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Le jeu des différences

Publié le par Carlus

 

Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que la Shoah est une pure invention, qu’aucun juif n’a été tué en tant que tel pendant la guerre ET celui qui dit que des millions de juifs ont bien été tués mais qu’ils l’ont bien cherché et que c’est une juste punition divine ?

Réponse : Aucune différence. Ils disent apparemment le contraire, mais ils ont le sentiment de dire la même chose : leur haine des Juifs. Faurisson dit l’exact contraire de ce que dit Dieudonné, mais ils sont copains comme cochons, s’invitent, se congratulent et savent que ce qui les réunit au fond, ce n’est pas ce qu’on a fait subir ou pas aux Juifs, mais leur belle haine commune, viscérale et irrationnelle.

                                                   °  °  ° 
Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que la Covid est une pure invention de Big pharma, que personne n’est mort de ce virus, que le masque et le confinement ne servent à rien et qui refuse de se faire vacciner ET celui qui dit que des centaines de milliers voire des millions de gens sont morts ou vont mourir de la Covid parce que le gouvernement a refusé de prendre les mesures nécessaires, a détruit volontairement des masques, n'a pas commandé assez de vaccins, etc... ?

Réponse : Aucune différence. Ils disent le contraire mais ils sont tous les deux dans le même film Hold-up en train de dénoncer un complot, soit de Big Pharma soit de forces hostiles travaillant dans l’ombre, les deux entités ayant le même objectif : tuer le maximum de gens soit par le virus soit par le vaccin. 

                                              °  °  ° 

Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que port du voile est une liberté qu’il convient de respecter et celui qui dit que le port du voile est une obligation qu’il convient de respecter ?

Aucune. D’ailleurs c’est la même personne, quand il est dans son pays d’adoption dans le premier cas, quand il est dans son pays d’origine, dans le second cas.

                                                          °  °  ° 

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Ils sont venus, ils sont tous là

Publié le par Carlus

A chanter sur un air célèbre


 

Ils sont venus, ils sont tous là
Dès qu’ils ont entendu ce cri
Ils s'en sont pris à la charia-a-a-a

Ils sont venus, ya même Hamon
Le grand chef de Génération-s
Avec Ali, maire de l'endroit
Ils ont des tracts plein les bra-a-as
Ils les distribuent en silence
Dans la grande cour sous le préau
C’est de la plus haute importance
Le cadeau des utiles idiots
A la charia-a-a

Ils cherchent à tout minimiser
Ils veulent tout relativiser
Ils veulent défendre la charia-a-a-a
Sainte Maryam pleine de grâces
Dont la statue est sur la place
Dis-leur que dans notre paradis
Y a beaucoup de vierges comme toi-a-a-a

Salamou aléïkoum
On peut se plaindre puis menacer
On peut tuer pour la charia
On peut mentir et se cacher
C’est halal, c'est la Taqiya

Tous les martyrs seront bénis
Ils iront tous au paradis
S’ils ont bien servi la charia-a-a-a
Qu’ils boivent frais le vin nouveau
Le bon vin frais qui coule à flots
Bientôt les vierges à tout de rôle
Passeront toutes à la casserole

Ce n’est pas une chose angoissante
De devoir toutes les honorer
Car si l’une d’elles n’est pas contente
Elle sera vite lapidé-é-é-ée

Salamou aléïkoum
On peut se plaindre puis menacer
On peut tuer pour la charia
Puis se plaindre d'être discriminés
C’est halal, c'est la Taqiya

 

 

 

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Dis, quand partiras-tu ?

Publié le par Carlus

 

Quelques états d'âme sur l'air de Quand reviendras-tu ? de Barbara


 

Voilà plus d'une année que cette satanée
Covid, en grandes pompes,  un jour est arrivée
On s’est dit au début que c'était une gripette,
Qui ferait peu de morts, moins que les trottinettes,
Quand l’été arriverait, elle serait déjà partie,
Et nous reprendrions, tous, nos anciennes vies
Mais elle a décidé, en perverse narcissique
De rester avec nous, de créer la panique.

