Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mon pote François Villon

Publié le par Carlus

Les princes sont destinés à la mort,
Et aussi tous ceux qui vivent :
Qu'ils s'en affligent ou s'en irritent,
Autant en emporte le vent.

François Villon

Depuis quelques jours, François vient me rendre visite tous les soirs après l'extinction des feux. Je pense qu'il est pensionnaire de cette maison, lui aussi, car il passe me voir hors des heures de visite. Sitôt après le dernier passage de l'infirmière, il entre dans ma chambre, s'installe dans le fauteuil situé à la tête du lit et reste là une bonne partie de la nuit, dans une semi-obscurité à écrire et à bavarder avec moi. Je l'observe du coin de l'œil car, allongé sur le dos, j'ai du mal à tourner la tête. Hier je lui encore demandé ce qu'il est devenu après avoir quitté Paris, mais il ne répond jamais à cette question et s'enferme dans une attitude de déni, comme on dit aujourd'hui.

Je me souviens de ma première rencontre avec lui. C'était dans une geôle sombre et humide. Il avait été condamné à la potence après une rixe au cours de laquelle le notaire Ferrebouc avait reçu un coup de dague. Le prévôt m'avait chargé de tenter de savoir avant l'exécution, qui, de lui et de ses trois amis, avait porté le coup.
En entrant dans la minuscule cellule, je lui demandai de décliner son identité. Il avait du panache, le bougre ! Il me répondit :

Je suis François, dont il me poise
(Je suis François et cela me pèse)
Né de Paris emprès Pontoise
(Né à Paris près de Pontoise)
Et de la corde d'une toise
(Et au bout d'une corde long d'une toise)
Saura mon col que mon cul poise
(Mon cou saura bientôt ce que pèse mon cul)

Je n'ai jamais eu la moindre sympathie pour les truands et les brigands de grands chemins, mais celui-là me fascinait. Il faut dire que c'était un poète, et quel poète ! Le chantre de la débauche et de la "mauvaise vie", l'étudiant ami des catins et des voyous, le poète mondain flatteur et railleur à la fois des grands du royaume. Mais aussi le chantre de l'amour courtois et tendre.

"Mort, j’en appelle de ta rigueur,
Toi qui m’as ma maîtresse ravi
Depuis je n’ai force ni vigueur,
En quoi te nuisait-elle en vie ?

Nous avons discuté pendant des heures et sommes devenus amis, moi le fonctionnaire de police et lui le poète débauché. A-t-on jamais vu amis si dissemblables ?
Au moment où je m'en allais, il me demanda si je pouvais lui faire la faveur, "en bon chrestien" de lui fournir de quoi écrire. Je me suis arrangé pour le lui faire parvenir dès le lendemain. C'est dans cette geôle qu'il écrivit sa célèbre Ballade des pendus.

Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard ...
La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont crevé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez pas de notre confrérie,
Mais priez Dieu qu'il veuille tous nous absoudre!

Je le revis plusieurs fois par la suite et décidai de le sauver du gibet. Je fis, en son nom, appel du jugement auprès de la cour du Parlement, fis intervenir le peu de relation que j'avais, et pris à ma charge les frais de procédure. Et le 5 janvier 1463, j'eus le bonheur de voir commuer sa peine capitale en dix ans de bannissement de la ville et du comté de Paris.

Je lui offris le gîte et le couvert en attendant son départ. Il fêta dignement sa victoire en faisant défiler chez moi tout ce que Paris comptait de catins et de filles de joie. Jamais ma modeste demeure n'avait été si pleine de cris, de rires et de chants paillards ! Il composa en même temps deux ultimes textes poétiques de grande qualité, l'un dans lequel il remerciait, en les raillant, les juges du Parlement, l'autre dans lequel il se moquait de son geôlier.

