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Pauvre Europe

Publié le par Carlus

Pauvre Europe

Ron Muek 

Le monde l'a longtemps considéré comme étant agressif et violent. Et c'est vrai que c'était encore le cas il n'y a pas si longtemps que cela. Guère plus que les autres, certes, mais il l'a été ! On dit aussi qu'il pourrait bien avoir changé. Ca se vérifie depuis quelque temps. Il aimerait bien qu'on lui accorde le bénéfice du doute.

On l'accuse d'avoir utilisé sa force pour dominer, exploiter et finalement nier l'humanité des autres.  Il y a du vrai dans tout cela, oui c'est vrai. Mais le doute et la contestation l'ont toujours habité. Et dans les pires moments de son existence, ceux où il avait le rôle du bourreau, le salut est venu de l'intérieur et a contribué à libérer  la victime et aussi lui-même, le bourreau. 

On lui reproche son matérialisme effréné, son manque de spiritualité et son individualisme excessif. Mais seuls ceux qui confondent religiosité et spiritualité peuvent lui reprocher cela. Sa contribution à la pensée universelle est énorme et il n'a jamais refusé les apports extérieurs dans aucun domaine.  Et l'individualisme qu'on lui reproche tant fait de lui un rebelle toujours en quête de sens ! 

Aujourd'hui, il doute et se pose des questions. Comme toujours. Il est un peu honteux des reproches qu'on lui fait. Il est parfois tenté de rester dans son coin, de se replier sur lui-même, de laisser la  recherche et la découverte aux autres et de retourner à la vie bucolique qui était la sienne à une époque où... c'était quand déjà ? il ne s'en souvient plus... à une époque qui n'a peut-être jamais existé que dans ses rêves !

 

 

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The connoisseur

Publié le par Carlus

The connoisseur

 

J'aime bien cet homme. Ben oui, la mode étant au bad boy méprisant envers les premiers de la classe, je prends le parti délibéré d'aimer les premiers de la classe (quelque soit leur âge) et de mépriser les bad boys !

Le bonhomme est de dos mais son attitude et ses vêtements disent qu'il est bourgeois, friqué, plutôt cultivé, avocat d'affaire réputé, notaire peut-être, ou alors haut fonctionnaire ou encore principal associé d'une grosse agence immobilière.  

La scène n'est pas ironique. On sent bien que le tableau ne montre pas un vieillard  ridicule totalement imperméable à l'art moderne en train de se demander "c'est quoi, cette connerie ? " . 

Le titre The connoisseur paraît pourtant suggérer le contraire (on croit entendre "ah, je vois que Monsieur est connaisseur") mais c'est un faux ami.  Wikipedia nous dit :  "En 1955, dans Meaning in the Visual Arts, Erwin Panofsky explique la différence entre un connoisseur (à ne pas confondre avec un connaisseur, en anglais - an expert) et un historien de l'art. « Le connoisseur peut être défini comme un historien de l'art laconique et l'historien de l'art, comme un connaisseur loquace"

Autrement dit, notre homme est un amateur d'art averti et introverti, un type qui aime l'art et se tient au courant mais n'en fait ni un élément de frime, ni son métier.  

Il y a deux façons de tomber dans le piège de l'art moderne : en faire son métier ou en faire un élément de look intellectuel. 

En faire son métier vous fait tomber dans le panneau des experts. Vous cessez de voir l'oeuvre pour ne voir que sa valeur. Plus précisément vous évaluez l'intérêt artistique d'une oeuvre en fonction du prix estimé par les experts. Un dessin griffonné à la va-vite par Picasso pour payer sa note d'hôtel aura une valeur financière bien supérieure à sa valeur artistique (1). Mais comment pourrions-nous, si c'est notre métier d'en vendre, d'en acheter ou d'en exposer , faire abstraction de cela  et estimer que ce gribouillis est une merde en dépit de son prix ? 