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,


Mais l'été s’est enfui depuis longtemps déjà,
Malgré tous nos efforts, tu es encore bien là
Dans ma ville désertée je me sens un peu las,
Je consacre ma vie à chercher un médecin
Un centre qui voudra m’injecter le vaccin
Peu importe Biotech Astra ou Zeneca
Tout ce qui me mettra bien à l’abri de toi
Mais c’est sans rendez-vous que je rentre chez moi

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,

 


 Bon, pour les rares lecteurs qui continueraient à penser que le texte de Barbara est plus beau que le mien, voici un petit cadeau :

 

 

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Dictée inclusive

Publié le par Carlus

L'écriture inclusive, c'est l'avenir, mes amis. Il faut s'y mettre.  Dictée !

Ce matin, nous nous sommes rendu.es à la manif pour réclamer la reconnaissance des genres non-binaire et genderqueer. Arrivé.e.s au point de rdv, nous avons été contrôlé.e.s par des policier.e.s très agressi.f.ve.s qui étaient posté.e.s au début du boulevard. Nous avons tous été palpé.e.s et fouillé.e.s un peu comme si il.elle.s  pensaient que nous étions armé.e.s et/ou malintentioné.e.s  et/ou dangereu.x.ses. Bien décidé.e.s à ne pas nous laisser faire, nous nous sommes réuni.e.s sur place en assemblée générale pour voter une motion affirmant  que nous étions des citoyen.ne.s français.e.s .s majeur.e.s et vaccinné.e.s et que nous exigions d'être traité.e.s comme tel.le.s.   Cel.ui.le qui semblait être l.e.a chef.fe des policier.e.s s'est approché.e et nous a alors répondu qu'il.elle n'en avait rien à foutre et, que quand bien même nous serions Nicaraguayen.ne.s, Zimbabwéen.ne.s ou Pétaouchnokien.ne.s, il.elle ne nous laisserait pas passer. Face à l'attitude de ce.tte conna.rd.sse nous étions tou.te.s bien énervé.e.s et nous nous sommes tou.te.s mis.e.s à crier "POLICIER.E.S  S.S". Mais il.elle.s. sont resté.e.s intransigeant.e.s. et nous avons été obligé.e.s de rebrousser chemin. 

 

 

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Jalousie féline

Publié le par Carlus

Parfois un tout petit détail peut vous gâcher une soirée de rêve.  Une chatte jalouse, par exemple… !

Avec Cynthia, j’avais eu l’honneur d’être présenté à Princesse dès le début de nos échanges webcam ! Elle tchatait avec sa chatte sur ses genoux, lui demandait régulièrement son avis et me faisait part de ses réactions et parfois de ses réserves. Princesse, par exemple, n’était pas d’accord pour que les choses aillent trop vite entre nous. C’était une façon de me dire des choses avec humour ! Quoique…

J’ai pu vérifier le jour où, après deux semaines d’échanges virtuels, elle m’a invité à passer le week-end chez elle. Enfin… invité ! On se rencontrait depuis une quinzaine de jours après le boulot et on se faisait des petits bisous à la terrasse des cafés. De tout petits bisous car elle était pudique et n’aimait pas "s’exhiber en public", disait-elle. Ceci dit, moi non plus, je ne suis pas amateur de baisers fougueux dans la rue. Il fallait donc trouver quatre murs disponibles pour aller plus loin, sinon on en serait encore aux bisous furtifs dans six mois. Chez moi, pas possible à cause de mes ados. L’hôtel, pour elle, même pas en rêve ! Ca ne pourrait être que chez elle, quand ses enfants ne seraient pas là.

L’occasion se présenta la semaine suivante : Ce week-end là,  ses enfants seraient chez leur père. Je lui propose donc qu’on en profite pour passer le week-end ensemble chez elle. Mais elle trouve que c’est trop tôt. Ohlala ! Il faut savoir que le père, habitant en province, ne prend les enfants qu’un week-end PAR MOIS ! Je me vois donc obligé de sortir ma botte secrète : promis-juré, ce sera un week-end de bisous et de caresses avec promesse sur l’honneur que ça n’ira pas plus loin. Je dormirai dans la chambre d'amis, promis-juré sur la tête de mes enfants. (Non, non, rassurez-vous, mes amis, ma botte secrète ne consiste pas à commettre un parjure ! Elle consiste à faire l’analyse qu’un engagement réciproque peut être levé à tout moment avec l’accord des deux parties.)

