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LGBTQIA+ qui dit mieux ?

Publié le par Carlus

Il a trois ans, j’avais déjà remarqué un petit " i " discret ajouté au sigle LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans). J’avais fait ma petite enquête et trouvé qui ce " i " représentait les "intersexués". Qu’est-ce qu’un intersexué, chers amis définitivement et désespérément ignorants des nombreuses facettes de la sexualité ? Hé bien, il s’agit selon Wikipédia de "l’état d’un être humain dont les organes génitaux sont difficiles ou impossibles à définir comme mâles ou comme femelles selon les standards habituels".

L’article de Wikipédia précisait qu’il ne fallait pas cependant confondre l’intersexualité avec l’hermaphrodisme d’une part et la transidentité d’autre part. Précision fort utile mais qui ne répondait pas à la question de savoir pourquoi les hermaphrodites et les transidentitaires n'avaient pas encore rejoint le mouvement des fierté sexuelles.  

Nous en étions donc restés aux L G B T i .

Les choses auraient pu s’arrêter là. Mais  ce serait mal connaître nos concitoyens en quête perpétuelle de particularités sexuelles ! Hier dans le quartier du Canal Saint Martin, je tombe sur cette affiche :

 LGBTQIA+  qui dit mieux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé chez moi, je me précipite, toute affaire cessante, sur Internet pour trouver quelles sont les nouvelles minorités sexuelles qui peuvent se cacher derrière le rajout Q I A +.

Bon, le I désigne toujours les intersexués qui, depuis mon dernier article sur le sujet, n’ont toujours pas pu définir si leurs organes génitaux sont du genre mâle ou femelle.

Et le Q ? C’est l’initiale du mot QUEER. Selon Libération : "une personne se dit queer quand elle ne se reconnaît pas dans la sexualité hétérosexuelle, ou ne se sent pas appartenir à un genre défini".

Donc, faisons l’effort d’essayer de comprendre : une personne se présente chez les LGBT et déclare qu’elle ne se reconnaît pas dans la sexualité hétérosexuelle. Les membres de l’association lui souhaitent la bienvenue et lui demandent de choisir parmi les différentes options actuellement offertes de laquelle elle se sent le plus proche. - Lesbienne ? NON ! - Gay alors ? NON NON NON !  - Bisexuel.l.e ? NON, non, pas du tout ! - Transexuel.l.e alors peut-être ? NON plus !

Que faire dans ce cas ? Hé bien, c’est évident : créer une nouvelle rubrique ! Ca aurait pu s’intituler Indécis, mais le I était déjà pris ! Ils ont aussi certainement pensé à H comme hésitant, mais, pas question, le H fait penser à Hétéro. Ils ont donc adopté l’anglais QUEER !

 

Bien bien bien… Et le A ?

Le A représente les Asexuels. Qu’est-ce qu’un asexuel ? « Les personnes asexuelles ne ressentent pas le besoin de s’engager dans des relations sexuelles ».

Ok OK OK donc, si je comprends bien, une personne qui n’a aucun besoin sexuel ni aucune envie d’avoir des relations sexuelles, ira manifester à côté de gens qui ne se définissent que par leur sexualité, pour que ce droit à ne pas avoir de sexualité lui soit reconnu. Très subtil, non ?

Parce qu'il existe, je suppose, dans nos lois des textes -peu connus, à l'évidence- qui obligent les individus à s'engager dans des relations sexuelles et les asexués veulent les faire abolir. Qu'ils sachent que, bien que n'étant pas moi-même asexué (et j'ai envie d'ajouter : loin s'en faut), je soutiens leur combat ! 

 

Et le " + " enfin ? Hé bien le + c’est parce qu’ils sont réalistes, nos découvreurs de particularités sexuelles ! Ils ont bouclé la liste provisoirement mais ils savent bien que des gens vont arriver tôt ou tard (plutôt tôt que tard, d’ailleurs) avec des particularités n'entrant dans aucune des cases existantes et qu’il faudra bien les intégrer.

D’ailleurs, aux USA, le sigle le plus long, selon Libé, est LGBTTQQIAAP ! Mais, bon, là, je suis fatigué, mes chers amis, je vous laisse chercher vous-même !

