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Chrétiens d'Orient

Publié le par Carlus

Ils habitent des petits villages perchés aux flancs de montagnes abruptes avec vue panoramique sur les plaines environnantes.  Question de survie, expliquent-ils. Depuis longtemps.

Ils déclarent à tout le monde qu’ils étaient là avant les autres. Mais tout le monde s’en fout. C’est vrai, quelle importance, maintenant ?

Les intellectuels issus de leur rang ont été de tous les combats contre la colonisation, contre le sionisme, pour la démocratie et pour le socialisme. Ils étaient membres fondateurs et idéologues du parti Baas, premier ministre de Sadam Hussein, grand argentier d’Hafez El Assad, chef de la diplomatie d’Hosni Moubarak.
Mais ils restent profondément méfiants envers le pouvoir politique qui les a toujours désignés comme boucs émissaires en temps de crise. 

Au Liban et en Syrie, ils se revendiquent descendants des Phéniciens, peuple de navigateurs qui parcourut le monde non pas pour le soumettre ou le coloniser mais pour y établir des comptoirs commerciaux.
Et de fait, quand ils émigrent, c’est souvent pour faire du commerce et pas pour vendre leur force de travail.

Ils ont souvent de la famille à l’étranger. Des hommes partis par vagues successives vers l'Amérique, ou le Brésil ou l'Argentine, ou le Mexique ou les îles de la Caraïbe, parfois vers l'Europe, pour fuir les persécutions religieuses… ou pour chercher fortune. L’un n’empêchant pas l’autre.

Ils ont vécu le génocide arménien comme une blessure intime et aujourd'hui encore un arménien, où qu'il soit dans le monde, est d'office leur frère.

Ils se disent plus modernes que leurs compatriotes musulmans. Et la preuve qu'ils apportent est que leurs femmes ne se cachent pas les cheveux sous un voile, sauf à l'intérieur d'une église ! Et de fait, la chevelure abondante des chrétiennes orientales est un vrai régal de beauté et de sensualité !

Ils aiment la France qui les a traités avec bienveillance pendant la colonisation, et la Russie qui a menacé à plusieurs reprises au fil des siècles d’intervenir en Turquie pour empêcher des massacres de chrétiens orthodoxes.

Ils ont le sens de la famille et aiment les beaux mariages mais sont souvent, sur la durée, des maris exécrables, autoritaires et jaloux et des épouses acariâtres et vindicatives.

Ce sont les Chrétiens d'Orient. Les miens. Si lointains et si proches à la fois.



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Larmes de bonheur

Publié le par Carlus

C'est facile de faire pleurer sur les enfants du Tiers-Monde.

Mais quand ce sont des larmes de bonheur, ça change tout ! 

Quatre minutes de pure émotion offertes par l'association 20/20/20 !

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La guerre des vierges (effarouchées)

Publié le par Carlus

Bel accord national au Parlement (ce qui est rare par les temps qui courent) pour renvoyer les fous de Dieu dans leur paradis peuplé de vierges.
Mais ça ne sert à rien. Bientôt on n'entendra plus QUE les opposants à la guerre contre l'Etat Islamique du Levant. Lesquels ?

- Tous les "patriotes" qui pensent que ça ne sert à rien d'aller si loin pour combattre les terroristes de l'EIL alors qu'ils sont plus de cinq millions dans notre pays et présents au sein même du gouvernement.

- Tous les pacifistes bêlants, les écolos barbus et le mari de Cécile, pour qui toute guerre menée par l'armée française est forcément une guerre contre le peuple français, ou une guerre coloniale, quelque soit le motif avancé.

- Tous les trotskistes, les maoïstes, les autonomes, les frontistes de gauche, les communistes et d'une façon générale tous ceux qui s'affichent "à gauche de la gauche", pour qui toute guerre menée aux côtés de l'impérialisme américain est un crime contre les peuples et les masses laborieuses.

- Toutes les belles âmes, sensibles à la misère du monde, qui crieront au génocide (suivi ou pas d'un "mort aux juifs") aux premières images de victimes que les responsables de la communication de l'EIL auront postées sur Twitter

- Tous les hommes politiques responsables courageux qui, au nom du peuple, demanderont des comptes au gouvernement au premier  soldat Français mort

- La famille du deuxième soldat mort qui portera plainte contre l'Etat-major pour négligence et mise en danger de la vie d'autrui .

