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L'infidélité féminine

Publié le par Carlus

 Acte unique, scène unique

Lieu : Commission d'orientation des âmes - Séance plénière

Personnages (par ordre d'apparition) 
- le greffier, personnage insignifiant

- Méphisto, Maître des lieux et odieux personnage
- Thérèse de Lisieux, sainte 
- Christine Boutentrin, presque sainte

- Lucifer, Gardien - réceptionniste de l'Enfer
- Carlus, pauvre hère

Le greffier: La commission, réunie ce jour en séance plénière, présidée par le sieur Méphistophélès dit Méphisto, a pour objet d'examiner le recours en appel du sieur Carlus contre la décision n°666 de ladite commission de l'orienter vers l'Enfer aux fins d'expier les fautes impardonnables qu'il a commises de son vivant. En conséquence de quoi...

Méphisto : Bon, ça va, ta gueule, greffier de mes fesses! J'ai une soirée poker dans une heure, alors tu te magnes le cul, s'il te plaît ! Donne-nous les noms des membres de la commission et leur accréditation qu'on puisse commencer ! 

Le greffier : Pardon, Monseigneur... eeuuhh...Président! La commission est composée de Mesdames Thérèse de Lisieux et Christine Boutin accréditées par le très haut et très grand ci-devant...

Méphisto : et par Messaline et moi-même pour représenter les Forces du mal ! La séance est ouverte et présidée par moi-même : alors, au sujet de quoi est-ce à propos ce dont il s'agit?

Le greffier : Le sieur Carlus voudrait contester une décision de la commission, Monseigneur ! 


Méphisto : Ah oui, je sais, un chieur de première, celui-là ! Mais il me plaît bien depuis qu'il a énervé les deux poufs représentant le très honoré, très puissant et très haut branleur de l'univers ! 

Thérèse et Christine (se levant) : Oh! c'est un scandale ! Nous exigeons des excuses immédiates sinon nous quittons la commission !

Méphisto : Ok,Ok je vous présente mes excuses, Mesdames et je vous demande de vous rasseoir... lentement s'il vous plaît, car j'entends d'ici le bruit de grelot de vos boules de geisha !

Christine : ooohhh... Monsieur Méphisto... je suis outrée par votre grossièreté!

Méphisto: Bon, continuons ! je lis que le sieur Carlus a choisi de présenter lui-même sa requête en se faisant assister, au besoin, du sieur Lucifer ! Salut, Lucif ! ça boume ? la petite vierge que tu devais me préparer est prête ?  

Lucifer : Elle se languit déjà de toi, Méphi ! 

Méphisto : Parfait ! Bon, Carlus, tu as la parole et nous te serions infiniment reconnaissants de nous la faire brève, s'il te plaît !

Carlus : Merci Monsieur le président. Mesdames et Messieurs les membres de cette honorable commission, je viens aujourd'hui devant vous pour demander réparation d'une horrible injustice commise à mon endroit. Votre commission, à la suite de ce qui ne peut être qu'un terrible malentendu, a interprété un de mes propos dans un sens contraire à celui que je voulais lui donner et je...

Méphisto : Bon, c'est bien ce que je craignais, Carlus, tu ne sais pas faire court ! alors je vais le faire à ta place ! Tu as dit en gros qu'une femme qui trompe son mari est une salope alors qu' un mec qui trompe sa femme n'a rien fait de grave ! Bon, je crois que c'est une vérité de bon sens et je demande aux membres de cette vénérable commission de voter l'acquittement.

Thérèse : Oh c'est un scandale !

Christine : les flammes éternelles de l'enfer, voilà le châtiment que cela mérite !


Carlus : Non, non ! s'il vous plaît ! Je n'ai jamais dit cela ! Ce que j'ai dit est totalement différent : j'ai dit que la charge affective mise dans une relation amoureuse n'était pas toujours aussi importante chez les hommes que chez les femmes et qu'en conséquence...

Méphisto : Excuse-moi, Carlus! C'est quoi, cette histoire de charge affective ?

