. 

 

 

 

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Revue de presse du 03/03/2022

Publié le par Carlus

 

 

Guerre en Ukraine : Gérard Depardieu renonce à venir chanter à Antibes le 4 et 5 mars

Peut-on vraiment considérer cela comme un dégat collatéral de cette guerre ?  Ceux qui ont entendu Depardieu massacrer Barbara vous diront que NON ! 


 

Présidentielle : les crises ne sont « pas un avantage » pour Macron, selon Attal

Oui, bon, il fait ce qu'il a à faire, et plutôt bien, même. Dire qu'il n'en tire aucun avantage, faut pas déconner non plus !


 

Je rêve d'un Poutine français.  Eric Zemmour

Il a peut-être visé trop haut en déclarant vouloir être le Poutine français. Il devrait plutôt viser un modèle plus accessible, par exemple Loukachenko, le président Biélorusse, beaucoup plus proche de ce qu'il ambitionne d'être : un larbin de Poutine.


 

Les adhérents du parti de Florian Philippot veulent soutenir Zemmour

Ce ralliement est un appui de poids qui pourrait changer la donne. En effet, les Pro-Trump + Qanon + multi-complotistes +  antivax + anti-masque + pro-Poutine doivent représenter un pourcentage considérable du corps électoral... je dirais ... au moins 0,025% des voix !


 

Page Wikipédia d’Eric Zemmour : l’encyclopédie en ligne répond aux «tentatives de manipulation »
Selon les révélations du journaliste Vincent Bresson, des militants multipliaient au sein de l’encyclopédie libre les contributions à la faveur du candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle.

 Revue de presse 03/03/2022

 

 

 

 

 

Il est reproché à l'équipe de Zemmour de vouloir manipuler Wikipédia pour améliorer son image. Pfftt, du grand n'importe quoi ! Comme si un type qui a réussi à faire la synthèse entre Pétain et De Gaulle, entre la collaboration et la résistance avait besoin d'améliorer son image !

 

 

 

 

 

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