- Tous ceux qui, quelque soit le sujet, ont toujours la même opinion, à savoir que "les sommes dépensées dans cette affaire auraient été mieux investies dans la lutte contre la pauvreté en France"

- Et toutes ces pauvres vierges du paradis qui finiront bien par trouver un moyen de nous contacter pour nous demander d'arrêter de leur envoyer des martyrs,  parce qu'elles sont débordées et qu'elles n'en peuvent plus.

 

 

 

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Ma berceuse préférée

Publié le par Carlus

Un des morceaux de musique les plus connus et les plus interprétés dans le monde est une berceuse toute simple.


Summertime

C'est l'été et la vie est facile
Les poissons frétillent et la récolte est bonne
Oh ton papa est riche et ta maman est belle
Alors chut, mon bébé, ne pleure pas

Un de ces jours
Tu te lèveras en chantant
Puis tu déploieras tes ailes
Et tu te réfugieras dans le ciel
Mais d'ici là
Il ne peut rien t'arriver de mal
Avec papa et maman à tes côtés

Au départ c'est extrait de l'opéra "Porgy and Bess" de Gershwin et c'est chanté comme ça :




Mais comme le thème de l'opéra en question évoque la vie des noirs Américains, les intéressés ne tardent pas à mettre le morceau à leur propre sauce musicale.

Exemple : Ella Fitzgerald et Louis Armstrong :



Quand on l'a fredonné des milliers de fois, la version de
de Nina Simone, que je qualifierais d' instrumental jazzy, remet les choses à zéro. C'est ma préférée.

Nina Simone :

 




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Sémantique ordinaire

Publié le par Carlus

Caisse d'un magasin d'habillement :

La caissière (cheveux rouge fluo et mastication ostentatoire de chewing-gum) tape le prix de l'article puis, le doigt figé au-dessus de la caisse, me demande sans me regarder :

- C'est mon collègue ou ma collègue qui vous a servi ?

- C'est votre collègue

(Elle relève la tête )
- Oui mais c'est MON collègue ou MA collègue ?

- C'est VOTRE collègue

- C'était un homme ou une femme ?

- C'était une femme

- Merci Monsieur

- De rien, Madame

Non, mais faut pas déconner, merde : pour une fois qu'un article possessif n'est pas "genré", on ne va pas s'en plaindre quand même ! Et encore, j'aurais pu lui répondre que je n'en sais rien car la personne qui m'a servi ne m'a pas précisé son genre et que je n'ai pas à présupposer le sexe d'un individu sur la seule base que cet individu possède une paire de nichons ou une barbe (voire même une paire de nichons ET une barbe !)  Non mais...!
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Nouvelle expression apparue dans la langue parlée et journalistique  qu'il faut absolument employer sous peine de paraître ringard : "On est sur" pour dire "il s'agit de"

 Exemples lus et entendus

- On est sur une très bonne nouvelle pour les gens souffrant de dents sensibles

- On est sur une politique de l'offre et c'est ça qui pose problème...

- On est sur le deuxième quinquennat  de ce président et il n'a toujours pas compris que...

Cette expression peut prêter à confusion et il vaut mieux l'éviter dans certaines situations. Ainsi  "On est sur mon épouse, je vous le rappelle !" sera avantageusement remplacée par "Il s'agit de mon épouse, je vous le rappelle" afin d'éviter toute interprétation malveillante.


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Petits entrepreneurs = esclaves ???

Publié le par Carlus


On ne sait jamais vraiment ce que l'on tient de ses parents. Parfois on croit en avoir une idée. On dit par exemple au milieu d'une conversation " Je crois que je tiens cela de mon père...!" Mais c'est toujours à propos d'un détail, d'un tic de langage ou d'un petit défaut.

L'essentiel de ce que l'on tient de ses parents ressemble beaucoup à ce que l'on croit être sa propre personnalité, celle qui est censée ne rien devoir à personne, pas même à ses propres géniteurs !
Et ce n'est que par hasard, , par exemple quand un propos généralement admis par la société vous fait bondir qu'on se pose la question "mais d'où je tiens ça ?"