Dans l'autre cas, celui de l'amateur averti soucieux de son image d'homme cultivé, nous tombons dans le piège de l'historien de l'art et nous  nous ancrons dans la conviction qu'un vrai amateur d'art n'est que celui qui sait parler d'une oeuvre, parler des circonstances dans lesquelles elle a été créée, des détails de la vie du peintre, du courant pictural dans lequel il s'inscrivait, des peintres qui ont influencé l'artiste, en faisant totalement abstraction de ce qu'une oeuvre d'art peut avoir de "brut", d'absolu à nous proposer.

Notre "connoisseur" n'a l'air d'être ni l'un ni l'autre. Il observe en honnête homme, se dit que tout cela est très... attrayant et très déconcertant en même temps . Il fait l'analyse que cela représente un courant qui ne fera que se développer ou au contraire que c'est un "one shot" et que l'artiste passera sa vie à reproduire le même tableau à quelques variantes près. Il se demande si il aime. Mais si,  il aime ! Cette explosion de couleur a à voir avec la naissance, la vie , le big bang, la jouissance ! Bien sûr qu'il aime ! Il n'ira pas le crier sur les toits, mais il aime !

 

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(1) Et quand le directeur de l'hôtel lui demande de signer le dessin griffonné en quelques secondes, Pablo lui répond " Hé, je n'ai jamais dit que je comptais acheter votre hôtel, Monsieur !"  

Prétentieux ? peut-être pas ! 

 

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Le racisme expliqué aux racistes (et aux anti-racistes aussi)

Publié le par Carlus

Ce qu'il y a de terrifiant dans le racisme, c'est son caractère complètement irrationnel.  Les antiracistes se disent peut-être que quand ils auront bien expliqué aux blancs et aux noirs qu'ils sont égaux, le problème sera réglé ! Ben non, car le problème, par nature, échappe à tout raisonnement et à toute rationalité quand on est plongé dedans ! Le racisme, c'est de "l'intime convition" et collective en plus, jamais du raisonnement ! Ce n'est que de l'extérieur qu'on s'aperçoit que c'est absurde ! Démonstration par l'image !

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Hutus et Tootsies

Le racisme expliqué aux cons

 

Regardez bien cette affiche d'une campagne de réconciliation entre Hutus et Tootsie au Rwanda.  La campagne a pour objectif d'expliquer aux communautés respectives de ces deux hommes qu'ils sont égaux et frères.  Vous, vous l'auriez deviné tout seul ? Hé bien pas eux !  Pour eux, ils sont de "races" différentes et se sont entretués pour ça.   

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Race aryenne

La race aryenne dans la propagande nazie est représentée comme ça :

Le racisme expliqué aux cons

Tous blonds aux yeux bleus ! Pas une exception ! Il n'y a pas de bruns aux yeux noirs dans la race supérieure ! 

A quoi ressemblent les promoteurs de cette idéologie ?

En voici un, Goebbels 

Le racisme expliqué aux cons

 

En voici un autre (aux yeux bridés),  Himmler 

Le racisme expliqué aux cons

 

En voici un troisième Rudolph Hess

Le racisme expliqué aux cons

Comment tous ces gens ont pu adhérer au mythe de la race supérieure du grand blond aux yeux bleus sans jamais se dire un jour en se regardant dans le miroir " ah merde, je n'en fais pas partie..." ? C'est le mystère infini du racisme. 

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Irlandais contre irlandais

Je ne sais pas si on peut parler de racisme dans ce cas mais il s'agissait de haine et de violence d'un côté, de mépris et de volonté de soumettre de l'autre, bref ça y ressemblait quand même beaucoup 

 Voici la photo des deux négociateurs

Le racisme expliqué aux racistes

Qui est le catholique et qui est le protestant ? Aucune idée, mais une chose est sûre :  ils se détestent et se méprisent ! Allez comprendre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les mots : association de malfaiteurs

Publié le par Carlus

Il y a quelques années, on a remplacé le mot "inculpé" par l'expression "mis en examen".  C'était pour accentuer la présomption d'innocence, l'étymologie du mot inculpé renvoyant à "culpa" (faute) ce qui était certainement  insupportable pour la majorité des Français.