Je ne fus pas son serf... ni sa biche !
Il m'a nourri d'une petite miche
Et d'eau froide tout un été ;
Qu' il soit large ou serré,
Avec moi il fut très chiche :
Que Dieu soit pour lui comme pour moi il a été

Puis, après m'avoir chaleureusement remercié, il me confia ses derniers manuscrits et quitta la ville.
Personne n'entendit jamais plus parler de lui. Certains disent qu'il fut dévoré par les hordes de loups qui entouraient Paris en ce temps-là, d'autres qu'il s'est fondu dans la masse des gueux et a cessé d'écrire.
Parmi les manuscrits qu'il m'a confiés, il y en a un que je garde encore précieusement et qui pourrait être considéré comme sa propre épitaphe:

Ici se clôt le testament
Et finit le pauvre Villon.
Venez à son enterrement,
Quand vous orrez (entendrez) le carillon,
Vêtus rouge comme vermillon,
Car en amour mourut martyr;
Le jura-t-il sur son couillon (couille)
Quand de ce monde il voulut partir.

 

 

Voir les commentaires

Les compliments non genrés d'Ulysse

Publié le par Carlus

Cette année-là, j’avais dû accepter, je ne sais plus pourquoi,  de passer mes vacances en famille chez ma belle-mère.  Je me suis emmerdé comme un rat mort ! Même pas pu passer un peu de temps avec mes enfants complètement accaparés par elle. Trois semaines au cours desquelles j’ai eu le temps de me taper l’Iliade et l’Odyssée version intégrale miraculeusement trouvés dans sa bibliothèque entre deux "Prière miraculeuse à saint Expedit" et "Psaumes pour guérir les malades"!

Et c’est dans l’Odyssée, que j’ai trouvé ce compliment curieux à plus d’un titre, que j’ai immédiatement noté dans mon calepin et que je voudrais soumettre à votre réflexion :

(Contexte : Ulysse, rescapé d’un naufrage est allongé sur le rivage, épuisé. Il est nu, sale et hirsute. Quand arrive la princesse Nausicaa, il se cache derrière un buisson, puis…)

"… le divin Ulysse sortit des broussailles. De sa main vigoureuse, il arracha un rameau feuillu pour cacher sa virilité et, tout nu qu’il était, adressa à la belle Nausicaa ce discours habile et doux : – Es-tu reine, déesse ou mortelle ? Si tu es mortelle, trois fois heureux ton père et ta vénérable mère ! Trois fois heureux tes frères ! Mais plus heureux encore celui qui t’ayant comblée de cadeaux, t’emmènera dans sa maison ! Jamais je n’ai vu de mortel, homme ou femme, aussi beau ! Je suis saisi d’admiration ! Avant toi un jour à Delos, devant l’hôtel d’apollon, j’ai vu semblable beauté : un jeune palmier et mon cœur fut, comme aujourd’hui, saisi ! Comme lui, je t’admire, ô femme, et mon cœur est saisi !"

Voici donc la question que me pose ce compliment : Non, non, ce n’est pas qu’il ait eu besoin d’un "rameau feuillu" pour cacher sa virilité ! Ce genre de vantardise a toujours eu cours chez les hommes et, comme je n’ai plus 16 ans, je ne vais pas vous raconter qu’à sa place je l’aurais plutôt enroulé autour de ma cuisse !

Non, ce qui provoque ma réflexion est plutôt ceci : pour faire son compliment à la belle Nausicaa, Ulysse compare sa beauté à celle de toutes les femmes ET de tous les hommes qu’il a rencontrés auparavant. Comment comprendre cela ? Le divin Ulysse aurait-il voyagé à voile et à vapeur ? Selon moi l’hypothèse est crédible car un hétéro pur porc ne fait pas ce genre de compliment à une femme. Parce que dans la vision d’un hétéro, même quand la société le pousse à affirmer que " la femme est un homme comme les autres", les critères de la beauté féminine sont trop différents de ceux de la beauté masculine pour qu’une telle expression lui vienne à l’esprit. Parce que pour un hétéro, les canons de la beauté féminine tournent autour de l’harmonie, des courbes et de la grâce pour ne pas dire de la fragilité, alors que ceux de la beauté masculine sont plutôt associés aux notions de force brute, de formes abruptes, ou de muscles saillants. Parce que pour un hétéro, il y a des "beaux mecs" et de "belles femmes" mais pas de "belles personnes" en général.

Mais bon, jusque la, admettons je sois à côté de la plaque ! Je sens que je ne vous ai pas convaincu. Vous vous dites qu'on est dans la Grèce antique… qu'il ne faut pas juger ce genre de choses avec le regard de notre siècle… ! Ok !