Dans son discours de clôture de l'université d'été de son parti, Mélenchon qualifie les auto-entrepreneurs d'"auto-esclaves".            Pour lui, artisans et petits entrepreneurs = esclaves ! 
Et, en conséquence, salariés = hommes libres !

L'idée me fait d'autant plus bondir que je sais qu'elle est partagée (selon les sondages) par beaucoup de gens en Europe, aujourd'hui !

Je crois que je tiens de mon père, petit commerçant obstiné et travailleur, ce petit côté anarchiste de droite (Dieu, peut-être, mais Maître, jamais !) qui fait qu'on ne veut dépendre de personne, qu'on est certain de mieux y arriver tout seul, que les patrons, les associés et même les salariés sont des boulets dont il faut se débarrasser au plus vite si on veut réussir sa vie professionnelle .

L'idée derrière tout cela (idée prétentieuse et erronée, certes,  mais qui fait avancer l'entrepreneur)  est que le monde est divisé en deux catégories : les larbins et les aventuriers, ceux qui ne font que se plaindre et ceux qui agissent, ceux qui aiment obéir et ceux qui aiment commander, ceux qui veulent changer les choses et ceux qui s'en accommodent en s'en plaignant.   

Tout cela s'accompagne d'une méfiance instinctive envers les grands de ce monde, envers les hauts fonctionnaires, envers le curé et le notaire, envers tous ces gens qui bénéficient de rentes de situations confortables sans avoir trimé pour les obtenir.

Bon, ça , c'est le décor de fond. Tout cela est tempéré ensuite par les surcouches (comme on dit aujourd'hui) du respect dû aux autres, du respect de la loi, des contraintes de la vie en communauté, de la réflexion philosophique sur sa propre liberté et celles des autres...

Mais même aujourd'hui, alors que j'ai bien compris qu'il faut de tout pour faire un monde, l'idée que le statut de salarié  (mieux : de fonctionnaire !) est l'idéal absolu de la réussite professionnelle (idée partagée, selon les sondages par une majorité de jeunes aujourd'hui) est une idée qui me fait bondir.

Et je crois que je tiens ça de mon père !

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C'est moi qui te quitte !!!

Publié le par Carlus


J'ai eu la chance de ne pas connaître l'expérience terrible et humiliante d'un licenciement. Ca ne m'a pas empêché de me faire, comme tout le monde, beaucoup de cinéma dans ma tête à chaque fois qu'un chef me faisait une remarque désagréable.

"Comment ? Que dites-vous ? Vous voulez me licencier ? Va te faire foutre, connard ! C’est pas toi qui me licencies, c'est moi qui m'en vais ! Hé oui, espèce d'incompétent, je ne veux plus voir ta gueule ! Je te donne ma démission !"
Vous me croirez si vous voulez ( mais je suis sûr que me croirez) une bonne séance d'engueulade virtuelle permet ensuite de trouver plus facilement le sommeil !

De même je n'ai pas eu l'expérience de ruptures amoureuses avec menaces, insultes, bris de vaisselle et le fameux "puisque c'est comme ça, je m'en vais, je te quitte !"
Mais j'ai eu l'impression dans ma vie, et dans celles des gens autour de moi, que celui (ou celle) qui dit "je te quitte" c'est souvent celui qui avait envie de rester et qu'on a poussé dehors sans lui laisser le choix.


Aujourd'hui, à les écouter, il semblerait que Montebourg ait décidé de quitter le gouvernement, de même que Hamon et Filipetti.

C'est leur choix. C'est très courageux de leur part. S'ils changent d'avis, qu'ils n'hésitent pas à revenir, ils seront toujours les bienvenus au gouvernement !

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Mais qu'a donc fait Ingeburge à Philippe Auguste?

Publié le par Carlus


Ce jour-là, le 15 août 1193, Philippe Auguste quitte la chambre conjugale pendant la nuit de noce et décide de demander l'annulation du mariage célébré la veille. 

Personne ne saura jamais pourquoi !

L'histoire avait bien commencé pourtant : Quelques mois plus tôt, il avait décidé de se remarier afin d'avoir un deuxième fils pour assurer la continuité de la dynastie des Capétiens. Après une sélection  sévère, son choix s'était porté sur Ingeburge, fille de Valdemar 1er,  roi du Danemark.
Ingeburge avait toutes les qualités : elle était jolie, avait 18 ans, une belle dot, et ce mariage assurait à Philippe une alliance essentielle pour la sécurité du royaume de France.

