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Rêveries d'un promeneur accompagné

Publié le par Carlus

Elle : Et tu sais ce qu’il me répond, mon petit-fils? « Mamie, t’es encore jolie... pour une mamie ». Ahahah… Je lui réponds du tac au tac «  toi aussi, mon grand, t’es pas mal pour ton âge... » Ca va ? Tu as l’air fatigué !


Lui : Non non, ça va...
Qu’est-ce qui fait qu’on ait un besoin de se mettre en couple ? J’étais bien comme j’étais… enfin, je crois… pourquoi changer ? À mon âge… !  Quand on est jeune, je peux comprendre : Il faut avoir des enfants, puis les élever, puis les aider à se lancer dans la vie, les suivre un moment, et pour tout ça, c’est mieux d’être à deux, tant pis pour les inconvénients… Mais là franchement, à mon âge, ça sert à quoi un couple ?

Elle : ...je lui ai dit : en matière de mode, les Américains ne nous arriveront jamais à la cheville ! Certes ils ont quelques grand noms Marc Jacobs, Michael Kors et d’autres encore que je ne connais pas, mais ils n’ont pas la notoriété mondiale des Européens, Français et Italiens en tête ! Et tu sais ce qu’elle me… Tu m’écoutes ? Qu’est-ce qu’il y a ? tu as l’air soucieux...

Lui : Non, non, ça va… Je réfléchis à ce que tu dis...
Ou alors c’est ça la vraie raison du couple : avoir quelqu’un qui se soucie de nous… Ce serait ça le bonheur d’être en couple ? Oui, peut-être. Le bonheur de savoir qu’il y a quelqu’un qui veille sur nous ?  Un peu infantilisant, non ? Ou alors qui s’inquiète pour nous ? Une notion assez proche des fameux couples Tamalou (T’as mal où?) Mais ça ne sert à rien, il y a mes enfants qui se soucient de moi… Non, non , c’est pas vrai… ils sont loin. Et puis c’est plutôt moi qui me soucie d’eux que le contraire.

Elle : Qu’est-ce qu’elle croit ? J’ai travaillé plus de 20 ans dans le secteur hospitalier, je sais ce que c’est. Dans le secteur de la santé mentale, nous avons un énorme retard. Je vais te dire, tous les médecins que j’ai formé m’ont remercié de leur avoir fait comprendre que le rapport avec le patient compte autant que......

Sa petite-fille :  Oh, papy, une fanfare !!! Papy, on peut aller danser ?

Lui : Non, non, y a trop de monde, on va se perdre dans la foule
Ou alors… ou alors, le couple c’est pour mieux jouer son rôle de papy avec une mamie de rechange . Bon, il faut que j’arrête mes bêtises. 

Sa petite-fille  :  Allez, Papy, s’il-te -plaît… Viens avec moi… !

Lui : Non, je t’ai dit ! Et puis je ne sais pas danser ! Tout le monde va se moquer de papy, c’est ça que tu veux ?
Ah, je sais ! C’est ça la nécessité du couple : ne pas être ridicule ! être dans la norme sociale. C’est vrai qu’aller au cinéma, au théâtre, visiter une expo, prendre une semaine de vacances, ça se fait normalement à deux. Y aller seul a un petit côté pitoyable. Moi perso, je ne peux pas. Quand je suis seul, je sors beaucoup moins. Quant aux conseils d’adhésion aux clubs de lecture, d’écriture, de randonnée, d’amis du Louvre  et tutti quanti, merci beaucoup, très peu pour moi. Sortir entre potes, à la limite, mais bon c’est juste pour aller au resto et évoquer le bon vieux temps. Non, je crois que j'ai trouvé : la nécessité d’être en couple est une obligation sociale. Comme se couper les cheveux et offrir des cadeaux à Noël. On peut toujours choisir de ne pas le faire, mais dans ce cas on assume d’être un marginal.