 

 

 

 

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L'assaut du Capitole : les meneurs sont français

Publié le par Carlus

J'ai des informations exclusives, mes amis ! En effet, je sais de source sûres qui sont les idéologues qui ont inspiré les émeutiers qui ont investi le Capitole. Il s'agit de deux Français, des idéologues de haut niveau que le monde entier nous envie.

J'ai nommé : Assa Traoré et Eric Drouet ! 

Vous ne me croyez pas ? Lisez et écoutez plutôt !


 

Assa Traoré

"Vous savez ? En Afrique, quand il faut renverser le président, ils renversent le palais, ils rentrent dans le palais ! Ca se passe comme ça en Afrique ! Pourquoi ça ne devrait pas se passer comme ça en France ? On est très nombreux, on est forts , on est plus forts

Cliquer sur l'image pour voir la vidéo 

L'assaut du Capitole : les idéologues

 


 

 Eric Drouet

 "- Eric Drouet : On aimerait bien aller tous à l'Élysée, il faudrait vraiment que samedi on soit tous unis jusqu'au bout et qu'on avance en direction de l'Élysée 

- Le journaliste : ça ressemble à quoi ? ça ressemble à un putsch C'est ça que vous voulez faire ?

-Eric Drouet : Non, mais tous les gens veulent aller là-haut,  c'est le symbole de la République.

-- Le journaliste : mais pour faire quoi ? Vous arrivez devant l'Élysée vous faites quoi ?

- Eric Drouet : Ben, on rentre dedans ! C'est le symbole de la République,  les gens veulent y aller,  c'est tout ! "

 Cliquer sur l'image pour voir la vidéo 

L'assaut du Capitole : les idéologues

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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Pour Cynthia, femme libérée, c’est pas si facile !

Publié le par Carlus

Septembre 2005

Le début

Cynthia, ce fut une rencontre Meetic : quelques mails, suivis de conversations webcam avant un rendez-vous. 44 ans, blonde, yeux bleus, plutôt jolie et bien gaulée. Dès la première rencontre, on discute deux ou trois heures de tout et de rien, tout naturellement, sans avoir à chercher un sujet de conversation. Je me demande même, à un moment, si ce n'est pas une affinité amicale. Elle téléphone à la nounou pour lui dire qu’elle aura une heure de retard. Non, Ok, ce ne sera pas une bonne copine.

Au moment de se quitter, en rejoignant sa voiture, elle sort de son sac un paquet de kiss cool et m’en offre un avant d’en prendre deux. Je vous vois sourire… Moi aussi, comme vous, j’aime bien le message que constitue une prise de kiss cool chez une femme juste avant le moment de se dire au revoir. Ca me rassure quelque part. C’est comme un bristol d’invitation validé par Nadine de Rotchild sur lequel serait noté : "Madame Cynthia ne serait pas hostile à l’idée de vous accorder un baiser avant que vous la quittiez à l’entrée du parking. Elle est plutôt émue à cette perspective et tient à mettre toutes les chances de son côté pour faire bonne impression et vous en laisser le meilleur souvenir." Donc acte.

La love story

A la troisième rencontre, on décide de passer le week-end ensemble et ça se fera chez elle puisqu’elle n’a pas ses enfants ce week-end ! Assez curieusement cependant, avant de commettre l’irréparable, elle me fait venir chez elle la veille pour me les présenter. Un garçon de 12 ans et une fille de 8 ans, tous deux d’origine roumaine qu’elle a adoptés avec son ex-mari il y a quelques années car ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. La fille est un petit ange de douceur, le garçon un peu plus hostile ! Mais ça, je peux comprendre les réticences d’un garçon de son âge qui voit sa mère avec un autre homme que son père !

Ensuite, vient une période de deux ou trois mois où l’on sort ensemble, où on se découvre, où on savoure le plaisir d’être ensemble, de discuter, de faire l’amour, la période où quand on rencontre un problème, on s'accorde tout naturellement le bénéfice du doute. Avant que la vie ne se charge de tout balayer à coups de petits problèmes difficiles à régler et finalement insurmontables.