Mais quand on entend ensuite Ulysse comparer l’émotion qu’il éprouve devant la beauté de Nausicaa avec celle qu’il a ressentie DEVANT UN JEUNE PALMIER, on ne peut pas ne pas être perplexe ! Que peut-il bien vouloir dire par là ? A mon avis pas de doute possible : Ulysse ne compare PAS la beauté de Nausicaa à celle d’un végétal. Le jeune palmier en question symboliserait plutôt, selon moi, un éphèbe en érection ! Ou même mieux : symboliserait une érection tout court ! Et vous remarquerez, d’ailleurs, que les expressions qu’il emploie pour dire ce qu’il a ressenti sont "j’admire" et "mon cœur fut saisi", sentiment que l’on ressent rarement devant une plante verte !

Bon, je ne sais pas si je vous ai convaincu, mais pour moi, les choses sont claires : Ulysse le brave, Ulysse le fier, Ulysse qui, à la question " qui es-tu, noble étranger ? », répondait toujours en relevant le menton et en bombant le torse : " je suis Ulysse, fils de Laerte et roi d’Ithaque, mes ruses sont connues des hommes et ma gloire est montée jusqu’aux cieux », Ulysse, donc, avait une tendance à la bisexualité.

Refoulée, peut-être, car si son long voyage de retour à Ithaque a été émaillé de  nombreuses aventures amoureuses,  aucune d'entre elles ne concernait des hommes.

Oui, je sais, vous vous en foutez qu’Ulysse ait pu manger à tous les râteliers et vous me direz d’aller me faire voir chez les Grecs !
Mais je vous rappellerais qu’on parle d’Ulysse, là, quand même ! Un des héros auxquels je me suis identifié au cours de ma jeunesse ! Cela m’oblige à réinterpréter plein de rêves que j’ai pu faire à l’époque !

Voir les commentaires

Le désespoir de Marine

Publié le par Carlus

On oublie que la principale victime de la montée en puissance de Zemmour est ... Marine Le Pen !  Ecoutez-là :

Marine :

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô sondages ennemis !
N'ai-je donc tant vécu  que pour finir ainsi
Trahie et par ma nièce   et par CNews télé
Et par ce rat qui cherche   surtout à m'humilier ?

Mon père que l'extrême droite   européenne admire,
Mon père qui, pour le juif,   représenta le pire,
Mon père qui fit frémir   les rebeus et renois
Trahit donc ma querelle   et ne fait rien pour moi ?

Ô cruel souvenir   de ma gloire passée
Reçue en héritage,   en un mois effacée !
Chaque jour, des prévisions   me dessinent l'horreur
Du précipice sans fond   où me poussent les sondeurs !
Faut-il me résigner   à voir, après décompte,
Zemmour au deuxième tour   pour ma plus grande honte ?

 

Voir les commentaires

L'énigme Taubira

Publié le par Carlus

 

 

 

 

 

 

Cette nouvelle est d’autant plus surprenante que Madame Ségolène Royal avait reçu le soutien de… Christiane Taubira ! « Je la soutiens dans ce combat, je connais sa combativité, je sais qu’elle vous servira », avait déclaré Christiane Taubira.

Les experts politiques de gauche sont totalement désemparés :

Encore en train d’analyser les raisons de la défaite humiliante de Benoît Hamon (6 % des voix, en gros celles de ses alliés écologistes) malgré le soutien actif de Madame Taubira, ils se trouvent confrontés à une récidive inexplicable : la défaite humiliante (11 voix sur 533) lors de l’élection sénatoriale des Français de l’étranger, de la candidate Ségolène Royal après qu’elle a reçu le soutien actif de Madame Taubira.

Principe de précaution oblige, tous les candidats de gauche aux prochaines élections présidentielles et législatives ont reçu consigne, en attendant que cette énigme soit résolue, de refuser poliment tout soutien, sous quelque forme que ce soit, de Madame Taubira.

Par ailleurs, le Premier ministre et le ministre de la santé, soucieux d’accélérer le rythme des vaccinations en Guyane, lui ont discrètement demandé de s’abstenir de toute forme de soutien à la campagne de vaccination

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bavardages d'après débat

Publié le par Carlus

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- Mais oui mais comme toujours Mélenchon cache son jeu et ses projets réels ! "je suis un républicain inspiré par la philosophie des Lumières"... Tu parles… ! en privé, il vante les régimes de  Castro, Chavez, Maduro et à la télé il nous explique que la Vème république est trop présidentielle ?