Pourtant, au cours de la première nuit passée avec elle, il prend la décision irréversible de la répudier en demandant l'annulation du mariage célébré la veille. Et, en attendant, il la confine dans un couvent.

Les évêques de France acceptèrent d'annuler le mariage, mais le pape refusa. Philippe Auguste tint bon et tenta de mettre l'Eglise devant le fait accompli en se mariant avec une autre femme. Quatre Conciles furent consacrés à la question. Après le deuxième Concile, le pape excommunia Philippe Auguste et menaça d'étendre l'excommunication à tout le royaume de France. Philippe céda sur le moment mais relança quelques années plus tard la demande d'annulation.

La guérilla juridique durera 18 ans. Philippe Auguste perdra cette bataille et réintégrera finalement Ingeburge  dans son statut de reine de France. Mais pas dans son statut d'épouse : elle finira sa vie dans un couvent.

Qu'est-ce qu'elle a bien pu lui faire, grands Dieux, pour qu'en quelques instants, en pleine nuit de noces, il décide de s'en aller et de ne plus jamais la revoir sans jamais donner la moindre raison, ni à ses proches, ni à l'Eglise ? Il aurait pu la cantonner à un rôle purement protocolaire. Mais non ! Il ne voulait pas avoir d'enfant d'elle, il ne voulait même pas la toucher, même pas la voir !  La raison officielle de la demande d'annulation du mariage était la découverte d'un lointain lien de parenté entre eux et en conséquence la non-consommation du mariage. Motif, bidon évidemment, refusé par le pape ! Et puis quoi ? Il aurait découvert ce lointain lien de parenté pendant sa nuit de noces juste avant de s'allonger auprès de la jeune mariée ??? Et cette jeune mariée qui, pendant ses interminables années de couvent, ne dira jamais un mot de ce qui a pu se passer dans la chambre ce soir-là !

Les raisons de cette répulsion et de cette haine soudaine et totale d'un homme pour une femme (d'un roi pour une reine) resteront à jamais une énigme .

 

Mais qu'a donc fait Ingeburge  à Philippe Auguste?

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Mgr Ebola et ses ouailles

Publié le par Carlus

A propos du virus Ebola, il fallait bien que quelqu"un se dévoue pour sortir une deuxième énorme connerie.

La première a été celle d'un habitué de la bêtise triomphante, Jean-Marie Le Pen, suggérant que "Monseigneur Ebola" pouvait résoudre en trois mois le problème de la surpopulation des peuples du Tiers-Monde qui menacent de nous envahir.

En nous épargnant donc, les virus étant censés savoir faire la différence entre un Mamadou M'bala et un Jean-Marie Le Pen...!

Mais bon, il n'a pas insisté, sa fille a démenti… passons donc !

Mais dans le camp opposé, dans le camp des gentils, il fallait bien aussi quelqu'un pour dire une sottise inverse et, en plus, sur un ton indigné !
Hé bien, oui ! Et celui qui s'y colle est : le professeur Ian Mackay, de l'université de Queensland, en Australie qui déclare à propos de l'autorisation de traitements expérimentaux par l'OMS : "Même si ces morts sont tragiques,  les êtres humains ne sont pas des cobayes" ! On applaudit bien fort !


Explication : Compte tenu que ce virus, qui fait peur à tout le monde, a déjà fait beaucoup de mort en Afrique, que les zones touchées par le virus s'étendent chaque jour un peu plus, que l'on sait que ce virus particulièrement mortifère risque de s'étendre à la planète tout entière et à provoquer une hécatombe, l'Organisation Mondiale de la Santé (l'OMS, donc) qui comprend des spécialistes de TOUS les pays a décidé d'autoriser des traitements expérimentaux. Autrement dit, d'autoriser des traitements qui n'ont pas encore été soumis à toute la procédure officielle exigée pour l'homologation des protocoles médicaux (qui durent parfois des années).

Normal, l'OMS (qui représente tous les pays du monde) tente de répondre à une urgence, tente de répondre aux appels de détresse des Africains, à l'inquiétude du reste du Monde. La décision relève du principe que quand on fuit dans la panique une maison en feu, on ne s'inquiète pas prioritairement de savoir si on bien pensé à baisser le compteur électrique et si on a mis les produits de nettoyage toxiques en lieu sûr avant de s'enfuir. 

