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Monologue d’abstentionniste

Publié le par Carlus

A la manière de...

 

Voter… ou s’abstenir : Telle est la question. Y a-t-il plus de civisme à voter pour le candidat de la chance insolente, ou bien à crever l’abcès de ma colère en choisissant le chaos ?

S’abstenir… ou même voter pour elle et dire que par ce geste nous mettons fin à la chance insolente de l’élu désigné et aux projets des arrivistes qui tournent autour de lui.

C’est là un dénouement qui me réjouirait le coeur. Le chaos, le cauchemar, la peur et l’angoisse dans les yeux des donnés gagnants !

Ooh, je suis dans l’embarras et dans la confusion. Car sur quel avenir pourrait déboucher ce geste qui nous débarrasserait d’un seul coup d’un seul de la douce étreinte de tout ce auquel nous avons toujours cru ?

Il faut se détourner de cette pensée. Qui, en effet, voudrait supporter la peine et le mépris de nos pères sacrifiés, l’injure de l’oppresseur, la régression de la pensée, l’injustice érigée en loi, l’arrogance du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, tout cela juste pour assouvir une simple rancoeur ?

Qui voudrait aller dans une région inexplorée, réputée dangereuse et d’où nul voyageur n’est sûr de revenir, juste pour venger l’humiliation faite à nos favoris égocentriques et puérils ?

Doucement, maintenant, il faut que je me calme ! Ah, voici la belle Marianne… Marianne, ma bien-aimée, connais mes doutes et mes cauchemars mais souviens-toi toujours que je t’aime.

 

William Carlus

 

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C'était le temps des grandes décisions

Publié le par Carlus

A la façon de... (je m'essaie au pastiche)

 

Et quand vint le temps des grandes décisions et des grandes projections, tous se présentèrent à la face des hommes.

Il y avait les  grands Protestataires, les objecteurs et les ligueurs, le maître des insoumis et les rebelles, les doctrinaires et dissidents de tous canaux et de toutes obédiences ;

Se présentèrent les faux précurseurs et les vrais censeurs, les tenants du bruit et de la fureur et ceux de la pureté virginale de la race,  tous de triste mémoire  dans les songes des humains car dans la mémoire de l'homme coulaient encore des torrents de sang

 

Puis arriva le grand Modérateur – homme du Nord et d'ailleurs, venu d'ici et de là-bas, homme du Milieu et du Centre porté par la Fortune - tête haute et  et talons bas, costume cintré doublé satin,

et le sourire en coin aux portes du pouvoir: «  Que l’on ménage, sur la Rotonde, le vin nouveau pour nos amis, et pour les filles aux tresses nouées, le kir royal  aux lèvres ingénues et la joie jusqu'aux grandes rues droites menant au palais… »

 

Saint John Carlus

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De chaque côté de l'Atlantique

Publié le par Carlus

 

Sondage : Mélenchon passe devant Fillon et prend la 3e place

Pour la première fois, le candidat de La France insoumise dépasse le candidat LR dans les sondages, avec 18 % des intentions de vote, contre 17 %.
SOURCE AFP

 

Et pendant ce temps-là, de l'autre côté de l'Atlantique 

Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel de l’opposition, samedi 8 avril, à Caracas, pour manifester contre le régime du président Nicolas Maduro
"Beaucoup d’entre eux portaient des tee-shirts aux différentes couleurs des partis d’opposition : le jaune de Primero Justicia (Justice d’abord, centre gauche), dont le dirigeant Henrique Capriles Radonski a été privé de ses droits politiques, vendredi, une décision administrative de la Cour de comptes qui a suscité un tollé ; l’orange de Volonté populaire, l’organisation sociale-démocrate dont le chef Leopoldo Lopez purge une peine de quatorze ans dans une prison militaire ; le bleu d’Action démocratique, longtemps pilier de l’Internationale socialiste ; le vert des démocrates-chrétiens, dont le président Roberto Enriquez a été obligé de se réfugier à l’ambassade du Chili pour échapper à l’arrestation"

(Le Monde du 09/4/2017)

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La fine équipe

Publié le par Carlus

 Ohlala, je l’avais vu venir, aussi visible qu’un éléphant dans un corridor !