 Elle n’avait donc pas ses enfants mais… elle avait Princesse.

Samedi après-midi, un petit tour au musée pour admirer une exposition d’Arcimboldi, (histoire de se cultiver un peu et de bien lui montrer que pour moi, il n’y a pas que le cul dans la vie) et on rentre chez elle pour dîner. Elle me fait faire un tour rapide du propriétaire puis m’installe sur le canapé pendant qu’elle va dans la cuisine américaine, ouverte sur salon, préparer l’apéro.

Arrive alors Princesse la démarche prudente, le regard fixé sur moi, se demandant manifestement ce que je fous là !  Cynthia la voit passer et l’interpelle :

"Ah te voilà, ma Princesse ! Tu connais déjà Carlus, je crois, pas besoin de faire les présentations !"

puis elle tourne le dos pour passer le bac à glaçons sous le robinet.

Princesse continue à avancer lentement vers moi, s’arrêtant net à chaque fois que je fais le plus petit mouvement, le regard toujours fixé sur moi.

Je continue à parler à Cynthia sans quitter la chatte du regard, pour le cas où elle me bondirait dessus… on ne sait jamais !

Cynthia jette un coup d’oeil dans le salon.

- Mais ne fais pas ta timide, enfin, Princesse ! C’est le monsieur que tu as vu sur l’écran de l’ordinateur l’autre jour… mais si, souviens-toi… !"

puis elle retourne vaquer à ses occupations.

Arrivée à l’autre extrémité du canapé, Princesse fait un petit bond (très gracieux !) et s’y installe, recroquevillée sur elle-même.  Bon, je me détend un peu,  il y a bien… quoi ? un mètre cinquante qui nous sépare, tout va bien !

Mais le temps que j’évalue la distance, Princesse a changé d’avis. Elle se redresse et s’avance lentement vers moi. Arrivée à côté de moi, elle vient se frotter la tête et le flanc doucement sur mon bras. Cynthia est toujours en train de me parler, le dos tourné, et je n’ose pas lui dire de rappeler sa chatte. Après avoir vérifié l’absence d’hostilité de ma part, et m’avoir marqué comme faisant partie de son territoire, la chatte s’installe tranquillement sur mes genoux, sa queue autour du corps, les yeux mi-clos. Je vais pour me lever afin de l’obliger à dégager mais, évidemment, Cynthia arrive avec son plateau dans les mains juste à ce moment-là.

"Oh tu vas vu ? Elle t’a déjà adopté !"

Oui, j’avais vu !

Elle dépose le plateau sur la table du salon, vient s’asseoir à côté de moi, caresse ma nuque d’une main et Princesse de l’autre main. Comme pour l’encourager à rester sur moi.

Je me sens mal à l’aise, il faut que je lui dise que je n’aime pas beaucoup avoir les poils d’animaux, aussi propre soient-ils, sur mes vêtements. Mais en même temps je n’ai pas envie non plus de gâcher une nuit d’amour annoncée, par une maladresse. C’est qu’elles ont l’air d’être bonnes copines, ces deux-là ! Je lui dis :

"Oui, c’est curieux, d’habitude, entre les chats et moi, le courant ne passe pas trop".

Elle me répond :

" Aaahh mais là, c’est différent ! C’est qu’elle a senti le mâââle ! Hein ma coquine, que tu fais ta câline avec Carlus, hein, dis moi ?"

Mon malaise augmente de cinq degrés sur l’échelle du stress qui en compte six ! J’ai une sainte horreur de l’humour zoophile, même bon enfant, comme c’est le cas, là !

Merde, merde, il faut que je prenne sur moi ! Surtout, ne pas tout gâcher, là, juste au début d'une nuit prometteuse, mais pas garantie !

Bon, Ok, va pour l’humour zoophile ! Je lui dis :

"Mais… Il y a un gros malentendu, là ! Je pensais que c’était avec toi que je devais passer le week-end !"

Elle me gratifie de son beau sourire et se penche sur moi pour m’embrasser, juste au-dessus du dos de Princesse toujours impassible.