Les problèmes

-1) Ses relations avec son fils sont très difficiles et elle ne me dit pas si c’est dû à notre relation ou si c’était déjà le cas avant. Un jour il va jusqu’à la traiter de conne en ma présence (-non, je ne t’achèterai pas ce jeu, il est trop violent ! - Non, c'est pas vrai, il n’est pas violent, il n’y a que les connes qui disent ça !).
Elle a des larmes aux yeux. Je ne sais pas quoi faire. Plus tard dans la soirée, j’essaie de lui dire… quoi, au fait ? de ne pas s’en faire pour moi… que je sais ce que c’est… qu’elle est une bonne mère… que les ados à cet âge-là sont difficile mais qu’ils vous aiment quand même… mais je ne trouve peut-être pas les mots qu’il faut et de toute façon, dans ces cas-là, elle n’a pas envie d’en parler avec moi.

-2) Moins sérieux, mais très agaçant : Cynthia fait partie de cette catégorie de gens de gauche qui veulent être de gauche dans tous les compartiments de leurs vies ! Toute discussion, pas seulement avec moi mais également avec ses amis et voisins, ne se résume qu’à une question, quel que soit le sujet : de gauche ou de droite ? Les voisins ? il y a ceux qui sont de gauche et ceux qui sont de droite ! La peinture ? Elle aime Picasso parce qu’il est de gauche et n’aime pas Dali parce qu’il est de droite ! Une bonne comédie ce week-end ? Elle aime Arditi et Torreton, elle n’aime pas Weber et Palmade ! (une exception-ouf- : elle n’aime pas Balasko !) Un Spectacle ? Elle aime Cali et Benabar et n’aime pas Charlélie Couture et Julien Clerc ! Croyez-moi, si cela peut prêter à rire au début, cela devient vite insupportable !

-3)  Cynthia se veut intello et ne lâche jamais prise ! Un exemple ? Après une journée de boulot épuisante, un conflit avec son fils qui est finalement monté se coucher sans dîner, un mot du professeur de sa fille laissant entendre qu’elle aurait copié sur sa voisine (ce que la petite a reconnu, à son grand étonnement, d’où une très longue leçon de morale, les larmes aux yeux), et cerise sur le gâteau, la nounou qui se décommande au dernier moment, après tout cela donc, je lui propose une soirée détente façon légume devant la télé avec plateau fromage et vin de Cahors ( et plus si affinités). Elle est d’accord, se blottit contre moi, la tête au creux de mon épaule, épuisée nerveusement et fume une cigarette devant un reportage d'Arte sur la réunification de l’Allemagne avant de s’assoupir. Je zappe un peu et je tombe sur Astérix et Cléopâtre, version Alain Chabat ! Chouette, je ne l’ai pas encore vu ! Hé bien, à plusieurs reprises, elle émerge péniblement de son sommeil, juste pour me demander de lui remettre Arte avant de s’endormir à nouveau.

La fin

Cynthia au bout de quelques mois éprouve le besoin de clarifier notre relation. Sans me dire exactement ce qu’elle attend de moi, elle me demande à plusieurs reprises de lui dire comment je vois notre relation. La question me paraît curieuse car je dors déjà la moitié du temps chez elle, je passe la totalité de mes loisirs avec elle et elle le sait, je ne me présente pas comme un sex-friend puisqu’on a déjà passé le réveillon de Noël avec sa famille et celui du jour de l’An avec ses amis et voisins ! Que veut-elle au juste ? Pas le mariage quand même, trois mois après notre rencontre ! Mon hypothèse est que son ex-mari lui a proposé de remettre ça et qu’elle voulait être fixée sur notre avenir avant de prendre une décision… Mais bon, c’est juste une hypothèse !

Bref, aussi rapidement que cela avait commencé, l’envie de se voir diminue, nos rencontres deviennent de plus en plus espacées, le moindre problème professionnel ou familial est le prétexte d’annuler nos rendez-vous et puis les coups de fil eux-mêmes deviennent rares et puis…
La dernière fois qu'on s'est vu, la discussion a duré trois heures. C’était à sa demande "il faut qu’on se parle. Je ne te comprends pas. Tu ne te dévoiles jamais. Dis-moi comment tu vois notre relation" Je me suis prêté au jeu, j’ai parlé trois heures durant, sous le feu roulant de ses questions, avec un maximum de sincérité. A une heure du mat, elle avait l'air détendue et nous avons fait l’amour sur le canapé avant de monter nous coucher. Le lendemain, dans la journée je recevais un texto d’elle : " on a beaucoup parlé hier soir mais on ne s’est pas dit grand-chose"…!