En même temps (ou peu après, je ne sais plus) on en a profité pour renommer un certain nombre de délits. Et la circonstance aggravante "en réunion" a été remplacée par un délit spécifique : "association de malfaiteurs" .  Qui sont les présumés malfaiteurs associés ?

Pour moi, l'expression renvoie à la mafia, au grand banditisme, aux djihadistes, bref à des entités criminelles bien organisées.  Mais non ! Elle signifie simplement " à plusieurs" et concerne donc, me semble-t-il, tous les crimes et délits commis dans notre pays, à partir du moment où les auteurs (pardon les présumés auteurs) sont au nombre de deux ou plus.

Faisons le test : en tapant dans Google Actus "association de malfaiteurs" on trouve comme personnes concernées par ce délit : 

- 15 trafiquants de drogue dans les Landes

- 9  djihadistes (pardon, présumés djihadistes !) en train de préparer des actions en Europe après une formation au Pakistan

mais aussi : 

- 10 bonnets rouges en Bretagne (pour destruction de portique)

- 1 politicien véreux et ses colistiers à Marseille (pour attribution de subvention à des fins électoralistes)

- 1 amant éconduit, aidé d'un ami, pour "tentative d'homicide involontaire" (il a tenté de tuer quelqu'un involontairement??? bref !) à Troyes

- 2 frères qui se livraient à une "escroquerie aux billets de train" à Bordeaux

Du coup, employée comme ça, l'expression commence à perdre une grande partie de sa connotation péjorative et un journal belge peut dire en parlant du musicien Dirty Deep  : " Il chante, joue de l'harmonica, de la guitare et tape sur une vieille grosse caisse : il est une association de malfaiteurs à lui tout seul."

Moi, je me contente de  prendre note des évolutions de la langue initiées par l'Académie Française,  les pouvoirs publics, le législateur, les journalistes et les "vrais gens". 

Je ne dirai plus désormais "mon fils et ses copains fument régulièrement du cannabis", mais  "mon fils et ses copains ont créé une association de malfaiteurs pour fumer du cannabis" . 

Et je préviens charitablement l'entreprise qui m'a livré un ordinateur défectueux que s'il persiste à vouloir le réparer plutôt que le changer contre un appareil neuf, je leur fous une plainte au cul  pour association de malfaiteurs, je ne vous dis que ça !

Je ne vais quand même pas me laisser emmerder par des malfaiteurs , associés de surcroît ! Non mais...!  

 

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Pourquoi tu m'as appelé "chéri" ?

Publié le par Carlus

 

A la caisse de la supérette, juste devant moi, un homme, la cinquantaine, cheveux en brosse, blouson de cuir délavé, l'air antipathique, fait la queue avec un pack de 6 bières dans chaque main . Derrière lui, un petit garçon de 5 ou 6 ans. Arrivé à la caisse, il s'adresse avec agressivité à la caissière. Elle lui répond sèchement. Le vigile s'approche. Le vieux loubard le regarde,  se calme, paie, jette un coup d'oeil sur la file d'attente derrière lui et dit au petit garçon : " Tu viens, chéri ?" et s'en va.

Le petit garçon court derrière lui : 

- Papa ?

- Oui ? qu'est-ce qu'y a encore ?

- Pourquoi tu m'as appelé "chéri" ?

 

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Mon siècle de solitude

Publié le par Carlus

Je ne sais plus qui a dit : Un grand écrivain est un type qui te raconte TON histoire en prétendant raconter la sienne. A l'occasion de la mort de Gabriel García Márquez, on peut voir dans la presse à quel point chacun a SA lecture  de "Cent ans de solitude". 