" Mais c’est bien avec moi, Monsieur ! Et je ne suis pas prête à partager ! Je suis très jalouse"

Hmmm ! L’affaire s’annonce bien et je sens que l’engagement de s’en tenir aux bisous n'est pas loin de devenir ridiculement caduque !

Mais ce chat m’énerve, il faut que je m’en débarrasse ! Je lui dis :

" Attend, je vais faire le service"

et je me lève sans attendre sa réponse. Elle prend sa chatte sur elle et la caresse. Je lui sers un verre et sous prétexte d’admirer les tableaux accrochés aux murs, je prends de la distance pendant un moment, histoire de me décrisper un peu.

Au bout d’un moment, je retourne m’asseoir à côté d’elle et aussitôt Princesse se lève et s’installe à nouveau sur moi. Avec bien entendu la bénédiction de sa maîtresse. Je réagis en me penchant pour embrasser Cynthia et, en passant ma cuisse opposée sur la sienne, je force Princesse à aller voir ailleurs si j’y suis. Après un long baiser, je lui murmure à l’oreille :

" Mais dis-moi, tu ne m’as pas encore fait visiter ta chambre, il me semble…!"

Elle me répond :

"C’est là, là-haut, juste devant toi" en me montrant la mezzanine.

Ah merde ! Evidemment pas de porte à la chambre ! Pftt… Quelque chose me dit que ça va être compliqué !

 

Et de fait, ce fut compliqué ! Après un diner léger arrosé d'un excellent Sancerre (qui l'a rendu, me dit-elle, "pompette") elle me fait visiter sa mezzanine. Je la prends dans mes bras, l’allonge sur le lit et commence à l’embrasser quand Princesse saute sur le lit pour nous rendre visite. Par deux fois, elle lui dit gentiment

" Allez ouste, Princesse, va-t’en, il n’y a rien à voir pour toi ici"

mais Princesse s’en fout, évidemment ! A deux reprises encore, elle quitte mes bras pour aller la prendre et la descendre au salon. La troisième fois, j’étais à moitié allongé sur elle, sous la couette (tout habillé, car même si je la sentais prête à le faire, elle ne m’avait pas encore formellement libéré de ma promesse !)  lorsque je sentis un poids s’affaisser sur mes cuisses ! Là je dois avouer que j’ai perdu mon self-control :

" Ah non, merde,  là je ne peux pas, vraiment désolé, mais je ne peux pas.." 

Cynthia me dit :

"Calme-toi, attends, je vais la mettre dans la chambre des enfants" !

Mais le problème ne fut pas réglé pour autant ! Princesse se mit à gratter la porte et à émettre des miaulements de désespoir.  Et cette fois c’était Cynthia qui était dans l’embarras et qui fit vingt pauses dans nos étreintes pour lui hurler:

"J’arrive dans un moment, ma Princesse, arrête de faire ta capricieuse…"

Au bout d’un moment, ayant bien compris que Princesse n’était pas prête à céder, et que ma belle ne serait pas détendue tant que sa copine serait enfermée, je décidai de faire contre mauvaise fortune bon cœur et lui demandai moi-même de libérer Princesse.

Mais ne pouvant me résoudre à dormir avec la possibilité qu’un chat vienne me bondir dessus pendant mon sommeil, je passai la nuit dans la chambre des enfants, porte close. 

Avec comme motif affiché que je devais respecter la promesse (sur la tête de mes enfants, quand même, ce n’est pas rien !) de passer avec elle un week-end chaste.

 

 

 

 

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Le temps de promission

Publié le par Carlus

 

Un troisième confinement bientôt. Justifié par l'apparition de "variants", plus dangereux. Nécessaire, sans nul doute, puisque tous nos voisins européens s'y mettent. Mais ça me pèse. Je ne serai jamais un crétin hurlant à la "dictature sanitaire"  mais cette ambiance me pèse vraiment.


 

Que revienne le temps de promission
Et l’oiseau qui savait mon nom
Et les jours sans nuisance
Et les nuits sans offense
Et les étoiles de confidence
Et le vent de connivence

(A. Césaire)


 

 

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Mais où est donc passé Saint Louis ?