Après un dernier coup de fil le jour de la Saint Valentin, j’ai cessé de l’appeler et elle non plus ne m’a pas rappelé.

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La petite vieille

Publié le par Carlus

Pour mes filles, elle sera pour toujours une petite vieille . Une petite vieille pour l’éternité. Figée dans la mort en tant que petite vieille. Elles ne l’oublieront pas, elles ont des tonnes de bons souvenirs avec elle. Des souvenirs où elles étaient enfants et elle une petite vieille .

Et pour moi aussi, d’une certaine façon ! Pas petite vieille, certes, mais mère ! J’ai vécu mon enfance et mon adolescence avec l’idée que j’étais tout naturellement son objet de préoccupation principal pour ne pas dire exclusif. Avec mon frère certes.

Mais surtout pas avec mon père ! Elle s’occupait de lui avec détachement et de nous avec attention. A l’adolescence, quand j'ai compris que les parents, aussi, faisaient l’amour, je l’ai toujours imaginé subissant avec un peu de résignation (allez, tout au plus, avec un peu de tendresse ) les hommages missionnaires de mon père. Pas plus ! Pas de caresses osées, pas de positions… Non, ça lui ressemblait tellement peu ! Imaginer ma mère en train de faire des gâteries à un homme, fût-il mon père et son mari à la fois… Beurk, beurk, beurk ! 

Donc, une vieille, d’une certaine façon, pour moi aussi !

Et puis j'ouvre un vieil album et je m'arrête devant une vieille photo jaunie montrant une petite fille au regard grave tenant sa mère par la main. C’est elle, la petite vieille de nos souvenirs . Elle aurait donc passé son enfance à être une enfant ? Une enfant comme moi, soumise à la volonté d’une autre femme, sa mère ! Une enfant à qui l’on a crié "donne-moi la main avant de traverser" ? Ca ne lui ressemble pas, d’être ainsi dépendante d'une autre ! C’est elle qui a toujours décidé de tout à la maison, avec l'aisance de celle qui avait fait cela de toute éternité !

Qu’est-ce qu’il y avait comme pensées derrière ce regard grave de petite fille un peu triste? Des pensées d’enfant, alors que je l’ai toujours connu adulte et mère ? Des pensées effacées de toute mémoire aujourd’hui ! Plus personne sur cette terre pour s’en souvenir, plus aucune trace ! Aujourd’hui, elle n’a jamais été enfant !

Et puis une autre photo : une jeune fille rieuse, robe bouffante et cheveux soignés, prenant des poses de stars avec les autres demoiselles d’honneur au cours d’un banquet familial. Elle doit avoir 17 ou 18 ans, elle ne connaissait pas encore mon père. Je n’étais pas encore né ! Alors forcément, elle ne pensait pas à moi ! Elle n’avait pas des pensées de mère mais des rêves de jeune fille que nous ne saurons jamais.

On dit qu’elle a eu un fiancé avant de connaître mon père. Un fiancé sans plus. Elle a été amoureuse ? Bien sûr ! Pourquoi je me pose la question ? "Un fiancé", dans la bouche ricaneuse de ma grand-tante, ça veut dire qu’elle a fait une bêtise, qu’elle a couché avec un homme qui ne l’a pas épousé !

Elle a été amoureuse, la future petite vieille, elle a du le voir en cachette, elle a du penser à lui le soir dans son lit, elle a du se caresser et inonder sa culotte de son désir pour lui en fermant les yeux et en gémissant tout bas pour ne pas être entendue. Elle a peut-être fait le mur en pleine nuit pour le rejoindre. Elle s’est offerte à lui, sensuellement, passionnément !

Mais ça, si ça a existé, c’est la partie cachée de sa vie, la partie qu’elle n’a jamais racontée. Et le seul à avoir partagé cela avec elle est certainement mort aujourd’hui. Ou a oublié. Ce n’était peut-être pas important pour lui.

Aujourd’hui, elle n’a jamais eu de "fiancé", n’a jamais été amoureuse d’un autre, n’a jamais couché avant de connaître mon père. Cela n’a jamais eu lieu ! Et si cela a eu lieu, cela a été effacé de toute mémoire aujourd’hui !

Il reste l’histoire officielle, la rencontre avec mon père, leur histoire d’amour officiellement si sage qu’on pouvait même la raconter aux petits enfants,  ma naissance, celle de mon frère, leur mariage et sa vie d’épouse et de mère. Qui est une partie de sa vie. Une partie importante mais une partie seulement.