Tu commences une négociation en présentant à tes interlocuteurs "toutes tes excuses" ? Excuses pour quoi ? Pour tout le mal que tu leur as fait ? Et sur quoi va porter la discussion après ? Sur le montant de l’énorme Pretium doloris, évidemment !

Comme l'autre qui parle de "crime contre l'humanité" en Algérie sans comprendre que, aujourd'hui, ceux qui réclament le statut de victimes de crimes contre l'humanité réclament en fait des dédommagements


Et tu mets d’entrée de jeu un milliard d’euros sur la table ? avant même d’avoir commencé à discuter ? Ca veut dire que c’est le minimum, le geste de bonne volonté, le prix du pardon et que la discussion va pouvoir commencer pour déterminer les vrais montants que tu devras cracher ! D’ailleurs ils ont immédiatement suivi en mettant 2.5 milliards sur la table ? Tu suis ou tu te couches ?

Il est vrai que la campagne nous aura appris au moins une chose : il y a quelque part en France beaucoup de milliards disponibles à distribuer !


Et tu négocies avec qui ? avec les élus ? avec les représentants des organisations syndicales et patronales, avec des associations représentatives ? Mais non ! Tu discutes avec les "collectifs" issus de différentes manifs, avec les "500 frères" cagoulés, avec le collectif des "Toukans" ? Et tu crois vraiment que des interlocuteurs de cet acabit vont faire des concessions, des compromis ? Tu crois vraiment qu’ils vont signer un accord ?

Un peu comme si De Gaulle s'était assis autour d'une table avec Cohn-Bendit et Geismar pour débloquer les fonds pour trouver sous les pavés la plage

 

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Peine perdue

Publié le par Carlus


La CFDT est devenue le premier syndicat des travailleurs du privé.

Et vous savez quoi ? On l’ignore trop souvent mais la CFDT a approuvé la loi El Khomri, loi qu’elle avait négociée avec le gouvernement Valls.
Oui, oui, la PREMIERE organisation syndicale des ouvriers du privé soutient la loi El Komri !

Alors franchement, quand les Mélechon, Hamon, et autres frondeurs estiment, avec la CGT, que ce texte constitue une déclaration de guerre à la classe ouvrière, j’ai envie de leur dire " Avez-vous posé la question à la classe ouvrière?"

Mais c'est peine perdue ! N’importe qui dans ce pays peut prétendre parler au nom des travailleurs, en dépit de la parole des travailleurs eux-mêmes.

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Erdogan est très remonté contre les Européens simplement parce que ses ministres ont été empêchés d’organiser des manifestations de Turcs sur le sol européen. Il n’hésite pas à faire des menaces graves :

« Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, ne pourra plus faire un pas en sécurité. »
Des menaces de terrorisme, carrément

Mais quand la Russie de Poutine contrecarre ses plans au Moyen-Orient en bloquant l’avancement de ses chars vers les régions contrôlées par les Kurdes, et en tuant même un de ses soldats à l’occasion, que dit-il ?

Hé bien, figurez-vous qu’il est seulement "peiné" par les liens entre Moscou et les milices kurdes !

Peiné, seulement. Et il décide de retirer ses chars face aux troupes russes en Syrie.

Ma grand-mère disait " celui qui veut du respect s’en procure" !  

Mais c'est peine perdue : Parmi les grands principes qui président à L'Union Européenne, il y a le droit pour tout un chacun de la menacer en toute impunité et sans provoquer aucune réaction de sa part !