Elle : Allez, sois gentil avec ta petite-fille : va sur la piste avec elle

Lui : Non, non, ! Toi, vas-y ! Moi, je vous prends en photo, vous êtes très photogéniques toutes les deux.
Et puis, comme obligation sociale, c’est vrai qu’elle n’est pas mal, celle-là… plutôt mignonne, bien conservée pour son âge ( plus que moi en tout cas), un peu bavarde (mais bon, c’est une femme !) légèrement autoritaire, psycho rigide sur la bouffe  (produits bio obligatoire, 10.000 pas jours  et sucre rapide interdits) mais bon, c’est pour mon bien... et un chouia snob aussi mais bon ça la rend élégante... et elle semble amoureuse. Est-ce que moi je le suis ? Je le crois, mais, quand j’y réfléchis, je sens bien que je l’aime parce qu’elle m’aime. Si ça se trouve, il en est de même pour elle. Ah, je comprends, c’est ça la nécessité du couple : ça vient de l’amour narcissique que j’éprouve pour moi-même et que je ne trouve que dans le regard d’une femme qui dit m’aimer.  Comme dit la chanson, c’est moi que j’aime  à travers elle. Et réciproquement. Le couple ce serait donc de l’amour narcissique réciproque. 

Elle : Bon OK, tu es vraiment un ours indécrottable ! Viens, ma petite chérie, on va danser !

Lui : (il la regarde danser)
C'est vrai aussi qu'elle est vraiment pas mal foutue pour son âge. Bon, il faut j’arrête aussi de me prendre la tête avec ça. On a aussi besoin d’être en couple pour faire l’amour de temps en temps. Même à mon âge. Pour se sentir exister. Pour ne pas se mettre à attendre la mort.  Ca suffit comme raison. Et c’est plus fort que nous, puisqu’on continue à en avoir envie, malgré l’impossibilité de faire des enfants et malgré tous les cancers que cela peut provoquer. Même les papillons, les vers de terre et les ornithorynques ne peuvent pas s’en passer ! Alors, mon pauvre ami, pas la peine de chercher midi a quatorze heures ni des poux dans la tête d’un chauve, arrête d’enculer les mouche et remets-toi en couple  !


 

Rêveries d'un promeneur accompagné

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Noël à Camaret

Publié le par Carlus

Les chansons paillardes d'antan se moquaient souvent de l'Eglise et des curés. Un exemple parmi d'autres : quelques couplets originaux des Filles de Camaret

 

Les filles de Camaret se disent toutes vierges (bis)
Mais quand elles sont dans mon lit
Elles préfèrent tenir mon vît
Qu'un cierge. (ter)

Si les filles de Camaret s'en vont à la prière, (bis)
C'est pas pour prier l'Seigneur,
Mais pour branler le prieur
Qui bande. (ter)

Le curé de Camaret a des couilles qui pendent (bis)
Et quand il s'assied dessus
Ça lui rentre dans le cul,
Il bande. (ter)

La servante du curé a le ventre qui gargouille. (bis)
C'est qu'elle en a trop mangé
De l'andouille à m'sieur l'curé
D'l'andouille. (ter)

 

Joyeux Noël

Noël à Camaret

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Audit philarmonique

Publié le par Carlus

Quand j'écoute sur le web les "experts en tout" commenter l'actualité économique, politique, médicale et diplomatique, de façon assez pédante et ridicule, je pense à cet audit trouvé le Net il y a très longtemps et qui faisait mourir de rire mes collègues et moi dans le cabinet d'audit où nous officions à l'époque

AUDIT DU GRAND ORCHESTRE PHILARMONIQUE NATIONAL 

commandé par le Ministère de la Culture

en vue de déterminer les causes du déficit et de proposer toute disposition nécessaire à résoudre le problème

CONCLUSIONS

-Les douze premiers violons jouant à l’unisson, c'est-à-dire des notes identiques, on peut réduire considérablement leur nombre, quitte à utiliser, si une forte intensité sonore est requise, une amplification électronique.

- Le coefficient d’utilisation du triangle est extrêmement faible. On a intérêt à utiliser plus largement cet instrument et même à en avoir plusieurs. Son prix d’achat étant extrêmement bas, l’investissement serait très rapidement rentabilisé.

- Jouer les triples croches nécessite un effort considérable et représente une complication inutile. Nous suggérons que toutes les notes soient arrondies à la double croche la plus proche. De la sorte, on pourra, dans une plus large mesure, faire appel à des musiciens moins qualifiés.