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- Alors que Zemmour, lui, en dit trop. Il est presque trop sincère, le mec ! Il n’arrive pas à lisser son propos, il dit le fond de sa pensée, sans filtre, et finalement ça met en lumière que ce n’est pas une situation politique qu’il décrit mais une obsession intime !

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- Oui mais c'est peut-être cette obsession qui fait qu'il a réussi à introduire  dans le débat public le problème de l'islam conquérant. 

- Mais non, enfin !!!  il le fait en y associant la peine de mort, l'éloge du pétainisme, un passéisme anti-féministe, la défense de tout ce que la planète compte de dictateurs...!!! c'est une façon de mobiliser les Français, ça ? ! En quoi ce repoussoir sert-il cette cause ? 

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- Moi, je trouve que le sourire de Mélenchon a un côté inquiétant. On a tellement l’habitude de le voir fâché, hurlant et insultant ses interlocuteurs que quand il sourit ca ressemble à un rictus sardonique, cruel...

- Celui de Zemmour a lui un petit côté sournois ! Sur le Web, on le compare à Gargamel et c'est plutôt bien vu  aussi bien physiquement que pour le côté calculateur obsessionnel et sournois.

- Ah non, arrêtez, les gars là ! On ne va pas se lancer dans le délit de sale gueule, là !!! laissons ça à Yassine Belattar !

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- La culture politique de Mélenchon est idéologique et militante DONC cohérente. Impossible de le prendre en défaut. Il paraît que c’est une caractéristique de ceux qui ont été formés à l’école du trotskysme. Jospin avait ce petit côté aussi. Je pense même que c'est cela qui l'a perdu !

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

- La culture historique de Zemmour est réelle, on va pas la contester mais elle consiste trop souvent à aligner des citations comme si celles-ci étaient des preuves de sa proximité intellectuelle avec de grands esprits. 

Finkelkraut le fait souvent aussi, mais lui, on a l’impression qu’il cite des collègues de bureau alors que Zemmour, lui, me rappelle ces jeunes lycéens qui pour préparer l'épreuve de philo du bac apprennent par cœur plein de citations afin d'embellir leurs dissertations banales de formules du genre "Schopenhauer disait que"...!

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

Hé les gars, vous avez écouté Cnews hier soir avant le débat ? Ils ont tous lâché Marine !   Élisabeth Levy, Pascal Praud… Tous d’accord pour dire aujourd'hui que c’est une perdante, qu’elle a déjà perdue deux fois sans en tirer les leçons, qu’elle est mal entourée, etc... Zemmour est devenu la coqueluche d'une part, de tous ceux qui reprochent à Marine d’être devenu trop lisse, d'avoir mis trop d'eau dans son vin, et en même temps de ceux qui tout en partageant les idées de l’extrême droite ont un peu honte du nom Le Pen chargé d'une odeur de soufre en France et dans le monde.

- Mais il ne roule pas pour une autre Le Pen, lui ?

- Oui, mais elle a abandonné le patronyme familial ! Elle s'appelle Maréchal, maintenant ! 

- Ah oui, c'est vrai ! Maréchal...  L'Histoire a de ces clins d'œil, parfois !!!

Blabla  Blabla  Blabla  Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla Blabla 

 

Voir les commentaires

Bienvenue au club, Taliban !

Publié le par Carlus

Bienvenue au club des victimes du terrorisme, Taliban.

Bienvenue au club, Taliban !

 

 

 

Bienvenue au club, Taliban !

 

 

 

Alors comme ça, tu es victime d'attentats terroristes ? Tu vois ? même avec des hommes féroces armés de kalachnikov sillonnant les pays, pas évident, hein, de lutter contre des lâches qui fabriquent des bombes et les déposent dans des lieux publics de préférence très fréquentés. Je dis ça, mais tu connais déjà, tu as longuement pratiqué cette activité, et tu sais que ça marche. Certes, très peu contre des ennemis armés et déterminés, mais contre les populations civiles, ça marche du feu de Dieu, du feu d’Allah, pardon !