 

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Mots lestés

Publié le par Carlus

 Il y a des mots qui n'ont pas de chance : soit on les emploie à tort, soit on leur fait dire le contraire de ce qu'ils veulent dire, soit ils sont proches d'un autre mot ridicule.  Exemples :

 

Alternative

Le brave Maître Orvil me l’a tellement répété que j’ai fini par l’intégrer. "Monsieur Carlus, je vous l'ai répété dix fois : l’alternative n’est pas "l’autre solution" mais les deux solutions possibles. Moi mon petit Carlus, je suis en ce moment face à une alternative : fermer les yeux sur votre ignorance de la langue française ou vous mettre un zéro pointé ! Allez, ce sera la deuxième branche de l’alternative : un zéro pointé, Carlus, retournez à votre place !

Le Larousse confirme : Obligation de choisir entre deux possibilités ; dilemme. Exemple : L’alternative est embarrassante : parler ou se taire.

Oui mais beaucoup de monde (et quel monde ! des candidats à la présidence de la république, des journalistes… !) utilisent le mot pour dire "une autre solution".

Une simple recherche dans Google actus nous donne :

- Le bio-contrôle, une alternative aux phytosanitaires
- Chris Hohn : « Paris ne peut être une alternative à Londres »
- "Pas d’alternative" à sa candidature, affirme François Fillon
- Dupont-Aignan se présente comme la seule alternative à Fillon

Alors que voulez-vous que je vous dise ? Je vais l’employer dans ce sens, ce sera ma petite revanche contre ce brave maître Orvil et ses coups de baguettes sur les doigts

 

Consumérisme

Consumérisme signifie, selon le Larousse : Mouvement visant à donner aux consommateurs un rôle actif au niveau économique et social.
Donc, l’association "50 millions de consommateurs" est une association consumériste, c’est-à-dire une association de consommateurs avisés, soucieuse de rendre les consommateurs informés et responsables.

Oui mais la moitié des gens utilisent (1) le mot pour dire exactement le contraire : soumission à une consommation débridée, passive et sans contrôle

recherche Google :

- D’une part, l’idéologie consumériste à la Macron, qui se dit épris de lien social mais prône l’hyperconsommation. (Francis Lalanne!)

- Il abolit d’un seul coup le règne des marques dans lequel on a voulu voir le résultat nécessaire de l’individualisme consumériste.

- il faudrait cesser cette dérive consumériste où le citoyen voit l’élection comme un supermarché, où il faudrait trouver une offre à son goût, sinon il n’achètera rien.

 


Eschatologie
Selon le Larousse : 

Ensemble de doctrines et de croyances portant sur le sort ultime de l’homme après sa mort (eschatologie individuelle) et sur celui de l’univers après sa disparition (eschatologie universelle).

Scatologie
Propos ou écrits grossiers où il est question d’excréments.

Oui, je sais, cher lecteur, que vous n'ignorez pas que ce sont deux mots totalement différents qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Je veux simplement vous mettre en garde : si un jour par hasard vous avez à discuter avec mes amis de la question de savoir s’il y a une vie après la mort, éviter de leur proposer comme thème de débat : l’eschatologie, car vous pourriez être très surpris de la teneur que prendrait la discussion.

 

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PS : (1) je voudrais dire à mes potes qui pensent  qu'il aurait fallu  écrire "utilise" qu'ils se trompent ! 

 

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Si ça se trouve

Publié le par Carlus

 

Propos de Hollande selon la presse: " Toute cette débauche d’énergie pour empêcher ma candidature pour en arriver là finalement"

Oui, on peut comprendre qu’il soit amer : Macron est pile poil dans ce qui était son rêve il y a quelque temps : se retrouver à quelques semaines de l’élection entre une Le Pen de plus en plus agressive et un candidat de droite discrédité par les affaires (c’était Sarkozy, dans ses rêves)
Oui mais la chance sourit aux audacieux, mon pote. Macron a foncé et tout lui a souri jusqu’ici ! Un président qui se défile, un Valls battu, un Hamon et son revenu universel, un Fillon en examen, un Bayrou désespéré qui se rallie.


Mais au fait, si Macron est élu président juste après Hollande, cela voudrait dire quoi ?
Que les Français ont adoré la politique de Hollande et que seule sa silhouette poussive explique qu’il ait été le président le plus impopulaire de la 5éme république ?