- On constate que le même passage est répété trop souvent. Ces répétitions peuvent être sérieusement réduites. On peut estimer que si toutes les redondances sont éliminées, un concert de trois heures peut tenir en vingt minutes, ce qui diminue les frais généraux et évite, de plus, la nécessité d’un entracte.

- Le remplacement du piano à queue par un piano droit, voir un piano électrique, moins encombrants, permettrait d’utiliser plus rationnellement l’aire de stockage du magasin de rangement des instruments.

- Pour de nombreux autres exécutants, une des mains sert presque exclusivement à tenir l’instrument ; l’emploi d’un support permettrait de rendre la main oisive disponible pour une autre activité.

- On peut remarquer aussi, de temps en temps, l’effort excessif fourni par les joueurs d’instruments à vent, alors que l’emploi d’un compresseur pourrait procurer l’air nécessaire d’une façon adéquate et mieux contrôlée.

- L’obsolescence des instruments est aussi un point qui mérite d’être examiné : Ainsi, l’instrument du premier violon a plus de cent ans ! Si on avait appliqué correctement le barème d’amortissement, on aurait constaté que la valeur de cet instrument était nulle et on aurait pu envisager l’achat d’un instrument plus moderne.

Enfin, même si cette remarque n'a aujourd'hui qu'un intérêt historique, il est permis de penser que si Monsieur Schubert avait dès l'origine appliqué toutes ces recommandations, il aurait probablement eu le temps d'achever la symphonie." 

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Comment réduire la Dépense publique

Publié le par Carlus

Si j'étais le gouvernement, je dirais...

Françaises, Français, mes chers compatriotes

Il faut résorber les déficits publics que nos prédécesseurs (les "Mozart de la finance", hahaha) ont laissé filer à un niveau insupportable. Et réduire les déficits, c'est d'abord réduire la dépense publique (puisque vous faites, mes chers compatriotes, un caca nerveux à la moindre augmentation d'impôt). Alors je vous l'annonce solennellement : j'ai pris la décision de réduire la dépense publique dans TOUS les secteurs.

Je dis bien : REDUIRE LA DEPENSE PUBLIQUE et DANS TOUS LES SECTEURS !

TOUS !  A part, bien entendu, quelques rares exceptions :

- la santé qui, par nature, n'a pas à être soumise à une logique comptable

- les retraites déjà mises à mal par le gouvernement précédent

- la culture que l'on ne saurait traiter comme une vulgaire marchandise soumise aux lois du marché

- l'éducation nationale, bien entendu, car c'est l'avenir de la France qui se prépare là

- la défense, les récents événements nous ont bien montré que nous vivons dans un monde dangereux

- la justice, qui manque cruellement de moyens et qui a du retard à rattraper

- la diplomatie, car la France n'est la France que quand on lui donne les moyens d'adresser son message au monde

- la recherche, qui est la clé du développement, tout le monde le sait

- le programme spatial, car tout retard dans ce domaine serait irrattrapable

- le nombres d'élus, car ils sont l'expression vivante de notre démocratie

- les collectivités territoriales, car ce serait pure démagogie que de le faire

J'ai, en conséquence, en tant que premier ministre, décider de réduire de façon drastique le budget consacré aux anciens combattants et notamment ceux de la guerre 14/18.

Et dans le cas où quelques autoproclamés "poilus" descendraient dans la rue pour défendre des intérêts particuliers au mépris de l'intérêt général, je saurais leur répondre de la façon la plus ferme et continuer à mettre en œuvre avec la plus grande détermination la politique courageuse qui a toujours été la mienne.

A bon entendeur, vive la République, vive la France

 

 

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Pour gagner le Paradis

Publié le par Carlus


Pour entrer dans le Paradis
Pas besoin d'un énorme Q.I.
Il suffit juste de trouver 
Un Bon Dieu miséricordieux
Des soldats déséquilibrés
Et d'être bien déterminé
A instaurer une société
Conforme à la loi du dit Dieu

Et selon la loi de ce Dieu
Attestée par le Livre sacré
Le croyant de grande piété
Qui veut aller au paradis
Sait que pour y être admis
Il doit sans pitié lapider
Les coupables d'infidélité
Violer, torturer et tuer 
Les femmes qui ne sont pas voilées
Emasculer, défénestrer
Les hommes soupçonnés d'être gays
Qu'il doit bruler et égorger
Les Juifs, mécréants et athées.