Carlus : Euuhh... comment dire...? C'est, en quelque sorte...

Méphisto : (se tournant vers Lucifer) Dis-moi, Lucif, la petite possède une charge affective ?

Lucifer : Mieux que ça, Méphi ! Une charge explosive ! Elle n'attend que ta mèche...!

Méphisto : Parfait ! Allez, on t'écoute, Carlus !

Carlus : Je voudrais dire au préalable que je crois que les femmes sont les égales des hommes. Je le précise notamment à l'attention des membres féminins de la commission et...

Méphisto : C'est ça ! Passe-leur de la pommade, Carlus! A leur âge, c'est indiqué !

Carlus : ...et je suis prêt, sur ce point, à passer mon âme au détecteur de mensonges!

Méphisto : C'est déjà fait, Carlus, continue !

Carlus : Mais égales ne veut pas dire identiques! Il y a un certain nombre de domaines où nos sensibilités diffèrent ! Pour prendre l'exemple de l'amour...

Méphisto : Sois clair, Carlus, c'est bien la baise que tu appelles amour, là ? Appelons une chatte une chatte !

Carlus : Euuhh... oui, si on veut ! Donc pour prendre l'exemple du sexe, les  femmes mettent souvent beaucoup de sentiment, d'affection dans une relation sexuelle même illégitime, même de courte durée.

Méphisto : OK ! Il te reste deux minutes pour présenter tes conclusions

Carlus : C'est donc pour cela, Monsieur le président, mesdames et messieurs de cette honorable commission, que j'en arrivais à la conclusion que lorsqu'une femme trompe son mari, il y a beaucoup de chances pour qu'elle ne soit plus amoureuse de lui ! Alors qu'une telle conclusion est beaucoup moins évidente pour les hommes.

Méphisto : Une minute

Carlus : Il ne s'agit pas de morale ! L'homme et la femme adultères sont aussi fautifs l'un que l'autre! je dis seulement qu'il y a plus des chances que l'une soit amoureuse de son amant que l'autre de sa maîtresse. Je ne dis donc pas qu'elles sont des salopes, ni qu'elles sont plus fautives que les hommes, je dis au contraire que la femme adultère est une femme amoureuse... amoureuse de son amant ! Et donc que l'infidélité féminine est plus fatale pour le couple légitime que celle des hommes. 

Méphisto : Merci, mon cher Carlus! Lucifer, tu as vérifié le scanner cérébral ? Il a été sincère ?

Lucifer : parfaitement sincère, Président Méphisto !

Méphisto : des remarques, Mesdames ? 

Thérèse : je voudrais dire qu’il est trop facile de trouver des différences entre les hommes et les femmes qui sont toujours à l'avantage des hommes...

Méphisto : Eh oh ! On fait la guerre, nous, pendant que vous restez planquées dans vos chaumières! Faut pas pousser, quand même ! En plus il paraît que vous jouissez dix à quinze fois plus intensément que nous !

Thérèse : ah oui, Monsieur Méphisto, la guerre, le sexe! vous ne savez faire que ça...!

Carlus : je voudrais dire, Mesdames, que je n'approuve pas cette remarque du Président...

Méphisto : Bref ! Christine, un mot avant de passer au vote? 

Christine : Non, Monsieur Méphisto, rien à ajouter à ce qu'a dit Thérèse !

Méphisto : Messaline, ton verdict ? Où est-elle, encore ? Elle dort ? Pffttt... C'est vrai qu'elle a passé sa nuit dans une orgie monstrueuse hier soir ! Si je vous disais qui j'ai vu là...! Ah ça, mon brave Carlus, elle, on ne peut pas dire qu'elle mette beaucoup de sentiments dans ses partouzes, la Messaline! 

Carlus : Les femmes comme Messaline sont rares, Président

Méphisto : Allez on vote à mains levées! Qui est d'accord pour envoyer Carlus au paradis ? Deux voix contre: celles du paradis, deux voix pour: celles de l'enfer! En cas d'égalité, la voix du président est prépondérante! Mon cher Carlus, tu vas au paradis!