Que les Français seraient majoritairement d’accord pour élire un type qui parle mollement de réduire la dépense publique et qui ne le fera pas parce qu'il sera dès le premier jour, comme Hollande, angoissé par l'idée que la "convergence des luttes" lui fera perdre son poste ?

Qu’ils seraient d’accord pour porter au pouvoir un type qui passait là par hasard et qui n’a pas d’autres ambition que le sempiternel et ringard "je veux réunir la droite et la gauche".

Si ça se trouve, c’est ça, au fond qu’ils veulent, les Français !

Quand on y réfléchit bien, quelle leçon, quelle humiliation pour tous ceux qui sont dans le combat politique depuis si longtemps, qui prétendent représenter LE peuple, LES masses laborieuses, LES Français, et qui peinent à faire 10 % des voix, quelle humiliation donc que de voir un opportuniste passer par là, leur dire "je ne changerai rien de fondamental" et obtenir le poste tant convoité !

Quelle leçon pour tous ceux qui pensaient que le refus de la repentance, que la lutte acharnée contre l’islamisme actif et rampant, que la fermeté dans la défense de l’identité française étaient des sujets porteurs électoralement, quelle déception donc, que de voir un candidat aller en Algérie faire les déclarations que les plus extrémistes des politiciens algériens avaient envie d’entendre, et retourner en France sans perdre aucunement son statut de candidat chouchou des Français !

 

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Esclave de l’esclavage 

Publié le par Carlus

(Réactivation d'un article de 2017 - avec les commentaires- qui montre bien à mon avis que les indigénistes et autres racialistes qui ne se définissent QUE par la couleur de leur peau ne peuvent pas se revendiquer, par exemple,  de... Frantz Fanon !)


 Il y a un écrivain ( et un bon !) qui a répondu par avance à tous ceux qui exigent aujourd'hui de l'Homme Blanc et les excuses, et la repentance , et des réparations financières pour le préjudice subi par leurs ancêtres. Cet écrivain engagé, noir de peau, c'est Frantz Fanon qui, alors même qu'il participait aux côtés des Algériens à la lutte pour leur indépendance écrivait ceci à l'attention de ses frères noirs dans Peau noire et masque blanc

Quelques extraits qui montrent, en plus, que le bougre savait écrire, et de la plus belle manière qui soit.

 

Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé.

Je suis un homme, et c’est tout le passé du monde que j’ai à reprendre. En aucune façon je ne dois tirer du passé des peuples de couleur ma vocation originelle.

Ce n’est pas le monde noir qui me dicte ma conduite. Ma peau noire n’est pas dépositaire de valeurs spécifiques.

N’ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIème siècle ?

(...)

Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai pas le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. Il n’y a pas de mission nègre ; il n’y a pas de fardeau blanc.

(...)

Ma vie ne doit pas être consacrée à faire le bilan des valeurs nègres. Il n’y a pas de monde blanc, il n’y a pas d’éthique blanche, pas davantage d’intelligence blanche. Il y a de part et d’autre du monde des hommes qui se cherchent. Je ne suis pas prisonnier de l’Histoire. Je ne dois pas y chercher le sens de ma destinée. Je dois me rappeler à tout instant que le véritable saut consiste à introduire l’invention dans l’existence. Dans le monde où je m’achemine, je me crée interminablement.

Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable des négriers du XVIIème siècle ? Vais-je essayer par tous les moyens de faire naître la culpabilité dans toutes les âmes ? La douleur morale devant la densité du Passé ? Je suis nègre et des tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats ruissellent sur mes épaules. Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n’ai pas le droit d’admettre la moindre parcelle d’être dans mon existence. Je n’ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. 

Je ne suis pas esclave de l’Esclavage qui déshumanisa mes pères.