Mais... gare ! Il ne devra jamais
Du porc et du vin consommer
Car là ce serait péché mortel
Puni de l'enfer éternel !

 

 

Pour gagner le Paradis

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Français de souche : qui sont les plus anciens ?

Publié le par Carlus


A l'époque, Gérard Longuet s'était fait violemment critiquer pour avoir déclaré, à propos de  la nomination d'un Français "de la diversité" à la  présidence de la Halde, qu'il valait mieux nommer quelqu'un du "corps français traditionnel" pour acceuillir les nouveaux.

L'idée que c'est aux Français de souche qu'il revient d'accueillir les nouveaux et de lutter contre le racisme me parait plutôt normale. 

Mais qui sont les plus anciens, au fait ? Je discute avec un ami martiniquais, prof d'histoire-géo, vaguement indépendantiste ("vaguement, comme les Corses et les Bretons" précise-t-il avec un sourire). 

Et sur ce sujet, il me dit : "ah non ! Moi, Martiniquais, m'occuper des problèmes des Corses, des Alsaciens et des Savoyards, merci beaucoup, j'ai autre chose à foutre !" 

Mais oui , cher lecteur, le prof d'histoire me fait remarquer que la Martinique est devenue "Terre Française" depuis très longtemps depuis qu'un certain Pierre Belain d'Esnambuc  y  débarqua le 15 septembre 1635 et en pris possession au nom du roi Louis XIII. 

Une simple recherche sur internet montre que toutes les régions françaises n'ont pas la même ancienneté : 

Petite chronologie non exhaustive du rattachement de nos régions à la France éternelle

- 1532 la Bretagne devint définitivement une terre Française quand Anne de Bretagne épousa successivement ( il fallait au moins ça !) DEUX rois de France Charles VIII et Louis XII.

- 1635 : La Martinique . Découverte par Christophe Colomb en 1502, la Martinique devint Terre française 133 ans plus tard  quand d'Esnambuc en pris possession  au nom du roi Louis XIII. (On a presqu'envie de dire que les malheureux Amérindiens qui occupaient l'île ont eu le temps de se préparer) 

- 1648 : le sud de l'Alsace est cédé à la France par le Saint Empire Romain Germanique suite au traité de Westphalie

- 1768 : La Corse devient  française. Par le traité de Versailles, la République de Gênes cède la Corse à la France de  Louis XV en échange de l'annulation de  sa dette. 

Notons, pour la petite histoire, que quelques décennies plus tard, la France aura à sa tête un couple de Français issus "de la diversité": Napoléon, né  dans une Corse qui, un an après l'annexion à la France, continuait à résister farouchement et par les armes à l'occupation française,  et son épouse Joséphine de Beauharnais, une Martiniquaise  qu'on aura du mal à qualifier, malgré la plus grande ancienneté de son île natale dans la nation française, de "Française de souche".  

- 1798 : Mulhouse quitte la Confédération suisse et vote son rattachement à la France. Toute l'Alsace devient donc française.

- 1860 : La Savoie  rejoint la France aux termes du Traité de Turin

-1860 : Le comté de Nice, alors partie intégrante du royaume de Piémont Sardaigne, est rattaché à la France

 

Ben oui, que voulez-vous que je vous dise, moi ? L'Histoire est une garce un peu perverse !

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PS : Et s'agissant des de nos amis Yankees, il est intéressant de savoir que c'est le grand-père allemand de Donald, un certain Friedrich Trumpf, qui arrive le premier aux Etats-Unis le 19 octobre 1885. Donald est donc né dans une famille devenue américaine depuis seulement DEUX générations seulement.

 

Nota Bene : Ce billet n'a pas pour objet de préconiser l'immigration massive et sans contrôle. Son but est plutôt de montrer qu'en la matière, ce sont les Etats qui décident. Et qui doivent continuer à décider.

 

 

 

 

 

Français de souche : qui sont les plus anciens ?