Et puis après, son statut de mamie. Celui qui va durer le plus longtemps. Jusqu’à ce que, un jour,  ceux qui l’ont connu mamie disparaissent à leur tour emportant dans l’oubli même cette partie de sa vie.

 

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Andromaque, épouse et amante

Publié le par Carlus

Où l'histoire d'une petite   déception.

J'avais trouvé, en exergue de je ne sais plus quel ouvrage, une citation curieuse prêtée à Andromaque évoquant ses rapports avec son mari Hector: 

"Et je savais à propos quand il fallait lui céder la victoire ou l'emporter sur lui "

Dans mon esprit  ( malade ? ) l'allusion ne pouvait être que sexuelle. Surtout qu'il existe une position sexuelle appelée Andromaque.

Andromaque, femme parfaite

Je décidai d'en savoir plus.

Alors comme souvent dans mes lectures-déambulations, je décide, pour me faire une idée plus précise,  de télécharger Les Troyennes d'Euripide d'où la citation est extraite.

Avec Amazon Kindle, aussitôt dit aussitôt fait. Ah oui... parce que je lis sur tous les supports : papier, liseuse et même ( plus rarement) audio.   Je n'ai pas le fétichisme de l'objet livre papier. J'ai vraiment acquis le plaisir de lire dans les bibliothèques universitaires ou publiques ( le musée Beaubourg, à l'époque ) et pris l'habitude de rendre un ouvrage après l'avoir lu . Je ne fais pas donc partie de ces gens qui sont "bouleversés par la sensualité du papier, émoustillés par la caresse d'une page qu'on feuillette, ni enivrés par l'odeur subtile de l'encre"

Et puis, la liseuse, c'est pratique à emporter partout où l'on s'attend à poireauter dans une salle d'attente une heure ou deux (à l'hôpital, chez le médecin,  à l'aéroport).

Enfin bref. Je fais appel à Google pour être sûr que le secret d'Andromaque n'a pas déjà été dévoilé et je me lance dans la lecture des Troyennes d'Euripide pour découvrir et peut-être partager avec les lecteurs de mon blog, l'astuce sexuelle de l'épouse d'Hector. 

Las ! je ne trouve rien de plus explicite que la citation à l’origine de ma curiosité. Et pour le reste, une profession de foi de la parfaite épouse qui n'est plus du tout dans l'air du temps et qui a peu de chance de plaire aux femmes d'aujourd'hui ( à part peut-être certaines voilées volontaires ).

Car toutes les vertus qu'on peut souhaiter d'une femme, je les ai pratiquées dans la maison d'Hector.

D'abord une femme, qu'elle soit innocente ou coupable, s'expose à la médisance par cela seul qu'elle ne reste pas à la maison : je m'interdis même le désir d'en sortir, et me renfermai dans ma demeure, sans admettre au sein de mes foyers les entretiens flatteurs des femmes.

Je n'avais d'autre maître que les sentiments honnêtes de mon cœur, et ils me suffisaient : je présentais toujours à mon époux un visage serein et une bouche silencieuse, et je savais à propos quand il fallait lui céder la victoire ou l'emporter sur lui.

Les Troyennes. Euripide

 

Bon, ben, tant pis, chers lecteurs et lectrices  de passage !  Le  secret intime d'Andromaque ne sera pas aujourd'hui explicitement dévoilé. On se contentera donc de supposer (supposer seulement)  que l'expression "quand il fallait lui céder la victoire ou l'emporter sur lui" fait  allusion à des positions sexuelles, la première à la position du missionnaire, la seconde à celle dite aussi de l'Amazone. 

 

 

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Le courage de Bedos, d'Omar Sy et de Despentes

Publié le par Carlus

Je n’aimais pas Guy Bedos. Il a pu peut-être me faire rire quand j’étais très jeune. Peut-être aussi dans le rôle du fils d’une Marthe Villalonga mère juive hystérique dans les films d’Yves Robert. Mais à part ça, je ne l’aimais pas, je n’aimais pas son humour de beauf de gauche content de lui-même. Je n’aimais pas son air fier de lui-même  quand il traitait  des femmes de connes et de salopes.  Je n'aimais pas quand il faisait  semblant d'être indigné, ça sonnait faux. Je n'aimais pas ses ricanements de faux-cul. Je n’ai pas aimé pas qu’il ait quitté Sophie Daumier alors qu’elle était malade et qu’il ait eu l’hypocrisie d’écrire ensuite  que jamais il ne l’aurait quitté s’il avait su qu’elle était malade. Tartuffe, va !