 

 

Esclave de l’esclavage 

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Courage, Fillon

Publié le par Carlus

 

Quel dommage quand même ! Il était le seul à avoir un programme qui évoquait, d'une manière qui me convenait, l’économie, le régalien et le sociétal. Et le seul qui semblait avoir la détermination à aller jusqu’au bout de son programme sans démagogie et sans artifice.

Ce qui le tue aujourd’hui ? Il ne sait pas être clivant. Hollande, quand il a vu Mélenchon progresser d’un seul point dans les sondages a sorti de sa manche une taxation à 75 %. La droite a crié au bolchevisme et la gauche a applaudi. Sarkozy, quand il était attaqué sur les affaires, a sorti immédiatement de son chapeau des polémiques (le gène de la violence, la "racaille et le Karcher") qui ont occupé tous les médias pendant des semaines !

Les provocations verbales énervent l’adversaire et le déstabilisent, les boxeurs le savent bien ! Fillon, lui, n’est pas une bête politique, il ne sait pas faire le buzz.

Il aurait pu promettre une nouvelle mesure un peu crapuleuse s’attaquant aux enfants des illégaux pour cliver les Français, faire bondir d’horreur le peuple de gauche et obliger les gens de droite à manifester leur approbation. Mais non ! Son programme est arrêté depuis la primaire, il a affirmé qu’il ne le modifierait pas et il tient sa promesse.

Il aurait pu mettre l’accent sur la lutte contre l’islamisme, citer quelques noms d’imans qu’il compte expulser dès son arrivée au pouvoir pour rallier l’électorat qui se prépare à voter Marine Le Pen. Mais non ! Il va à la Réunion pour appeler au rassemblement œcuménique contre les extrémistes.

Il aurait été un bon président, je pense, mais il n’est pas un bon candidat. Il a été touché là où ça lui fait le plus mal (et il l’a cherché, OK, là n’est pas le problème) et il ne sait pas se défendre avec beaucoup de mauvaise foi, comme savent le faire les Sarkozy, les Mélenchon et les Le Pen. Ses détracteurs, eux, sont des professionnels de la déstabilisation. Le Canard donne chaque semaine des détails nouveaux de la même information et tout le monde retient qu’il croule sous de "nouvelles affaires". Mediapart ressort une information le concernant et qui avait fait un flop il y a dix ans et c’est encore une "nouvelle affaire".

Personne ne peut plus tenter de prendre sa défense sans trouver en face de lui des personnes surjouant l’indignation et la révolte !

C’est sans doute fini pour lui.  Puisque, en plus,  il a en face de lui un type qui n'a rien à faire, même pas à afficher l’ébauche d’un programme, pour ramasser la mise et rallier tous les mécontents de droite et de gauche. Un démago, un tiède, un bureaucrate avec le charisme d’un bon vendeur d’encyclopédies en douze volumes pour personnes âgées et qui n’a pas assez de passé politique pour qu’on puisse lui trouver des affaires. Le candidat idéal, quoi !

 

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On commence à y voir plus clair

Publié le par Carlus

 

Alors, résumons : aux dernières nouvelles, on aura à choisir entre :

 

- Une candidate d’extrême droite qui devrait arriver premier au premier tour et deuxième au deuxième tour.

 

- Un ex-favori qui pourrait être menotté et mis en examen juste avant l’élection alors qu’il avait été choisi justement pour éviter que, avec un autre, cela soit possible. 

 

- Un candidat sans programme qui est en train de recruter ses futurs candidats députés par petites annonces.

 

- Un candidat frondeur qui somme le Président, le Premier ministre et les députés de son parti de le soutenir c’est-à-dire de reconnaître qu’ils "ont trahi les idéaux de la gauche".

 

- Un tribun déjà ringard qui vient, en plus, de prendre un sacré coup de vieux

 

- Un candidat écologiste qui, du haut des 2 % qui lui sont promis, met des conditions extravagantes à tout accord avec lui

 

- Le candidat qui postule en fait pour être le Premier ministre d’ouverture de Bleu Marine

 

- Deux candidats trotskistes se présentant séparément pour appeler les prolétaires de tous les pays à s’unir.

 

 

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