Carlus : Ouf ! Merci Président

Méphisto : Oh et puis...je vais même faire mieux ! Pourquoi tu irais te faire chier là-bas, alors qu'ils ne veulent pas de toi ? Allez je suis dans un bon jour! En vertu des pouvoirs que je me suis conférés, je te renvoie sur Terre! En échange, tu m'expliqueras, avant de t'en aller, cette histoire de charge affective ! Je crois que j'ai jamais essayé ça avec une meuf !

 

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La chute de l'Empire Gaulois

Publié le par Carlus

C’est curieux quand même : il y avait sur ce territoire un peuple gaulois et il a disparu ! Je ne sais pas si ses habitants s’appelaient eux-mêmes comme ça, mais ils existaient bel et bien. Ils étaient dispersés sur un vaste  territoire, certes ! Ils passaient leurs temps à se faire la guerre, certes ! Mais ils  avaient la même langue, les mêmes dieux,  les mêmes rites religieux, les mêmes traditions culinaires,  la même façon de s’habiller, de se marier, de s’enterrer, d'agencer l'intérieur de leurs maisons… D’une façon ou  d’une autre, ils avaient conscience de constituer une entité. Ils se sont même réunis une fois pour  lutter contre l'ennemi commun.

Et puis, un jour, ils ont fini par s'unir, par devenir un seul peuple.  Sous tutelle étrangère, comme c'est souvent le cas. Ils sont devenus Gallo-Romains. Plus ou moins volontairement.  Plutôt plus que moins d'ailleurs, après avoir perdu leur guerre de libération nationale. Je ne pense pas qu’ils se  soient jamais appelés Gallo-Romains d’ailleurs. Une chose est sûre: ils ont fini par disparaître. Culturellement, je veux dire.  Les Romains n’ont pourtant jamais interdit leur  religion, n’ont jamais persécuté leurs druides, ne leur ont pas demandé de changer de nourriture, ni  interdit leurs habits. Mais ils ont disparu quand même. Pas  physiquement, non ! Disparu en tant que peuple gaulois de culture celtique, en peu de temps.  D’autres peuples sont venus plus tard  sur leur territoire. Ils se sont mélangés. Ils sont devenus Francs, du nom des nouveaux vainqueurs, puis Français. Il n’y a pas eu de  massacres de Gaulois, mais les Gaulois ont disparu. Ou plus exactement, leur âme a disparu : langue,  religions, coutumes, habillements, traditions, druides, tout a disparu en quelques siècles comme par enchantement ! Il n'en reste pour ainsi dire rien !

Dans une autre région du monde, un peuple, pas plus nombreux que les Gaulois, certainement moins d'ailleurs, avait déjà été chassé  de son territoire et s’était déjà dispersé à la surface de la terre : le peuple juif. Pendant des  millénaires, ils ont été persécutés, chassés de certains pays, cantonnés dans des ghettos. Leur religion a été interdite, leurs  pratiques culturelles stigmatisées, certaines communautés massacrées… ! Et pourtant (ou peut-être à cause de cela), eux, ils ont  continué à se sentir peuple. Aux quatre coins du monde, ils ont continué à prier, à se baptiser, à se  marier, à danser, à chanter comme des juifs parce qu’ils se sentaient juifs ! Et ils ont même fini  par retourner dans  le pays d’où ils avaient été chassés plusieurs millénaires auparavant par…  je ne sais plus… des Babyloniens, des Mésopotamiens ou des Assyriens, bref, par des peuples qui n’existent plus aujourd'hui. Qui n’existent  plus culturellement, je veux dire ! remplacés ou noyés, comme les Gaulois, dans les grands bouleversements historiques,  culturels et migratoires  qui ont eu lieu au cours des siècles.

Quelles leçons tirer de cela ? Je vais vous le dire: je n’en sais fichtrement rien !  Mais j'ai des questions, si vous voulez  :

-  Lequel de ces deux peuples a eu le plus de chance ? Lequel a le mieux vécu ? Le malheur des juifs est-il compensé par la création de l'Etat d'Israël ? Autrement dit,  être (ou rester) peuple est-il un objectif absolu ? 