Pour ma part, dans mes souvenirs à moi, Cent ans de solitude, au moment où je l'ai lu, racontait l'histoire de ma famille. Aujourd'hui encore, tout se mélange dans ma tête entre les aventures tragi-comiques de la famille de José Arcadio Buendia et celle de mon grand-père syrien Ziki. 

Cent ans de solitude, c'est  l'histoire rêvée de ma famille, l'histoire des migrations humaines  à l'époque où elles étaient vécues comme  des aventures individuelles et des épopées familiales. L'époque rêvée  où tu partais découvrir et défricher des terres plus ou moins vierges, livré à toi-même dans un monde sans fin où les frontières étaient perméables et les routes incertaines. 

L'époque où le voyage durait des mois, voire des années, et  se faisait à pied, en train, en autobus, en bateau, puis encore à pied, en train, en autobus, en bateau.. C'était l'époque où, chaque jour, tu devais gagner de quoi continuer le voyage et où tu finissais par te fixer quelque part sur la route par lassitude ou  parce que le patron t'appréciait ou parce que sa fille t'avait souri.

L'époque où tu quittais ton pays pour fuir les persécutions religieuses, ou par révolte contre un père tyrannique ou dans l'espoir de faire fortune. Et souvent pour les trois raisons à la fois.   

Cent ans de solitude, c'est aussi l'histoire de l'implantation dans un coin de la planète de braves gens comme vous et moi. C'est l'histoire d'aventuriers pathétiques qui ont des femmes et des enfants, l'histoire de bricoleurs maladroits, de commerçants pas très doués, d'inventeurs loufoques, de femmes acariâtres et sensuelles et  d'enfants rêveurs. 

C'est l'histoire de braves gens qui croient en Dieu, au Diable, au mauvais oeil, à la magie noire, aux revenants qui viennent la nuit vous tirer par les pieds et au Saints qui exhaussent les voeux si on leur adresse des prières dédiées. Ma famille quoi ! 

C'est l'histoire de familles qui ont traversé le siècle dernier et ses horreurs. Et qui se disent que les histoires personnelles étant trop pauvres et les histoires nationales trop générales, seules les sagas familiales permettent d'expliquer les choses et valent la peine d'être racontées.

 

"ô chercheurs, ô trouveurs de raisons pour s’en aller ailleurs"  (saint John Perse) 

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Expo photo exceptionnelle

Publié le par Carlus

En collaboration avec l'Unesco ( peut-être)  et le Ministère de la culture (demande en cours) j'ai décidé à titre exceptionnel et pour une durée limitée, de livrer au grand public quelques-unes de mes œuvres photographiques

Carlus 2005-2013  Période dite "des saisons" 

Surimpression d'automne

Photos : ma collection perso

 

Monochrome d'été

Photos best of

 

Ruche au Printemps

Photos best of

 

 

 

 

 

 

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Problèmes inavouables

Publié le par Carlus

 

J'ai écouté avec tristesse Edgar Morin s'exprimer sur i-télé. Invité avec Tarik Ramadan pour parler d'un livre qu'ils ont co-écrit "Au péril des idées". 

J'ai aimé Edgar Morin et je suis triste de constater qu'il est devenu très très vieux. Plus de 90 ans, c'est vieux. Et la vieillesse est un naufrage, on le sait maintenant. Il est d'accord sur tout avec Tarik Ramadan. L'autre, avec son sourire qui parait toujours ironique, dit ce qu'il faut dire dans la France d'aujourd'hui : qu'il est pour l'égalité homme femme, et d'ailleurs, c'est ce que préconise l'Islam ; qu'il est pour la démocratie, et d'ailleurs la France a dans ce domaine de nombreux progrès à faire;  qu'il est scandalisé par le traitement fait aux Roms, et d'ailleurs ça lui rappelle les camps nazis... 