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Les complotistes n'ont pas de couilles

Publié le par Carlus

Dans l'affaire Brigitte Macron, ils sont tous là au tribunal, inquiets,  à se réclamer soit de la liberté d'expression, soit de l'humour et de la parodie, soit de l'erreur commise de bonne foi. 

Et pourtant...
Quand un complotiste nous dévoile les secrets extraordinaires que les médias meanstream nous cachent, il ne dit jamais "je crois que" ou "il me semble que " . Non, il nous affirme que ce sont des faits avérés, qu'il a les sources et que d'ailleurs il les tient à notre disposition sur son site, que ceux qui n'y croient pas sont des crédules un peu neuneus qui ne comprennent rien à rien ! 

Notre société régresse. Paradoxalement à cause de techniques de communications géniales mises à la disposition de tous y compris du premier connard venu.  Il y a quelques siècles, pendant les épidémies de peste, des groupes de fanatiques religieux allaient de village en village pour affirmer que c'était parce que les Juifs avaient empoisonné les puits. Ca demandait quand même de faire des centaines de kilomètres chaque jour, et beaucoup de temps si on voulait toucher beaucoup de monde. Aujourd'hui le même connard retweet une info qui lui parait géniale et il touche mille, que dis-je? dix mille, cent mille, un million de "followers" !

Ces dernières années, les complotistes nous ont appris que : 

- Barak Obama n'était pas Américain

- Que les responsables démocrates américains organisaient régulièrement des soirées pédo-sataniques au cours desquels ils buvaient le sang de bébés préalablement violés

- que le Covid a été créé de toute pièce à l'Institut Pasteur dans le but de décimer la population mondiale

- que le Vaccin Pfizer a été créé dans le but de tuer trois milliards de gens sur la planète

- que l'ONU a voté une résolution réclamant le remplacement de toute urgence de la population française 

- que c'est l'OTAN via l'Ukraine qui tente d'envahir et d'annexer la Russie

- que Zelenski a racheté le plus grand casino du monde 

- que Emmanuel Macron est gay et en couple avec le directeur de radio-France

- que sa femme Brigitte Macron est un homme transexuel qui a volé l'identité de son frère

j'en passe et des meilleurs !

Qui peut bien être à l'origine de ces fake-news ?  Demandons nous déjà à qui profite le crime ?

Vous aurez remarqué qu'aucune de ces révélations complotistes ne touche ni Marine Le Pen, ni Donald Trump, ni Poutine !  Curieux, non ?

Mais bon, comme disent souvent les complotistes eux-même  " j' dis ça, j' dis rien"


 

Les complotistes n'ont pas de couilles

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Vite ! Qui, comme prochain président ?

Publié le par Carlus

Le temps presse. L’échéance approche. Les candidats se déclarent. L’offre s’élargit.
Alors QUI ?

Mélenchon ?

Pourquoi pas ? Si on a envie de passer directement de sixième puissance économique mondiale à pays du Tiers-monde en deux ans, en sautant les étapes et sans espoir de retour, ça peut être une option. En plus, ce sera facile à mettre en œuvre : une bonne assemblée constituante qui s’octroierait tous les pouvoirs du parlement, comme au Venezuela, une présélection des candidats à la cubaine ou à l’iranienne et ça deviendrait irréversible…! Que demande le peuple, au fond ? un leader teigneux et colérique, entouré de roquets, rien de plus ! Tout le reste n'est que du bavardage anti-démocratique !

Marine Le Pen ?

Ou Bardella, oui, d'accord ! Et quoi ? Où il est le problème ?  S'aligner sur Poutine peut-être une bonne idée , vous savez ?   Ca nous permettrait déjà d'économiser beaucoup d'argent en réduisant le budget de la défense nationale et celui consacré à l'OTAN, puisque la Russie serait désormais un pays ami. Ami et protecteur, même. Regardez comment les peuples Tchétchènes et  Biélorusses sont heureux sous la protection du leader ! Il est si charismatique qu'on ne lui connait aucun opposant, vivant en tout cas !  Ce serait vraiment dommage de ne pas se mettre sous la protection bienveillante de ce type, non ? 

Xavier Bertrand  peut-être aussi ?