- Les Gaulois ont-ils gagné ou perdu au change en décidant de ne remplacer qu'un druide sur deux partant à la retraite ? Si ça se trouve, l'exception culturelle est une foutaise et il faut abandonner sa propre culture pour aller de l'avant, qui sait ?

- Et puis qui sait de quoi sera fait demain ?

- Quel Gaulois aurait osé prédire, après la victoire de César, que  l'immense Empire Romain serait battu quelques siècles plus tard par quelques hordes de barbares incultes ?

- Quel Romain  aurait osé parier, au début de notre ère, que la religion des esclaves de Rome deviendrait, quelques siècles plus tard,  celle des grands Empires d'Europe ?

Le paradoxe suprême étant qu'aujourd'hui, les nations pratiquant la religion des esclaves romains sont dans la situation de Rome à son apogée : puissantes, cultivées, arrogantes et blasées ; alors que  la foi inébranlable qui déplace les montagnes a le visage hideux de barbus sanguinaires qui rétablissent immédiatement l'esclavage dans les territoires qu'ils contrôlent.

 

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Chrétiens d'Orient

Publié le par Carlus

Ils habitent des petits villages perchés aux flancs de montagnes abruptes avec vue panoramique sur les plaines environnantes.  Question de survie, expliquent-ils. Depuis longtemps.

Ils déclarent à tout le monde qu’ils étaient là avant les autres. Mais tout le monde s’en fout. C’est vrai, quelle importance, maintenant ?

Les intellectuels issus de leur rang ont été de tous les combats contre la colonisation, contre le sionisme, pour la démocratie et pour le socialisme. Ils étaient membres fondateurs et idéologues du parti Baas, premier ministre de Sadam Hussein, grand argentier d’Hafez El Assad, chef de la diplomatie d’Hosni Moubarak.
Mais ils restent profondément méfiants envers le pouvoir politique qui les a toujours désignés comme boucs émissaires en temps de crise. 

Au Liban et en Syrie, ils se revendiquent descendants des Phéniciens, peuple de navigateurs qui parcourut le monde non pas pour le soumettre ou le coloniser mais pour y établir des comptoirs commerciaux.
Et de fait, quand ils émigrent, c’est souvent pour faire du commerce et pas pour vendre leur force de travail.

Ils ont souvent de la famille à l’étranger. Des hommes partis par vagues successives vers l'Amérique, ou le Brésil ou l'Argentine, ou le Mexique ou les îles de la Caraïbe, parfois vers l'Europe, pour fuir les persécutions religieuses… ou pour chercher fortune. L’un n’empêchant pas l’autre.

Ils ont vécu le génocide arménien comme une blessure intime et aujourd'hui encore un arménien, où qu'il soit dans le monde, est d'office leur frère.

Ils se disent plus modernes que leurs compatriotes musulmans. Et la preuve qu'ils apportent est que leurs femmes ne se cachent pas les cheveux sous un voile, sauf à l'intérieur d'une église ! Et de fait, la chevelure abondante des chrétiennes orientales est un vrai régal de beauté et de sensualité !

Ils aiment la France qui les a traités avec bienveillance pendant la colonisation, et la Russie qui a menacé à plusieurs reprises au fil des siècles d’intervenir en Turquie pour empêcher des massacres de chrétiens orthodoxes.

Ils ont le sens de la famille et aiment les beaux mariages mais sont souvent, sur la durée, des maris exécrables, autoritaires et jaloux et des épouses acariâtres et vindicatives.

Ce sont les Chrétiens d'Orient. Les miens. Si lointains et si proches à la fois.



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Larmes de bonheur

Publié le par Carlus

C'est facile de faire pleurer sur les enfants du Tiers-Monde.

Mais quand ce sont des larmes de bonheur, ça change tout ! 

Quatre minutes de pure émotion offertes par l'association 20/20/20 !