Et le vieux sociologue d'acquiescer de la tête et de développer des idées suffisamment générales pour ne pas être en contradiction avec son coauteur. En fait, il y en avait un qui parlait, Tarik Ramadan et l'autre qui le cautionnait de son autorité. 

Pauvre Edgar Morin, qui considérait naguère les religions monothéistes comme un "fléau de l'humanité", réduit aujourd'hui au rôle de faire-valoir d'un idéologue islamiste ! C'est à pleurer de rage et de tristesse. 

La gauche intellectuelle est en train de se noyer dans une espèce de prêchi-prêcha où se mêlent déni de réalité, aveuglement idéologique et angélisme béat façon "tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil". 

Le coeur de la pensée de gauche aujourd'hui semble consister à nier tout ce qui peut être désagréable ou difficile à gérer.

On est donc passé en quelques décennies de l'analyse consistant à dire que "le Front National apporte de mauvaises réponses à de vrais problèmes" à une sorte de chantage consistant à dire "si vous soulevez ce problème, c'est que vous êtes du Front National" ( insulte fréquemment adressée ces derniers temps à Finkielkraut, par exemple)

Cette gauche décrit donc de plus en plus une société qui n'a aucun problème, à part ses élites politiques, économiques et éventuellement ses policiers.

Les islamistes ne posent aucun problème et si aujourd'hui 700 jeunes Français parfois adolescents sont partis en Syrie faire le Djihad, hé bien ma foi, c'est la faute... la faute de qui ?  la faute des réseaux sociaux, tiens ! Oui , voilà , la faute des réseaux sociaux qui recrutent pour le Djihad, un point c'est tout ! 

Les camps de Roms ne posent aucun problème aux riverains. C'est par pur racisme qu'ils sont mécontents de leur présence.  Edgar Morin évoque les propos "insupportables" de Valls (qui sont, je le rappelle, que "les Roumains ont vocation à vivre en Roumanie").  Et Tarik Ramadan de confirmer qu'il s'agit bien d'un scandale !  Tous ceux qui ont visité L'Egypte ou d'autres pays du Moyen-Orient savent dans quel état de mépris et d'infériorité et de racisme institutionalisé sont tenus les gens du voyage dans ces pays.

Mais ça évidemment, il ne faut pas en parler avec l'ami Tarik ! D'abord, il est Suisse, pourquoi lui poserait-on cette question ? Et ensuite il répondrait qu'il désapprouve et que cela n'est pas conforme à l'islam ! ça ne mange pas de pain, et si en plus ça peut nous faire plaisir...!

 

Finkielkraut, autre intellectuel que j'aime, est traité depuis des semaines de partisan du Front National parce qu'il dit, en gros, que dans certaines franges de l'immigration, il y a aujourd'hui une forte résistance à l'intégration et à la culture française. Tous ceux qui sont dans la société le constatent. Le crime c'est de le dire ! Ca fait de vous un militant du Front National, carrément ! Finalement, je me trompais en parlant d'angélisme béat. Il y a aussi chez certains beaucoup d'agressivité. 

 

Je n'ai pas lu ce livre mais en écoutant parler les deux auteurs, je n'étais pas loin de penser qu'il y avait bien des idées en péril : celles de l'Edgar Morin qu'on aimait bien, celles de l'intellectuel qui exprimait une "pensée complexe" sur un ton si doux. 

 

 

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Logique politique / logique amoureuse

Publié le par Carlus

Vous pensez que la politique et l'amour obéissent à des logiques différentes ? Non, non, croyez-moi, il y a de nombreuses similitudes !

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Jalousie politique

Si l'on tient compte des abstentionnistes, la victoire du gagnant est très relative !

et jalousie d'un rival

Finalement si on tient compte de toutes les femmes avec qui ce Casanova n'a PAS couché, sa réputation de séducteur est largement surestimée.