Cette fois, tu ne dis rien, pas de commentaires. Tu es inquiet, c’est normal. Oui parce que tu connais bien le principe, tu sais comment ça marche : pour un soldat américain tué, deux cents afghans morts, déchiquetés, brûlés, aveugles, sans bras sans jambes ! Pour chaque soldat afghan de l’armée régulière, des balles dans la tête de sa femme, de ses enfants, de ses parents, des gens de son village.
Et ça a marché, tu les as tous terrorisés. Avant même que les Américains ne s'en aillent, les soldats et les officiers de l'armée afghane étaient morts de trouille. Ils se sont rendus sans combattre, sans même avoir la garantie qu’ils ne seraient pas exécutés malgré tout, en espérant juste bénéficier de ta clémence. De ta clémence ?!!.

Aujourd’hui, un groupe rival, Daech, a décidé que ta version de l’islam n’était pas la bonne, qu’il s’agissait, comme on dit ici, d’une version "dévoyée" de l’Islam, d'une version trop nationale. Eux, ils sont pour le djihad mondial. Et pour tenter de te convaincre, il semble déterminé à utiliser la même technique que toi, cette technique infaillible que tu as utilisée pour convaincre les afghans des bienfaits de ta religion, le seul argument que tu connaisses et que tu comprennes : le spectacle de civils massacrés, de petites filles déchiquetées devant leur école, de mères de famille rendues aveugles et paralysées sur un marché aux légumes : bref, le terrorisme au nom d'Allah !

Aujourd'hui, un de ces glorieux faits d'armes terroristes validés par le Dieu miséricordieux a visé les tiens et tu gardes le silence. Ben oui, que peux-tu faire d’autre ? Dénoncer le "terrorisme aveugle" ? Ca ferait rire la planète tout entière ! Les menacer de représailles ? Tu es bien placé pour savoir que transformer des djihadistes en martyr ne fait que renforcer leur détermination et leur popularité.

Alors aujourd'hui, tu es là silencieux, partagé entre la colère, la tristesse et l'envie de venger tes amis déchiquetés. Comme nous.  Bienvenue au club des victimes du terrorisme. D'ordinaire, on ajoute dans ces circonstances qu'on condamne le terrorisme d’où qu’il vienne et on adresse ses condoléances aux familles des victimes. Mais quand les victimes sont elles-mêmes des terroristes sanguinaires, avec les mains, le visage et les cheveux recouverts du sang de milliers de victimes innocentes, c’est au-dessus de mes forces.

Mon vrai souhait est plutôt que vous continuiez à vous entre-tuer le plus longtemps possible et que vous creviez tous la gueule ouverte et que vos organes soient tellement dispersés aux quatre coins du pays que les 72 vierges n’aient que des lambeaux de chair et de tripes sanguinolentes à mettre dans leurs couches.

 

Voir les commentaires

Mise en danger de la vie d'autrui ?

Publié le par Carlus

Ben... moi, je veux bien, Messieurs les juges, mais si on part par là, je dirais qu'il y a des mises en danger de la vie d'autrui que vous ne sanctionnez pas et qui sont beaucoup plus évidentes que des déclarations contradictoires d'un ministre 

Par exemple :

- quand on laisse sur le territoire français un étranger qui commence à se radicaliser

- quand on condamne avec du sursis des gens qui ont proféré des menaces de mort

- quand on laisse, sans aucune sanction, des non-vaccinés envahir, par centaines, des gares et des centres commerciaux pour cracher leurs postillons à la gueule de braves gens

- quand on condamne à des peines relativement légères des gens qui ont tenté de tuer des policiers

- quand on ne sanctionne pas un savant fou quand il déclare que la pandémie est une grippette et promet qu'elle fera moins de victimes que les accidents de trottinettes

- quand des soignants non-vaccinés insistent pour aller transmettre leurs virus délétères à des personnes malades et fragiles

- quand on laisse en liberté des politiques qui veulent mettre en place  une VIe république inspirée de régimes qui ont déjà fait des millions de morts dans le monde

- quand on ne sanctionne pas un autre présidentiable qui fait l'apologie de Pétain parce que il aurait livré aux nazis MOINS de juifs que d'autres dirigeants européens

- quand on déclare irresponsable pénalement un meurtrier qui a massacré et défenestré sa victime aux cris de Allah Akbar et tenté de faire croire ensuite qu'elle s'était suicidée.