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La guerre des vierges (effarouchées)

Publié le par Carlus

Bel accord national au Parlement (ce qui est rare par les temps qui courent) pour renvoyer les fous de Dieu dans leur paradis peuplé de vierges.
Mais ça ne sert à rien. Bientôt on n'entendra plus QUE les opposants à la guerre contre l'Etat Islamique du Levant. Lesquels ?

- Tous les "patriotes" qui pensent que ça ne sert à rien d'aller si loin pour combattre les terroristes de l'EIL alors qu'ils sont plus de cinq millions dans notre pays et présents au sein même du gouvernement.

- Tous les pacifistes bêlants, les écolos barbus et le mari de Cécile, pour qui toute guerre menée par l'armée française est forcément une guerre contre le peuple français, ou une guerre coloniale, quelque soit le motif avancé.

- Tous les trotskistes, les maoïstes, les autonomes, les frontistes de gauche, les communistes et d'une façon générale tous ceux qui s'affichent "à gauche de la gauche", pour qui toute guerre menée aux côtés de l'impérialisme américain est un crime contre les peuples et les masses laborieuses.

- Toutes les belles âmes, sensibles à la misère du monde, qui crieront au génocide (suivi ou pas d'un "mort aux juifs") aux premières images de victimes que les responsables de la communication de l'EIL auront postées sur Twitter

- Tous les hommes politiques responsables courageux qui, au nom du peuple, demanderont des comptes au gouvernement au premier  soldat Français mort

- La famille du deuxième soldat mort qui portera plainte contre l'Etat-major pour négligence et mise en danger de la vie d'autrui .

- Tous ceux qui, quelque soit le sujet, ont toujours la même opinion, à savoir que "les sommes dépensées dans cette affaire auraient été mieux investies dans la lutte contre la pauvreté en France"

- Et toutes ces pauvres vierges du paradis qui finiront bien par trouver un moyen de nous contacter pour nous demander d'arrêter de leur envoyer des martyrs,  parce qu'elles sont débordées et qu'elles n'en peuvent plus.

 

 

 

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Ma berceuse préférée

Publié le par Carlus

Un des morceaux de musique les plus connus et les plus interprétés dans le monde est une berceuse toute simple.


Summertime

C'est l'été et la vie est facile
Les poissons frétillent et la récolte est bonne
Oh ton papa est riche et ta maman est belle
Alors chut, mon bébé, ne pleure pas

Un de ces jours
Tu te lèveras en chantant
Puis tu déploieras tes ailes
Et tu te réfugieras dans le ciel
Mais d'ici là
Il ne peut rien t'arriver de mal
Avec papa et maman à tes côtés

Au départ c'est extrait de l'opéra "Porgy and Bess" de Gershwin et c'est chanté comme ça :




Mais comme le thème de l'opéra en question évoque la vie des noirs Américains, les intéressés ne tardent pas à mettre le morceau à leur propre sauce musicale.

Exemple : Ella Fitzgerald et Louis Armstrong :



Quand on l'a fredonné des milliers de fois, la version de
de Nina Simone, que je qualifierais d' instrumental jazzy, remet les choses à zéro. C'est ma préférée.

Nina Simone :

 




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Sémantique ordinaire

Publié le par Carlus

Caisse d'un magasin d'habillement :

La caissière (cheveux rouge fluo et mastication ostentatoire de chewing-gum) tape le prix de l'article puis, le doigt figé au-dessus de la caisse, me demande sans me regarder :

- C'est mon collègue ou ma collègue qui vous a servi ?

- C'est votre collègue

(Elle relève la tête )
- Oui mais c'est MON collègue ou MA collègue ?

- C'est VOTRE collègue

- C'était un homme ou une femme ?

- C'était une femme

- Merci Monsieur

- De rien, Madame

Non, mais faut pas déconner, merde : pour une fois qu'un article possessif n'est pas "genré", on ne va pas s'en plaindre quand même ! Et encore, j'aurais pu lui répondre que je n'en sais rien car la personne qui m'a servi ne m'a pas précisé son genre et que je n'ai pas à présupposer le sexe d'un individu sur la seule base que cet individu possède une paire de nichons ou une barbe (voire même une paire de nichons ET une barbe !)  Non mais...!
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Nouvelle expression apparue dans la langue parlée et journalistique  qu'il faut absolument employer sous peine de paraître ringard : "On est sur" pour dire "il s'agit de"

 Exemples lus et entendus

- On est sur une très bonne nouvelle pour les gens souffrant de dents sensibles

- On est sur une politique de l'offre et c'est ça qui pose problème...