Oui, je l'ai entendu parler avant-hier. Et bien, lui aussi aussi pourrait être une option, je trouve ! C’est vrai, quoi, depuis François Hollande, il manquait au paysage politique français un gros mou, un peu démago, un peu veule mais qui n’a pas peur de promettre. Et puis franchement, respect pour un politicien qui a "entendu le cri de la France, la France des silencieux, la France des invisibles, la France des oubliés" ! Quelle éloquence ! On dirait du Mélenchon revu et corrigé par Djamel Debouzze !

Ou alors un candidat écolo !

N’importe lequel ferait l’affaire : Marine Tondelier, Eric Piolle, Grégory Doucet, Sandrine Rousseau, peu importe ! De toute façon, quel que soit celui que la base choisira (en principe le plus sectaire, c’est une tradition chez eux), il sera tenu d’intégrer dans son programme les revendications que la grande majorité des Français attend depuis longtemps :

-  généralisation de l’écriture inclusive
- réunions en non-mixité,
- quota d’élus LGBT+++ au parlement et au gouvernement,
- interdiction des arbres morts de Noël

A l’occasion quelques mesures pour limiter la quantité de sucre dans les sodas, juste pour faire bonne figure, juste pour la forme, car, soyons honnêtes,  les Français s’en foutent royalement !

Vite ! Qui, comme prochain président ?

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Europe, mon amour

Publié le par Carlus

Alors que l'horizon commence à s'assombrir pour Europe et tout ce qu'elle représente, je voudrais lui dire une nouvelle fois  à quel point je l'aime 

Europe, mon amour, je t’aime !

Je t’aime, je t'ai toujours aimé. Avant même que je le sache, avant même que je puisse mettre des mots sur mes sentiments, je t’aimais déjà !

J’aime tout en toi : ta force, tes faiblesses, ta culture, ton histoire !

Je t'aime comme tu es, avec tous tes défauts, ceux que tes ennemis mettent en avant pour te discréditer en occultant ton énorme capacité à les corriger,  à t'améliorer, à trouver des solutions nouvelles que le monde entier reprendra ensuite.

J’aime tout en toi : ta capacité à te remettre en cause quand tout va bien, ta détermination à protéger les tiens quand tout va mal.

J’aime ton passé avec ses moments de gloire et ses heures sombres. J’aime l’avenir que tu me proposes.

J’aime les débats permanents que tu suscites en ton sein, le fourmillement d’idées, de révoltes, d’enthousiasmes qu’il y a en toi ! J’aime le foisonnement de défilés, de manifestations, d’élections, de référendums, de motions de censure, de questions préalables qui t’agitent chaque jour !

J’aime le regard bienveillant et protecteur que tu portes sur les enfants, sur les vieillards, sur les femmes, sur les étrangers.

J’aime les droits que tu accordes à tous, le droit au respect, le droit à la dignité, le droit de tout prendre sans être tenu de dire merci.

Je t’aime ! J’aime jusqu’à tes défauts, ta façon de fonctionner si compliquée, si imparfaite, si ridicule parfois. La simplicité et l'évidence en la matière sont si souvent le masque souriant du totalitarisme.

J’aime ta naïveté un peu prétentieuse quand tu rappelles au monde les grands principes de liberté et de justice  ! J’aime même ton cynisme quand tu fais venir chez toi des étrangers pour payer tes retraites et que tu prétends que c’est par pure générosité !

J'aime l'idée que mes enfants, mes petits-enfants et leurs enfants seront, en ton sein, plus à l'abri de la guerre et de l'oppression, du fanatisme et de l'obscurantisme,  de la misère et de la maladie, que partout ailleurs dans le monde qui s'annonce.

Je t'aime, mère nourricière du corps et de l'esprit, mère protectrice armée du glaive de la guerre ET de la balance de la justice ! Je t’aime, Europe, ma bien-aimée, ma muse, ma Mère-Patries !

Europe, mon amour

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Casanova, Alzheimer et moi

Publié le par Carlus


Casanova - (voix de vieillard lente et chevrotante)

Entre, Carlus ! Tu as donc quitté ton EHPAD et surmonté la peur qu'inspire ce lieu  pour me rendre visite. Bienvenue dans cette triste et sombre demeure qui est la mienne depuis maintenant plus de deux siècles ! C'est un immense plaisir pour moi que de rencontrer quelqu'un de là-haut ! Mais... comment as-tu fait pour entrer ? Je croyais que ce monde était réservée aux âmes qui...