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Promesse politique

Je procéderai à la réforme des retraites quand la situation sanitaire sera sous contrôle et la reprise économique effective.

Et promesse conjugale 

Je te promets de t'épouser, ma chérie, dès que ma situation professionnelle se sera améliorée et qu'on aura fini de payer la maison.

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Profil politique

Il est fade et loyal. Il fera un bon premier ministre

Profil amoureux

Il est gentil et amoureux. Il fera un bon mari. 

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Passation de pouvoir : discours du cocu

Publié le par Carlus

A chaque changement de gouvernement, j'écoute les discours de passation de pouvoirs des ministres et je ne peux m'empêcher de penser qu'on devrait instituer la même tradition en matière de rupture amoureuse et de cocufiage. Cela contribuerait à rendre les choses plus fluides et plus élégantes comme dans les ministères. Ca donnerait quelque chose comme ça :

 

Mon cher Bernard

Quitter un lit conjugal que l'on occupe depuis des années n'est pas chose aisée. Quand c'est à l'initiative de celle avec qui l'on partageait le lit, c'est même très difficile. Mais quand j'ai appris que c'est toi qui serais désormais en charge de la vie amoureuse et sexuelle de Nadine, c'est un sentiment de joie - et je dirais même de fierté - qui s'est emparé de moi. Qui d'autre que mon ami d'enfance, qui d'autre que celui qui fut depuis les bancs du collège mon frère et mon confident, pouvait mieux me remplacer dans le lit de celle qui fut ma petite femme adorée pendant de longues années ? Qui mieux que mon vieux pote Bebert pouvait prendre la relève sans tout remettre à plat ?

Et la relève ne sera pas bien difficile, puisque tu arrives en terrain connu.

En terrain connu, oui, puisque je t'ai souvent confié, certains soirs de beuverie, le genre d'anecdotes sur notre vie intime qu'on ne raconte qu'à un copain d'enfance. En conséquence, avant même d'entrer dans son lit, tu savais déjà qu'elle  aimait chevaucher son partenaire et détestait les bisous dans le cou. Et comme elle n'est pas du genre à prendre l'initiative ou à réclamer quoi que ce soit en la matière, ces précieuses informations t'auront épargné de nombreux mois de tâtonnement et de recherche ! Non, non ne me remercie pas, c'est normal !

En terrain connu, aussi, puisque tu n'as pas attendu, à vrai dire, la passation de pouvoir que nous effectuons aujourd'hui pour entrer dans le dossier. Certains auraient refusé, pour des raisons d'éthique, de morale ou autres fariboles de ce genre, de coucher avec la femme d'un pote. Mais toi, mon cher Bernard, mon ami fougueux, mon frère de misère,  tu as fait fi de ces scrupules d'un autre âge et tu as tenu, avec un zèle et une discrétion qui forcent l'admiration, à préparer la passation de pouvoir que nous officialisons en ce moment.

Avec, je le reconnais, un certain succès puisque quelques mois plus tard, elle m'annonçait son désir de me quitter sans toutefois évoquer à aucun moment ton nom, ce qui confirme, soit dit en passant, la délicatesse et la pudeur dont elle a toujours fait preuve à mon égard.

Voilà ! Je te laisse la place. La transition ne sera pas longue puisque ce ne sera pas un voyage en terre inconnue, si je puis dire. J’espère qu'elle te procurera autant de plaisir et de bonheur qu'elle m'en a procuré. J'espère d'ailleurs qu'elle ne s'arrêtera pas là et que tu pourras bénéficier de toute la panoplie des petites et grandes émotions que j'ai éprouvées ces dernières années avec elle, la dernière étant celle d'être cocufié par mon meilleur ami.

Je voudrais donc avant de te quitter, mon cher Bernard, te souhaiter tout le bonheur du monde, d'abord, et te rappeler encore que je suis prêt, comme dans nos jeunes années, à tout partager avec toi y compris ma chance de cocu !

 

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