- On est sur le deuxième quinquennat  de ce président et il n'a toujours pas compris que...

Cette expression peut prêter à confusion et il vaut mieux l'éviter dans certaines situations. Ainsi  "On est sur mon épouse, je vous le rappelle !" sera avantageusement remplacée par "Il s'agit de mon épouse, je vous le rappelle" afin d'éviter toute interprétation malveillante.


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Petits entrepreneurs = esclaves ???

Publié le par Carlus


On ne sait jamais vraiment ce que l'on tient de ses parents. Parfois on croit en avoir une idée. On dit par exemple au milieu d'une conversation " Je crois que je tiens cela de mon père...!" Mais c'est toujours à propos d'un détail, d'un tic de langage ou d'un petit défaut.

L'essentiel de ce que l'on tient de ses parents ressemble beaucoup à ce que l'on croit être sa propre personnalité, celle qui est censée ne rien devoir à personne, pas même à ses propres géniteurs !
Et ce n'est que par hasard, , par exemple quand un propos généralement admis par la société vous fait bondir qu'on se pose la question "mais d'où je tiens ça ?"

Dans son discours de clôture de l'université d'été de son parti, Mélenchon qualifie les auto-entrepreneurs d'"auto-esclaves".            Pour lui, artisans et petits entrepreneurs = esclaves ! 
Et, en conséquence, salariés = hommes libres !

L'idée me fait d'autant plus bondir que je sais qu'elle est partagée (selon les sondages) par beaucoup de gens en Europe, aujourd'hui !

Je crois que je tiens de mon père, petit commerçant obstiné et travailleur, ce petit côté anarchiste de droite (Dieu, peut-être, mais Maître, jamais !) qui fait qu'on ne veut dépendre de personne, qu'on est certain de mieux y arriver tout seul, que les patrons, les associés et même les salariés sont des boulets dont il faut se débarrasser au plus vite si on veut réussir sa vie professionnelle .

L'idée derrière tout cela (idée prétentieuse et erronée, certes,  mais qui fait avancer l'entrepreneur)  est que le monde est divisé en deux catégories : les larbins et les aventuriers, ceux qui ne font que se plaindre et ceux qui agissent, ceux qui aiment obéir et ceux qui aiment commander, ceux qui veulent changer les choses et ceux qui s'en accommodent en s'en plaignant.   

Tout cela s'accompagne d'une méfiance instinctive envers les grands de ce monde, envers les hauts fonctionnaires, envers le curé et le notaire, envers tous ces gens qui bénéficient de rentes de situations confortables sans avoir trimé pour les obtenir.

Bon, ça , c'est le décor de fond. Tout cela est tempéré ensuite par les surcouches (comme on dit aujourd'hui) du respect dû aux autres, du respect de la loi, des contraintes de la vie en communauté, de la réflexion philosophique sur sa propre liberté et celles des autres...

Mais même aujourd'hui, alors que j'ai bien compris qu'il faut de tout pour faire un monde, l'idée que le statut de salarié  (mieux : de fonctionnaire !) est l'idéal absolu de la réussite professionnelle (idée partagée, selon les sondages par une majorité de jeunes aujourd'hui) est une idée qui me fait bondir.

Et je crois que je tiens ça de mon père !

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C'est moi qui te quitte !!!

Publié le par Carlus


J'ai eu la chance de ne pas connaître l'expérience terrible et humiliante d'un licenciement. Ca ne m'a pas empêché de me faire, comme tout le monde, beaucoup de cinéma dans ma tête à chaque fois qu'un chef me faisait une remarque désagréable.