Mais le professeur Ian Mackay n'en a rien à foutre de l'OMS, rien à foutre des experts, rien a branler de l'inquiétude des gens, rien à foutre de l'instinct de survie qui caractérise toutes les formes de vie sur terre, rien à foutre des malades qui crèvent ! Seuls lui importent les principes moraux, affichés haut et fort devant les caméras. C'est pour cela qu'il nous dit, le menton relevé et le port de tête altier !

"Même si ces morts sont tragiques, les êtres humains ne sont pas des cobayes", a déclaré le professeur Ian Mackay, de l'université de Queensland, en Australie, joint par l'AFP.

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Rêveries de candidats

Publié le par Carlus

Tous ont la certitude qu'il ne sera pas réélu, tous rêvent d'être face à lui au second tour de la prochaine présidentielle, mais tous préfèrent attendre. Attendre le petit coup de pouce du destin.

- A Marine Le Pen, il manque le petit truc qui ferait d'elle le sauveur suprême ! Le petit truc qui ferait d'elle l'homme de la situation : par exemple, une énorme flambée de violence dans les banlieues, sous la bannière noire des islamistes, aux cris de "Allah ou Akbar"  et "chiens de Français, choisissez : l'islam ou le glaive d'Allah" 
 
Ou alors
Ou alors, le virus Ebola, ramené en France non pas par un "expatrié" (cela serait moins porteur en terme d'horreur) mais par un Africain fraîchement naturalisé. L'épidémie ferait des millions de morts essentiellement chez les Français de souche (moins protégés, forcément, contre les virus africains...). Les chaînes de télé passeraient en boucle des Français agonisants, leurs familles en pleurs puis une ancienne photo du responsable africain brandissant avec un large sourire son passeport français au milieu de sa smala africaine !



Sarkozy, lui, se dit que si les Français sont convaincus qu'on ne peut pas faire pire que Hollande, ils ne sont pas encore convaincus que la droite ferait mieux.
Non non il faut attendre encore un peu  !

Ce qui serait bien, ce serait que la croissance reparte dans TOUS les pays SAUF en France, que le chômage diminue dans tous les pays sauf en France, que les impôts baissent dans tous les pays sauf en France, que la criminalité baisse dans toute l'Europe sauf en France. A coup sûr, les Français se diraient alors "ah Sarkozy, c'était le bon temps...!"


Mélenchon, lui aussi, a envie d'attendre et d'en profiter pour se reposer. Les circonstances actuelles ne sont pas favorables à la prise du pouvoir. Il connait les leçons de l'histoire : les révolutionnaires, les vrais, les estampillés Marxistes, se sont toujours emparés du pouvoir en temps de guerre, jamais parce qu'un révisionniste ou un social-traitre avait trahi la classe ouvrière.
Et les conditions d'une bonne guerre ne sont pas si éloignées que ça : en Russie, en Ukraine, au Moyen-Orient, en Afrique, en Libye... partout, ça bouge dans le monde.  Et si demain par un concours de circonstances incontrôlables, la France entrait en guerre, est-ce qu'elle confierait la direction de ses Forces armées à un "capitaine de pédalos" ? Bien sûr que Non, enfin, voyons ! Elle choisirait un chef, un vrai ! Un qui n'a pas la main qui tremble quand il s'agit de mater les récalcitrants, de mettre au pas les journaleux et de couper les têtes qui dépassent !  Un chef, quoi !!


Bayrou, lui, se dit que son appel du 18 juin a déjà été lancé : c'était, selon son entourage, le jour où il a dit que la dette publique était trop importante. Il a été, paraît-il, le premier à le dire, ce qui lui donne une légitimité pour régler ce problème.

Jusqu'ici, pour une raison inconnue, la Finance internationale nous prête à des taux très avantageux. Mais si un jour ça venait à changer, si la France se retrouvait en "défaut de paiement", c'est à lui qu'on ferait appel, puisque c'est lui qui a les solutions.
Quelles solutions ? Ben, on lui a déjà posé la question et, n'écoutant que son courage, il a répondu franchement et sans démagogie : "réduire les salaires des ministres" ! Et tant pis si ça heurte la sensibilité des Français ! Non mais !

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