 

Je n'aime pas Omar Sy quand il dit: « Ayons le courage de dénoncer les violences policières en France ». Si je suis demandeur pour dénoncer le racisme ou la violence dans la police et dans la société, je suis exaspéré d’entendre des gens s’autoproclamer courageux. Il n'y a pas longtemps, c'était Audrey Pulvar qui n’avait pas hésité à se comparer à Aimé Césaire. Où est le courage ? Qu’est-ce qu’on risque aujourd’hui à "dénoncer les violences et le racisme" ? Au mieux de passer à la télé, au pire d’être invité à un débat par le ministre de l’intérieur !

Il y a moins d’une génération, Mandela était emprisonné, Martin Luther King assassiné, Ben Barka enlevé, des gens risquaient leurs vies, leurs carrières professionnelles, renonçaient à une vie familiale pour dénoncer le racisme. Eux, ils avaient du courage ! Mais où est le courage de Camélia Jordana, d’Omar Sy ou d’Audrey Pulvar ?


 

Je déteste Virginie Despentes quand elle dit à ses "amis blancs" pour illustrer le racisme en France : "La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe" . Qui peut croire ça ? Qui peut croire que dans la France d’aujourd’hui, on a pu refuser de servir elle et son ami arabe sans que cette conne fasse immédiatement un scandale, alerte la presse, dépose plainte ! La dernière fois qu'un restaurateur a refoulé une femme voilée, la victime a alerté la presse et le lendemain le restaurateur pleurait devant les caméras et se confondait en excuses.

Tout le monde aujourd'hui porte plainte pour un Oui ou pour un Non ! Mais Virginie Despentes et son ami arabe, eux, ont eu des "pudeurs de gazelle" et sont partis sans rien dire ?  Je n'y crois pas une seconde ! 

Virginie Despentes a assez de courage pour déclarer son admiration aux tueurs de Charlie Hebdo ( voir annexe) mais pas assez pour sauter à la gorge du serveur raciste ?


 

PS : Texte de Virginie Despentes  à propos de la tuerie de Charlie Hebdo : 

« J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Leur façon de dire – vous ne voulez pas de moi, vous ne voulez pas me voir, vous pensez que je vais vivre ma vie accroupi dans un ghetto en supportant votre hostilité sans venir gêner votre semaine de shopping soldes ou votre partie de golf – je vais faire irruption dans vos putains de réalités que je hais parce que non seulement elles m’excluent mais en plus elles me mettent en taule et condamnent tous les miens au déshonneur d’une précarité de plomb », écrivait-elle alors.

Et d'ajouter : « Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le Prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Du mauvais film d’action, du mauvais gangsta-rap. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas. Il y a eu deux jours comme ça de choc tellement intense que j’ai plané dans un amour de tous – dans un rayon puissant.»

 

 

 

 

 

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Humour juif

Publié le par Carlus

C'est bien connu, seuls les juifs savent faire de l'humour juif. 

Un journal parodique, intitulé "LE GORAFEUJ"  (Feuj = verlan de juif en langage djeune)  illustre parfaitement cet humour.

Mon antivirus me signalant que le site n'est pas sûr, car pas httpS ( comme Eklablog, d'ailleurs ), je vous donne quelques  exemples au cas où vous auriez des réticences à vous y rendre :  


Shoah : Hitler pris d’une bouffée délirante après avoir fumé du cannabis ne peut pas être tenu responsable de la mort des Juifs,

Une équipe composé d’historiens iraniens et de psychiatres français affirme avoir découvert qu’Hitler et ses suppôts étaient sous l’emprise du cannabis. Kim Ho Park, ..., professeur détaché à l’Ecole des Etudes Historiques de Téhéran est formelle : « Le Führer ne peut pas être techniquement responsable de la mort des Juifs, car son discernement était altéré au moment des faits à cause d’une trop grande consommation de cannabis. »


 

Juif, gay et sioniste, il devient franc-maçon pour ne pas décevoir les antisémites