Publié le par Carlus

 

Lorsque les sans-culottes ouvrirent le tombeau de Saint Louis pour le profaner et jeter son corps, comme les autres, à la fosse commune, ils ne trouvèrent que… deux phalanges !

Que s’est-il passé ? Où a-t-on bien pu inhumer le corps de Louis IX ?

La réponse est toute simple : Louis IX a été canonisé et est devenu Saint Louis. Et, au Moyen-Age, qui dit saint dit… reliques !

En effet, les religions monothéistes, si elles appellent à la spiritualité et au mépris de la chair, ont toujours suscité chez leurs fidèles des pratiques, proches de la nécrophilie, consistant à adorer ou se croire protégés par des morceaux de cadavres humains.

Le corps de Saint Louis a donc été au cours des siècles pour ainsi dire "éparpillé façon puzzle, ventilé, dispersé par petits bouts,…" mis en conserve dans des reliquaires pour être exportés dans le vaste monde chrétien.

Voici quelques utilisations -non exhaustives- du cadavre du saint homme que les historiens ont pu recenser.

- Déjà avant même la canonisation, après sa mort en croisade devant les remparts de Tunis, les proches de Louis IX se disputent son cadavre. Son frère, roi des deux Sicile, veut l’inhumer en Sicile alors que son fils Philippe le hardi exige qu’il soit ramené en France. Un compromis est vite trouvé :
Le corps est divisé en 3 parties, le coeur est mis à part dans un reliquaire pour l’Eglise conformément à la tradition, les viscères sont envoyés en Sicile et les ossements en France à Saint-Denis lieu de sépulture des rois de France.

Les choses auraient dû s’arrêter là. Mais moins de 30 ans après, le roi Louis IX est canonisé et devient Saint Louis. Et là, pour ses successeurs, ça devient le pactole ! Open Bar comme on dit aujourd’hui !

- Philippe le bel, son petit-fils, fait transférer son coeur et son crâne (mais sans sa mandibule, allez savoir pourquoi, certainement pour pouvoir l’offrir) à la sainte chapelle et fait don d’une côte à Notre dame de paris.

- Quelque temps après, il fait don de plusieurs phalanges de doigts au roi de Norvège pour la construction d’une église dédiée à Saint Louis.

- En 1330, quelques os du saint destinés à une église à Prague sont envoyés à l’empereur du Saint Empire romain germanique
- En 1392, une côte et un autre os sont offerts au pape
- en 1 430 plusieurs os sont envoyés à louis VII de Bavière.
- En 1 616 Anne d’Autriche se fait offrir une côte pour elle et un autre os pour offrir aux jésuites.

Et les entrailles déposées en Sicile ? Chassés par Garibaldi, les souverains déchus les ont emportés dans leur fuite et s’en sont servis pour payer et récompenser leurs soutiens et protecteurs. Les saints boyaux se sont donc retrouvés par la suite dispersés dans le monde chrétien par dons, héritages, gages, prêts. On en a localisé à Rome, en Autriche, à Carthage, dans le Missouri, à Versailles.

- Au XXe siècle encore, en 1926, un cardinal a offert un morceau de côte de Saint Louis à l’église Saint-Louis-de-France de Montréal.

Bon, ceci dit, après le pillage des tombes royales de Saint-Denis par les sans-culottes et la mise des ossements royaux à la fosse commune, les plus identifiables des os de rois restent encore ceux de Saint Louis, "celui que, chez nous, nous appelons Louis IX", précise, dans un souci de polémique un peu anachronique, Jean-Luc Mélenchon.

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Calm down, Finkel

Publié le par Carlus

 

Calm down, Finkel

Tu es trop impulsif, l’ami, trop perfectionniste aussi. Trop impulsif parce que tu ne sais pas t’arrêter dans ton élan, tu ne sais pas maîtriser ta colère, tu ne cherches pas à savoir comment tes propos pourront être perçus ou déformés.
Trop perfectionniste aussi parce que tu veux tout dire, tout expliquer sans prendre en compte la sensibilité des cons, des démagos, des populistes et des crapules sans scrupules qui sont, dès que tu prends la parole, à l'affût de la moindre maladresse ou ambiguïté. 