 

Bref, Messieurs les juges, vous commencez à dépasser les bornes en matière de démagogie et de populisme. Hurler avec les loups n'a jamais protégé des loups. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Mauvaise haleine et libido

Publié le par Carlus

Il y a des périodes comme ça où de petites choses désagréables vous  déprime plus que de raison.

Comme ce rendez-vous chez l'opticien le matin à l’ouverture. J'ai mal dormi. Je suis d'une humeur massacrante. En plus on me fait attendre. L’opticienne de service, une jeune femme banale, pas très avenante vient me contrôler la vue. Elle est un peu essoufflée. Ma tête posée sur l’appareil est à une vingtaine de centimètres de la sienne. Elle respire fort et je sens son haleine à travers son masque. C’est l’haleine d’une femme le matin dans son lit. Je fais l’hypothèse qu’elle était en retard et qu’elle a quittée chez elle précipitamment sans manger et sans se brosser les dents, ce qui explique qu'elle soit essoufflée. Et cette mauvaise haleine (pas si mauvaise que ça, en fait) déclenche curieusement dans ma mémoire des impressions agréables. Cette odeur qui me trouble c’est... l’haleine du matin d’une femme avec qui on a passé la nuit pour la première fois.

Quand la nuit s’est bien passée, la "mauvaise haleine" du matin est indissociable du plaisir que l’on a éprouvé durant la nuit.  C’est une ratification de la période d’essai, une attestation de compatibilité sexuelle, un certificat de complicité corporelle. Une odeur intime qui ravive le plaisir et donne envie de recommencer.

Mais bon, à part une envie -très théorique et très respectueuse !- d’embrasser cette jeune femme, c’est la nostalgie qui m’envahit. L’idée un peu triste que tous ces petits plaisirs de la vie -les premières fois, les sensations nouvelles, les découvertes- appartiennent désormais au passé et aux souvenirs. Il y a un temps pour tout. 

Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu envie intime d'embrasser une femme. Ca me rassure un peu, mais je sens que ça va m'arriver de plus en plus rarement.

 

 

 

Voir les commentaires

C'est la rentrée

Publié le par Carlus

 

Chacun profite des derniers rayons du soleil estival.


C'est la rentrée des classes

 

 


 

  

Les étudiantes préparent  la rentrée universitaire 

  

 

 


 

Les professeurs reprennent du service

C'est la rentrée

 


 

 Les journées de commémoration ont lieu sous une pluie battante.

C'est la rentrée

 


 

 Et après les amours éphémères de vacances, la recherche de l'âme sœur reste une occupation essentielle et permanente de nos concitoyens.

 C'est la rentrée

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Ultramarins à part entière

Publié le par Carlus

Mon pauvre ami d'outre-mer

- Tu t’es toujours plaint que la Mère patrie t'oublie ou te  néglige.

- Tu t’es plaint d’être considéré  non pas comme un Français à part entière mais comme un Français entièrement à part.

- Tu t’es plaint d’être perçu non pas comme un bon Français mais comme un bon foncé.

- Tu as regretté d’être vu non pas comme un hexagonal mais comme  un Nègrexagonal.

- Tu as chanté que l’on voulait t’assimiler pour faire de toi un assis mulet.

- Tu as regretté que l’on ait comme seule vision de toi celle d’un Martiniquais parti niquer.

- Tu as déploré que l’on te traite de danseuse de la République.

- Tu as dénoncé que l'on te qualifie de confettis de l’empire.

- Tu n’aime pas que l'on te traite encore d’ex-colonie, de DOM, de ROM, de DFA .

 

- Tu te plains d’être délaissé, tu te plains d’être négligé, tu te plains d’être mal-aimé.

Mais le jour ou une pandémie s’abat sur le monde et que ton appartenance à la mère patrie te place dans cette petite frange de la population mondiale qui a accès sans aucune restriction aux soins les plus modernes, tu refuses poliment le vaccin et tu te tournes vers la pharmacopée régionale traditionnelle faite d’infusions d’herbe et de plantes.  Comme au bon vieux temps des colonies.

Comme pour bien valider l’idée que tu seras toujours un Français entièrement à part.

 

 

Voir les commentaires