Pour Jonathan, 32 ans, il s’agissait d’une évidence. Après avoir fait son coming-out, et être allé vivre en Israël par idéal sioniste, ce jeune juif sentait qu’il devait aller au bout de sa démarche. Il appelle cela « Le Grand Chelem », celui consistant à cocher toutes les cases pour, selon ses propres mots « ne pas décevoir les antisémites. Il va juste me manquer apatride et cosmopolite, mais je cherche...  »


 Il se convertit au judaïsme afin que ses blagues antisémites soient de l’autodérision

Etrange destin que celui d’Heinrich Abdel Nasser, ce germano-égyptien de 32 ans. Habitué aux calembours douteux sur les Juifs, il s’est converti au judaïsme sous le nom de Yaakov Golani afin de pouvoir s’inscrire dans la grande tradition juive de l’autodérision. Retour sur un parcours atypique, entre Le Caire, Berlin et Jerusalem


 L’évêché de Paris souhaite que Notre -Dame  soit une synagogue afin, selon l’Archévêque « d'être sûr que ce soit bien surveillé cette fois »

 


 

 

 

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Le grand gourou jubile !

Publié le par Carlus

A quoi servent les procédures que l'on doit respecter avant de déclarer qu'un médicament est efficace ? Elles servent à nous protéger de "Big Pharma" ! 

"Ce professeur nous a présenté un traitement quasi miracle, jonction entre la pensée savante et la pensée magique, et a refusé les essais cliniques", a-t-il déclaré, avant de poursuivre : "Les essais cliniques ont été instaurés pour protéger médecins et patients de l’influence commerciale de l’industrie pharmaceutique, pour que les fabricants apportent la preuve de l’innocuité de leurs produits avant de les vendre".     Alain Finkielkraut

Par un étrange renversement des valeurs, ce sont ceux qui refusent d'apporter les preuves de leurs affirmations qui prétendent lutter contre Big Pharma !


 Maintenant que The Lancet a publié une mise en garde (« expression of concern ») concernant son étude statistique "observationnelle" sur l'hydroxychloroquine, tous ceux qui refusent par principe de faire la moindre autocritique sur leurs propres travaux, qui considèrent qu'ils n'ont pas à prouver leurs affirmations, jubilent et considèrent qu'ils ont gagné et que l'élite ennemie a capitulé devant le peuple guidé par son grand Manitou !


 OK , il faut admettre que la vie collective est faite de recul et que le succès des opportunistes et des démagos fait aussi partie du débat démocratique. 

 

 

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Mélenchon, de Berlin à New-York

Publié le par Carlus

"Le mur de Berlin va tomber à New-York !"  Etrange raccourci géographique  de  Mélenchon pour nous faire savoir son opinion sur les l’affaire George Floyd


Le voyage de Mélenchon de Berlin à New-York


 

 

 

 

 

 

 

Le mur de Berlin va tomber à New-York ???   Ah bon ??  Il était donc heureux de la chute du mur de Berlin ? 

Non, pourtant ! Voici ce qu'il écrivait à l'époque : pour lui, la chute du mur de Berlin a été l’élément déclencheur de l'annexion de l’Allemagne de l'Est par une puissance étrangère appelée Allemagne de l'Ouest !  

 « Je vous renvoie à mon livre, “le Hareng de Bismarck”, où je montre comment l’Allemagne de l’Est a été annexée. Ce n’était même pas constitutionnel. Ce n’était pas ce que demandaient les Allemands de l’Est. Ils voulaient faire une Constituante, ils voulaient voter, se prononcer sur l’intégration Est-Ouest et sur la préservation d’un certain nombre de leurs acquis. »


 Nota Bene :

- Pour bien comprendre la portée de ses  propos, il faut savoir qu'il ne considère ni l'occupation du Tibet par la Chine, ni celle de la Crimée par la Russie, comme des annexions. 

- Notons que le tribun savait exactement ce que voulaient les Allemands de l'Est avant même qu'ils aient voté. 

 - On notera également au passage que la mise en place d'une  "Constituante" semble une constante de sa pensée politique.  L'assemblée constituante mise en place ( sans limitation de durée ) au Venezuela pour enlever tout pouvoir au Parlement que l'opposition avait gagné, explique peut-être ce fantasme.

 

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