Même moi qui ne t’arrive pas à la cheville (non, non, je déconne, je t’arrive à la cheville), je sais quand je dois m’arrêter. Je sais deviner ce que je peux dire et ce que je ne peux PAS dire devant mes filles. Par exemple, je pense qu’on ne peut pas mettre tous les viols sur le même plan. J’assume le sentiment que les viols d’actrices obligées de coucher pour obtenir un rôle me touchent beaucoup moins que les viols de jeunes filles attirées dans des guets-apens et violées par des inconnus haineux et violents. 

Mais ça, je ne le dirai jamais devant mes filles et leurs copines féministes. Je dirais " un viol est un viol et il ne faut pas hiérarchiser la douleur des victimes". Sinon, je passerai à leurs yeux pour un horrible personnage complaisant avec les violeurs. Ce qui n'est pas le cas. 

 

Je ne clame pas non plus que les dénonciations de viols ou d'agressions sexuelles effectuées APRES la période de prescription m’agacent prodigieusement. Parce que ça semble vouloir valider un principe de non-droit selon lequel les preuves ne sont pas nécessaires, que seule la parole doit compter. Et même que seule la parole accusatoire doit être entendue puisqu’en général on se déclare scandalisé que l’accusé ait ouvert la bouche pour tenter de se défendre.
Mais je ne le dirai pas sans prendre beaucoup de précautions  parce que je ne veux pas donner à mes interlocuteurs l’impression, même le temps d’une seconde, que je défends en quoi que ce soit, un père incestueux, personnage pour qui j'ai de la haine et du mépris.

 

Etre ne suffit pas toujours dans la vie quotidienne. Paraître a de l'importance aussi.  Alors, je t’en prie, mon ami, calme-toi et respire plus lentement quand tu interviens à la télé. Tes ennemis ont compris depuis longtemps où étaient tes points faibles et ils savent comment te pousser à la faute, comment te faire sortir de tes gonds, comment exploiter une ambiguïté sémantique. Il faut que tu arrives à maîtriser ta communication (comme on dit aujourd’hui) c’est-à-dire à mettre tes ennemis dans l’embarras et pas, au contraire,  leur donner l'occasion de te mettre dans l'embarras.

 

Fais-ça, l'ami Finkel : travaille ce point particulier : Au moins, ne rien dire qui puisse alimenter la mauvaise foi de tes ennemis et leur permettre de te présenter comme un horrible personnage.
Fais-le sinon tu finiras par décourager tes plus fidèles partisans.

 

 

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Le vingt, dès l’aube...

Publié le par Carlus

Trump, suite et fin (enfin...j'espère)


 

Le vingt, dès l’aube, à l'heure où finit la castagne
Je partirai. Vois-tu, mon business m’attend.
J’irai me réfugier, loin de la foire d'empoigne,
Dans la haute Trump Tower avec femme et enfants.

Je passerai la journée face à ma grande télé,
A regarder, furieux, le vieillard endormi
Se vanter d'occuper le poste qu'il m'a volé
Et se faire applaudir par toute sa chienlit.

Puis j'irai préparer une bien plus grave affaire,
Car quand j’arriverai aux portes de l'enfer
Je veux, sans transiger, à Satan demander
De me rendre le poste qu'il m'a aussi volé.

Carlus Hugo

 

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Je suis le Président, le triste, l’inconsolé

Publié le par Carlus

 

Je suis le Président, le triste, l’inconsolé,
Mon pouvoir de nuisance a été aboli 
Et désormais pour moi la bannière étoilée
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Petit peuple en souffrance qui est venu m’aider
A prendre le Capitole - la Maison blanche aussi -
Quitte ces lieux qui plaisent tant à mon cœur désolé,
Fuis ces réseaux sociaux devenus ennemis.

Suis-je encore un Winner pour mon petit Baron ?
Mon front est rouge de honte et mon cœur à la peine
D'être le champion battu de la race aryenne.

J’ai postulé deux fois aux fucking  élections
La première fois, surprise, j'ai été embauché
La seconde, oh my God, j'ai été licencié !

Carlus de Nerval

 

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