Carlus- Je me suis arrangé avec Charon. Je ne lui ai montré que la partie inerte de mon cerveau, il n'y a vu que du feu  ! Je suis très honoré de vous rencontrer, Monsieur Giacomo Girolamo Casanova.

Casanova - Tsst tsst! Pas de ça entre nous, mon cher ! Appelle-moi Giacomo et tutoyons-nous, je t'en prie !

Carlus- Merci, je suis très flatté de cette marque d'amitié, Giacomo !

Casanova - Je t'en prie, prends un siège ! Alors, dis-moi,  il paraît qu'on parle encore de moi, là-haut ?

Carlus- Oh, plus que jamais, Monsieur... pardon...Giacomo ! Un des grands écrivains du moment, un certain Philippe Sollers, a sorti il y a quelques années un ouvrage intitulé "Casanova l'admirable" que j'ai lu et il ne tarit pas d'éloges sur vous... sur toi !

Casanova - Quelle heureuse nouvelle tu m'apprends là, cher Carlus ! Excuse-moi de t'importuner avec ma curiosité quelque peu égoïste, cher ami, mais tu comprendras bien qu'en ce lieu triste et vide où ma vieille âme demeure désormais, on ne saurait me faire le reproche "de ne savoir plus jouir que par réminiscence". C'est une énième biographie, n'est ce pas, qu'a écrit ce monsieur Sollers?

Carlus- Oh c'est bien plus que cela ! Il dit "Il faut lire Casanova dans le texte, c'est l'un des plus grands écrivains du XVIIIe, au même titre que Voltaire, Rousseau ou Diderot." Il dit aussi que tu es un des "précurseurs de l'identité européenne".

Casanova - Le charmant homme que voilà ! Il est vrai que j'ai sillonné les routes d'Europe. Tu sais, Carlus, c'est un grand bonheur pour un homme de voir ses mérites reconnus, même à titre posthume ! On a tellement tenté de me faire passer pour une sorte d'automate sexuel, frivole et pitoyable comme ce gredin de Federico Fellini qui, m'a-t-on dit, me ridiculise dans une ses œuvres !

Carlus - Sollers, lui, pas du tout ! Il est en admiration devant ton pouvoir de séduction, et te qualifie de Séducteur- Philosophe.

Casanova - "Séducteur-Philosophe", quelle belle formule...! Il faudra que je pense, le moment venu, à remercier ce monsieur Sollers des efforts méritoires qu'il entreprend pour réhabiliter ma mémoire et des bonnes dispositions qu'il manifeste à mon égard. Et, toi aussi, je te remercie infiniment, mon ami, de ces excellentes nouvelles que tu m'apportes là et qui réjouissent mon âme languissante !

Carlus- Il n'y a pas de quoi, Giaocomo ! Quoi de plus naturel entre... entre gens de bonne compagnie !

Casanova - Alors, que puis-je donc faire pour toi, mon ami ? Quel est donc le puissant motif qui t'a fait braver la peur qui étreint d'habitude les mortels à la seule idée d'entrer en ces lieux ? Laisse-moi deviner ! Tu voudrais que je te dévoile LE secret de la séduction!

Carlus- Euh... ce n'était pas l'objet de ma visite, mais oui, si tu pouvais m'en toucher deux mots, je t'en serais infiniment reconnaissant !

Casanova - Il faut aimer chaque femme, mon cher ami, comme si elle était l'unique femme de notre vie et s'en faire aimer. "Les femmes de ma vie m'ont aimé et je les ai aimées, l'âme étant chez moi à l'unisson du sensuel. Aussi, en aimant une, je ne songeais jamais à la suivante: elle me paraissait comme l'Unique."

Carlus- Oui, non mais ça, c'est du baratin, du baratin de séducteur, de collectionneur ! Quand on dit "je ne pense pas à la suivante", on dit en même temps qu'il y aura une suivante !

Casanova - Oui, peut-être, mais je n'y pensais pas sur le moment, mon cher Carlus!