"Comment ? Que dites-vous ? Vous voulez me licencier ? Va te faire foutre, connard ! C’est pas toi qui me licencies, c'est moi qui m'en vais ! Hé oui, espèce d'incompétent, je ne veux plus voir ta gueule ! Je te donne ma démission !"
Vous me croirez si vous voulez ( mais je suis sûr que me croirez) une bonne séance d'engueulade virtuelle permet ensuite de trouver plus facilement le sommeil !

De même je n'ai pas eu l'expérience de ruptures amoureuses avec menaces, insultes, bris de vaisselle et le fameux "puisque c'est comme ça, je m'en vais, je te quitte !"
Mais j'ai eu l'impression dans ma vie, et dans celles des gens autour de moi, que celui (ou celle) qui dit "je te quitte" c'est souvent celui qui avait envie de rester et qu'on a poussé dehors sans lui laisser le choix.


Aujourd'hui, à les écouter, il semblerait que Montebourg ait décidé de quitter le gouvernement, de même que Hamon et Filipetti.

C'est leur choix. C'est très courageux de leur part. S'ils changent d'avis, qu'ils n'hésitent pas à revenir, ils seront toujours les bienvenus au gouvernement !

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Mais qu'a donc fait Ingeburge à Philippe Auguste?

Publié le par Carlus


Ce jour-là, le 15 août 1193, Philippe Auguste quitte la chambre conjugale pendant la nuit de noce et décide de demander l'annulation du mariage célébré la veille. 

Personne ne saura jamais pourquoi !

L'histoire avait bien commencé pourtant : Quelques mois plus tôt, il avait décidé de se remarier afin d'avoir un deuxième fils pour assurer la continuité de la dynastie des Capétiens. Après une sélection  sévère, son choix s'était porté sur Ingeburge, fille de Valdemar 1er,  roi du Danemark.
Ingeburge avait toutes les qualités : elle était jolie, avait 18 ans, une belle dot, et ce mariage assurait à Philippe une alliance essentielle pour la sécurité du royaume de France.

Pourtant, au cours de la première nuit passée avec elle, il prend la décision irréversible de la répudier en demandant l'annulation du mariage célébré la veille. Et, en attendant, il la confine dans un couvent.

Les évêques de France acceptèrent d'annuler le mariage, mais le pape refusa. Philippe Auguste tint bon et tenta de mettre l'Eglise devant le fait accompli en se mariant avec une autre femme. Quatre Conciles furent consacrés à la question. Après le deuxième Concile, le pape excommunia Philippe Auguste et menaça d'étendre l'excommunication à tout le royaume de France. Philippe céda sur le moment mais relança quelques années plus tard la demande d'annulation.

La guérilla juridique durera 18 ans. Philippe Auguste perdra cette bataille et réintégrera finalement Ingeburge  dans son statut de reine de France. Mais pas dans son statut d'épouse : elle finira sa vie dans un couvent.

Qu'est-ce qu'elle a bien pu lui faire, grands Dieux, pour qu'en quelques instants, en pleine nuit de noces, il décide de s'en aller et de ne plus jamais la revoir sans jamais donner la moindre raison, ni à ses proches, ni à l'Eglise ? Il aurait pu la cantonner à un rôle purement protocolaire. Mais non ! Il ne voulait pas avoir d'enfant d'elle, il ne voulait même pas la toucher, même pas la voir !  La raison officielle de la demande d'annulation du mariage était la découverte d'un lointain lien de parenté entre eux et en conséquence la non-consommation du mariage. Motif, bidon évidemment, refusé par le pape ! Et puis quoi ? Il aurait découvert ce lointain lien de parenté pendant sa nuit de noces juste avant de s'allonger auprès de la jeune mariée ??? Et cette jeune mariée qui, pendant ses interminables années de couvent, ne dira jamais un mot de ce qui a pu se passer dans la chambre ce soir-là !

Les raisons de cette répulsion et de cette haine soudaine et totale d'un homme pour une femme (d'un roi pour une reine) resteront à jamais une énigme .

 

Mais qu'a donc fait Ingeburge  à Philippe Auguste?

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