Carlus- Tu n'y pensais pas sur le moment, peut-être, mais tu savais déjà qu'il y aurait une suivante ! Le type qui aime une femme ne se dit pas "je ne pense pas à la suivante" ! Il se dit " Il n'y aura pas d'autres femmes dans ma vie" !

Casanova - Mon cher Carlus, sache que "pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu'on soit condamné à y habiter".

Carlus- He bien, voilà ! Là, tu es sincère ! Instable, collectionneur,  mais sincère !

Casanova - Comme tu voudras ! A chacun sa vie, mon cher ami ! Chacun décide qui il veut être et assume la vie qui résulte de son choix ! Il m'a été dit que tu étais destiné à être l'homme d'une seule femme et que ce sont les hasards de la vie qui t'ont conduit à en aimer plusieurs.

Carlus - C'est vrai, et j'ai tout connu des affres de l'amour : l'infidélité, la perfidie, la jalousie, le doute, la panne, le divorce, le veuvage...

Casanova - Mais bon, le temps passe... dis-moi donc la raison de ta visite.

Carlus- Juste une dernière question avant d'arriver au motif de ma visite ! Tu as vraiment couché avec tes sœurs et même avec ta propre fille Leonilda ?

Casanova - Ce n'était que ma fille adoptive,  ma belle-fille comme vous dites aujourd'hui, la fille de Lucrezia, une ancienne amante ! 

Carlus- Sauf que Lucrezia, elle, l'a toujours présenté comme étant "la fille de Casanova" !  

Casanova (sur un ton sec) - Oui, mais je ne l'ai appris que plus tard !  Mais quel est donc le motif de ta visite ? Je te rappelle que j'ai déjà été jugé pour les fautes que j'ai commises de mon vivant et c'est d'ailleurs ce qui explique ma présence en ces lieux ! Voudrais-tu me juger une nouvelle fois ?

Carlus- Oui, pardon, venons-en au fait ! En fait je suis venu te demander une faveur.

Casanova - Je t'écoute

Carlus- Alors voilà, dans les salons littéraires que tu fréquentais dans toute l'Europe, beaucoup de gens te considéraient comme un excellent critique littéraire, n'est-ce pas ?

Casanova - En effet, beaucoup de gens me faisaient l'amitié d'écouter avec intérêt mon point de vue dans un grand nombre de domaines et notamment sur les œuvres écrites aussi bien par des écrivains talentueux que par des écrivaillons prétentieux.

Carlus- Alors voilà,  je tiens un blog depuis quelques années. Oh, rien de sérieux, un passe-temps, un journal intime rigolo, un bloc-notes pour relire et me souvenir plus tard de ce que j'ai pu dire au fil du temps... Alors, je me suis dit que tu pourrais peut-être me dire... Enfin, j'aimerais bien avoir ton avis éclairé sur mon blog. Charon m'a dit que tu lisais parfois mes billets ?

Casanova - Oui, bien sûr ! Parmi les différentes pénitences qui m'étaient proposées, c'est celle que j'ai choisie ! J'ai horreur de me faire brûler la plante des pieds.

Carlus- Alors, qu'est-ce que tu en penses ? Sois sincère! Je suis vraiment curieux de connaître ton point de vue...

Casanova - Euuhhh... Ah, tiens... ils vont bientôt fermer les portes, mon cher Carlus ! Tu ferais bien de t'en aller rapidement !

Carlus- Mais... juste un mot ! Est-ce bien écrit ? Te fait-il sourire ?  Te procure-t-il du plaisir  ? Te parait-il ennuyeux ?

Casanova - Vas-y, dépêche-toi, le temps presse ! Je te dirai cela à ta prochaine visite!

Carlus- Prochaine visite ??? Quand ouvriront-ils à nouveau les portes de ta geôle aux visiteurs ?

Casanova - Dans 15.000 ans...

Carlus- dans 15.000 ans !?? Mais je serai...

Casanova - Oui, tu seras ici ! Et nous aurons l'éternité pour en parler tranquillement, mon cher ! Et je te promets d'être sincère ! Allez, maintenant, va-t'en, dépêche-toi, ils vont fermer les portes ! 

 

Casanova, Alzheimer et moi

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